1er Juillet 2008, journée pour la liberté d’expression en Tunisie

Cliquer pour élargir

L’Université de Washington vient de publier une étude portant, entre autres, sur la nature du contenu du blogging dans les pays à forte majorité musulmane. Cette étude dresse par ailleurs le tableau peu glorieux des persécutions des blogueurs dans ces différents pays.
Voici l’objet de cette recherche universitaire telle que définie par ces auteurs :
“The World Information Access 2008 Report presents important trends in the distribution of information and communication technologies around the world.
The 200 WIA Report explores information access by looking at trends in the blogger arrests worldwide, diversity in the ownership of media assets in the 15 largest media markets in the Muslim world, and the ideological diversity of political content online in 74 countries with large Muslim populations.
We sometimes work with data that has been collected by international agencies, but more often our tables and graphics are based on original data collection efforts.”
Howard, Philip N, and World Information Access Project. World Information Access Report - 2008. 3. Seattle: University of Washington, 2008.
La recherche semble intéressante et mérite, pour tout chercheur qui travaille sur le sujet, d’être consultée. Voici quelques graphiques extraits du « Briefing Booklet » mis en ligne sur le site du WIA Report.

“An overwhelming number of the political parties online were secular and represented the diverse ideological spectrum of political parties found in many other countries around the world. This year the sample includes 74 nations with significant Muslim populations. Political parties are assessed for the volume of content they have online and how internally complex they are. These results are summarized by political ideology, but further analysis and raw data can be found at wiareport.org.”
Ces deux graphiques semblent particulièrement intéressants tant ils prennent le contrepied du sensationnalisme racoleur d’un certain journalisme qui n’hésite pas à dépeindre les pays à forte majorité musulmane comme sombrant dans le radicalisme musulman. Ces deux graphiques rejoignent par ailleurs les tendances relevées par la recherche de D. Mogahed et J L. Esposito publiée sous le titre “Who Speaks For Islam? What a Billion Muslims Really Think“.


