Tunisie : Qu’est-ce qu’un imposteur ?
Et moi qui croyais que :
- les saisies d’El Maoukef avaient lieu à Kuala Lumpur ;
- qu’Aymen Rezgui était tabassé en Birmanie ;
- que Mouatinoun était harcelé en Malaisie ;
- et qu’Ettarik El Jadid était saisi à Madagascar.
J’avais tout faux !
Même Borhane Bsaies n’est ni Malais, ni Malgache,
juste un imposteur Tunisien.
Astrubal, le 14 novembre 2007
http://astrubal.nawaat.org













Astrubal,
Ces deux messieurs ont été nuls et poutant ils se sont pris pour des champions de la rhétorique.
leurs discours sont restés les mêmes: creux, sonnant faux et le pire est qu’ils le savent.
Ils ont façonné leurs discours en fonction d’une opposition qui a été dans le temps mal inspirée.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
Astrubal est un fin technicien de la politique et de la rhétorique.
Face à lui, ces deux messieurs ne font pas le poids.
Ils ont manqué d’imagination et de conviction.
Ces deux journalistes en mal d’arguments nouveaux, ont manqué de tout pour convaincre, ils mentent et ils le savent.
Ils desservent les causes qu’ils prétendent défendre.
La médiocrit de leur prestation devrait les priver de leurs primes de rendement.
MOMO
Comment by MOMO | November 14, 2007
Bonjour Momo,
En toute franchise, je me suis fait violence pour ne pas faire accompagner la vidéo d’un texte contenant mes réactions. Je me suis restreint à reproduire les quatre phrases qui figurent dans la vidéo.
Car justement, dans le cas présent, nous ne sommes même plus dans la rhétorique. Nous sommes tout simplement dans le mensonge et les impostures bêtes et méchantes.
Comment qualifier l’auteur des propos qui vous dit, « el 3aïn fil 3aïn », que la presse est libre en Tunisie et que les médias de l’opposition exercent leur activité en toute liberté ?
De même, comment qualifier l’auteur des propos qui vous dit qu’en 20 ans, le régime de Ben Ali n’a jamais suspendu une publication !? Alors que, dès le début, dès la période 1988-1991, avec les saisies, les suspensions administratives, les suspensions judiciaires et les condamnations aux lourdes amendes (1), tour à tour, de nombreux journaux indépendants disparaissent. Les difficultés financières induites par ces mesures (2) étaient telles, que les journaux des partis politiques comme « El Fajr », « El Badil » , « El Watan », « El Mawqaf », « El Mostaqbal », « Ettarik El Jadid » et « El Wahda » sans compter les journaux indépendants cessent de paraître dès le mois d’avril 1991 (3). Le pluralisme d’expression fut littéralement muselé dès l’aube du 7-novembre. Et ce type, ce Borhane Bsaïes, « el 3aïn fil 3aïn » et avec une « rok3a » et un aplomb invraisemblable, vient nous apprendre que, de tout cela, il n’en est rien. Ce n’est que le reflet d’une pathologie (la nôtre) mentale … Quel connard (4)!?
J’arrête là … vaut mieux … tout en disant que tous ces escrocs doivent à présent réaliser que ce qu’ils disent ou écrivent en vue de plaire à leur maître, ne s’adressent plus simplement aux Marzouki, Chabbi, Jribi, Hammami, Ghannouch, etc., mais également à de simples citoyens qui perçoivent leurs propos comme étant insupportables. Et qu’ils l’admettent ou pas, il n’ont qu’à aller se ballader sur les supports et blogs de ces citoyens ordinaires mais libres pour voir à quel point ils sont pris pour ce quils sont … c-à-d des connards (4).
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1 - Cf. le recensement de tous ces cas ( entre 1990 et 1991 ) par Larbi Chouikha, Kamel Labidi et Hassen Jouini : « État de la liberté de la presse en Tunisie de janvier 1990 à mai 1991 » . Pages 95 à 101. in L’information au Maghreb. Collectif, sous la direction de Wolfgang S. Freud. Tunis, Cérès Productions, 1992, p. 94 à 106.
2 - Cf. Moncef Ben M’rad : « “ Réalités ”. Éditer un magazine hebdomadaire en Tunisie : Contraintes et ouvertures. ( situation fin 1988 ) ». In L’information au Maghreb. Op. cit., p. 62 à 70.
3 - Cf. Larbi Chouikha, Kamel Labidi et Hassen Jouini : Op. cit., p. 101 à 104.
4 - Conard selon Le Robert : “Vulg. et méprisant Imbécile, crétin.”
Comment by astrubal | November 14, 2007