Blogger Arrests Around the World Unfortunately, one way to assess the political importance of blogging around the world is through the growing number of blogger arrests. Since 2003, 64 citizens unaffiliated with news organizations have been arrested for their blogging activities.
The topics of these blog posts vary, as do the kind of criminal charges and punishments handed down. Altogether 940 months of jail time has been served by bloggers around the world. China, Egypt and Iran account for more than half of all the arrests since 2003.
Over the last five years, the average prison time for “citizen journalists” was fifteen months.
These bloggers expose bureaucratic corruption or human rights abuses and express opinions about political figures and public policy options. They post reports and photos from social protests. They write about political artwork, or share images and texts that some feel violate cultural norms.
A noter dans ce dernier graphique, la Tunisie se retrouve à côté de la Chine dans la catégorie des “bleus”, sans jeu de mots.
Astrubal, le 17 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
No comments yet.
Comme indiqué dans le communiqué de cet après-midi, on a voulu réduire Nawaat au silence. Sous le pseudo de l’assaillant Pe.tro.vski, les supports de Nawaat ont été littéralement saccagés, y compris leurs bases de données. Le blog de Nawaat, celui de Sami, le mien ainsi que les bases de données d’agrégation utilisées par le Hub 2.0 ont été mis en pièce.
Etait-ce un de ces hackeurs isolé et non moins frustré par manque de reconnaissance qui s’est attaqué à Nawaat ou les officines du régime ?
Ce qui est certain, c’est que la/les personnes qui ont porté cette attaque l’ont faite d’une façon concomitante sur plusieurs serveurs. Les données de Nawaat ainsi que les blogs de ses administrateurs sont répartis en effet sur plusieurs endroits. L’attaque a porté en deux temps. D’abord, il y a eu les défacements avec une première perte de données. Ensuite, quelques heures après, une seconde attaque a porté sur les bases de données.
Il est à noter que du fait que nous avions les interfaces d’administration sous les yeux lorsque nous étions encore en train d’évaluer les dégâts de la première vague, voilà que nous assistions en direct à la seconde en observant la destruction une à une des bases de données. A ce moment précis, j’étais en contact direct via Skype avec Malek et Sami et lequel Sami observait également en direct le saccage de Fikra. Pendant quelques instants, c’était carrément devenu un jeu du « chat et la souris ».
Rien à dire, nous avons effectivement passé un sale quart d’heure. Rarement j’avais autant hurlé, surtout en assistant, en direct, à la destruction des basés de données les unes après les autres.
Depuis l’attaque de Yezzi.org qui nous a fait énormément de mal (nous sommes encore en train de reconstituer les données) nous sommes devenus plus vigilants quant à notre capacité à reconstituer les pertes après une attaque. Nawaat, ainsi que nos blogs sont ce soir en ligne. La restauration laisse souvent sur le carreau quelques bribes, en l’occurrence les dernières données qui n’ont pas vécu jusqu’à la prochaine sauvegarde incrémentale. Les derniers commentaires y compris celui d’encouragement de notre ami Azerus ont fait partie de ces bribes non sauvegardées. Mais, pas grave, car on va quand même les restaurer, car sauvegardés ailleurs : ).
Enfin, il faut rappeler que depuis quelque temps, jamais les militants tunisiens n’ont subi autant d’attaques tant sur leurs supports de diffusions online que sur leurs mails. Pour ce dernier type d’attaque, nous sommes en plein dans le crime organisé et qualifié comme tel par la loi tunisienne. Il s’agit, en effet, ni plus ni moins que de la violation systématique des réseaux informatiques et du secret de la correspondance. Si pour les attaques des sites et blogs, les auteurs demeurent difficilement identifiables, celles des boîtes mail, par leur caractère systématique, ne peuvent être imputées qu’à une organisation criminelle qui a le bras assez long pour prendre le contrôle des serveurs mails. D’où d’ailleurs la nécessite pour toutes les victimes de ces agressions de se réunir afin de rassembler et recouper les preuves en vue d’un dépôt de plainte contre X. La plainte, à court terme, n’aboutira sûrement pas, si tant est qu’elle soit enrôlée. En revanche, d’une part, à moyen et à long terme les choses sont susceptibles de changer, et, d’autre part, le meilleur moyen de lutter contre de telles agressions, c’est aussi par le fait de rassembler les preuves afin de les mettre à la disposition du public par leur dénonciation à grande échelle.
Astrubal, le 16 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
Tags :attaque informatique nawaat piratage Tunisie
No comments yet.
Il y a d’un coté cette couverture des dernières actualités si douloureuses de la Tunisie par Canal du Dialogue et de l’autre, le gros titre d’aujourd’hui « Au cœur de l’actualité : Un havre de paix, de prospérité, de liberté et de progrès pour tous » par Mouldi M’Barek.
Parce que ces deux sources s’opposent si radicalement quant à la présentation de la situation actuelle qui prévaut dans notre pays, je ne peux que conclure que l’une des deux incarne l’image la plus méprisable de ce que peut représenter un certain « journalisme ».
Inutile d’en dire plus, je préfère juste reproduire un extrait de la «Déclaration des devoirs et des droits des journalistes» de Munich adoptée par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) au Congrès d’Istanbul en 1972.
Déclaration des devoirs Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche et le commentaire des événements sont :
1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.
2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue : ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.
5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.
6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.
8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste, et n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.
10. Refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus : reconnaissant le droit en vigueur en chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière professionnelle, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre
Astrubal, le 12 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
No comments yet.
D’abord notons-le, tous ceux qui attendaient des annonces de nouveautés pour Léopard sont restés sur leur faim durant cette WWDC 2008. L’IPhone a tout monopolisé. Ni Jobs, ni Bertrand Serlet, Senior Vice Président en charge du développement d’OS X, n’ont donné de quoi satisfaire les aficionados concernant le nouveau cru annoncé de « Snow Leopard ».

Il n’y en a eu que pour l’IPhone. Le blockbuster d’Apple part dans sa mouture 2.0 à l’assaut du monde géographique et surtout de celui de l’entreprise. Les nouveautés, outre le GPS et la 3G, sont surtout axées sur le push, la sécurité et le VPN.


Appuyé par des outils de développement (SDK) de pointe qui ont déjà séduit des dizaines de milliers de développeurs, le rouleau compresseur, non pas tant de l’IPhone, mais surtout de sa plateforme semble en position de faire beaucoup de mal à la concurrence. En effet, passé les « waow » de l’annonce de la technologie « multitouch » lors du lancement de la bête l’année dernière, Apple cherche à présent à consolider un écosystème dont il sera, dans un avenir proche, relativement difficile de s’en passer. Tout est fait pour que le développement de l’ecosystème IPhone demeure intimement lié à Apple par le biais de l’Itunes store. Ce dernier sert de pierre angulaire à la distribution de toutes les applications IPhone. Et le modèle de distribution a de quoi séduire les développeurs.
Le support de très nombreuses langues a été rajouté. Hélas, l’arabe ne fait pas partie des heureuses élues.

Avec une nouvelle baisse du prix qui ramène le ticket d’entrée à cet écosystème à 199$, Cupertino entame une commercialisation dans 70 pays (la Tunisie, pour l’instant, n’y figure pas officiellement). Mais nul doute que même dans les pays ou le joujou d’Apple n’est pas officiellement distribué, déjà présent via le marché « gris », il deviendra encore plus facile à acquérir. Chose, du reste, qui nous encourage davantage à Nawaat, à concrétiser un projet dédié à la plateforme Iphone. Mais, chuut chaque chose en son temps

Astrubal, le 10 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
No comments yet.
في ظرف أسبوع دمّر موقعي أربعة مرات . ما أن يعود حتى يتعرض لهجوم جديد من طرف القراصنة
وهذا اليوم أصبح النقر على عنوانه لا يعطي إلا صفحة بيضاء بدل الصفحات السابقة التي كانت تتبجح بأنه وقع السطو عليه.
كل هذا بالطبع متزامن مع حملة بوليس الانترنات التونسي على الصناديق الالكترونية وفي إطار سعيه المتواصل لخنق كل الأصوات الحرة خاصة في هذه المرحلة التاريخية من الوطن والشعب يتحرك أخيرا ويمارس حقه في المقاومة المدنية السلمية بعد أن انتهت معارضة نطالب ونشارك للاحتجاج.
هذا الإصرار على منع موقعي من الوجود لا يواجه إلا بإصرار مماثل على وجوده بل وعلى توسيع دائرة خطابه الداعي للمقاومة المدنية والقطع مع الدكتاتورية ورفض أي شرعية لها أو توهم إصلاحها
و السعي الحثيث لاجتثاثها وبناء دولة ديمقراطية على أنقاضها ومجتمع تعددي مفتوح على قيم حقوق الإنسان ومحافظ على مكونات هويتنا العربية الإسلامية ومتشبع بقيمها الخالدة .
إن معركة وجود هذا الموقع ، مثل بقية المعارك على فضاء الانترنت هي جزء من حرب اتخذت اليوم أكثر من مستوى لم يعهد من قبل ويجب أن يخسرها العدوّ الاستبدادي ..تماما كما خسر معركة الفاكس يوم كان إرسال فاكس وتلقيه يتطلب الاستظهار ببطاقة التعريف … تماما كما خسر معركة الهوائيات وتذكرون قانونه السخيف سنة 1996 بتجريم وتغريم مالكيها وكيف تجاهل الشعب هذا القانون ودخلت الجزيرة كل بيت . بنفس الكيفية المخزية يجب أن يفقد حرب الانترنات ومعركة هذا الموقع.
هذا يتطلب أن يهب لمساعدتي على إعادة الموقع وتحصينه خيرة خبراء الإعلامية التوانسة و العرب . للدكتاتور مرتزقة وضعوا علمهم في خدمة عصابة تسوم خسفا شعبهم ، لكنني على ثقة أنه يوجد من بين خبراء الانترتات من لا يبيعون ضميرهم ومن سيتطوعون للدفاع عن هذا الموقع لأنه لا يدافع منذ وجد إلا عن كرامتهم وحقوقهم .
وفي آخر الأمر ، بما أن النظام أشهر علينا الحرب في الفضاء الافتراضي فلا مانع من أن نكيل له الصاع صاعين . نعم لماذا لا يهاجم ” متظاهرون” افتراضيون حواسيب العدو الاستبدادي ويدمروا مواقعه.
وفي الانتظار فإنني أطلب حق اللجوء في كل المواقع التي تقبل بأن تفتح فضائها مؤقتا لكتاباتي وهل من رسالة أحسن لزبانية الاستبداد أن حركة التحرّر واحدة وستخترع وسائل الدفاع عن نفسها ووسائل جديدة للهجوم على من يهاجمها .
شكرا على توزيع هذه الرسالة على أوسع نطاق
www.moncefmarzouki.net
Tags :asile médias Moncef Marzouki piratage répression Tunisie
No comments yet.
Juste un commentaire avant de reproduire le communiqué : Pour rappel et à titre de comparaison : en mai 1968, malgré tout le désordre qui prit d’assaut les rues de la capitale française, pas une seule victime n’est tombée. Et aujourd’hui, 40 ans après, tout le monde rend hommage à ce préfet de la République, Maurice Grimaud, qui a fait ce qu’il a pu pour maintenir l’ordre. Et s’il n’y a eu aucun mort, c’est parce que l’un des principes fondateurs des Républiques démocratiques, celui de l’usage proportionné de la force, fut respecté. On ne canarde pas les citoyens pour disperser une foule, ni les abat pour empêcher - et à supposer que cela soit vrai- qu’un cocktail Molotov soit lancé.
En Tunisie, encore un mort qui vient de tomber dans l’indifférence généralisée des médias officiels. Tout au plus, la TAP (sûrement contrainte par l’AFP) vient de sortir un bref communiqué. Selon une « fumeuse » source anonyme, on reconnaît la mort de ce tunisien abattu par les forces de l’ordre. La même source indique que « malgré les mises en garde lancées, conformément à la loi, par les forces de l’ordre, les éléments perturbateurs n’ont pas obtempéré, obligeant les forces de sécurité à intervenir. Ces évènements, précise le communiqué, ont entraîné la mort d’un élément perturbateur. Cinq autres ont été blessés ainsi que trois agents de l’ordre. »
La Presse de Tunisie a repris ce communiqué pour le reléguer tout en bas de la page de l’actualité politique (ici le fac-similé). Sur la Une rien. Ou, plutôt, comme d’habitude, tout va bien grâce à la litanie des directives « dans tous les domaines » et de toutes sortes. Pour le reste rien, nos compatriotes se font canarder et ni le président de la République, ni le premier ministre, ni le ministre de l’intérieur n’ont jugé nécessaire de s’adresser à la nation pour s’expliquer. On ne se dérange pas pour des culs-terreux qui revendiquent. On les canarde. Ce n’est pas un Tunisien qui vient d’être abattu par les forces de l’ordre, mais un élément perturbateur qui a été éliminé. Tout est dit dans le communique de cette «source officielle» et non moins lâche, tant elle est anonyme !
Astrubal, le 7 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
Précisions d’une source officielle au sujet des actes de violence survenus à RedeyefTunis 6 juin 2008 (TAP)- Une source officielle a publié, vendredi, le communiqué suivant au sujet des actes de violence survenus dans la région de Redeyef (gouvernorat de Gafsa).
“Des actes de violence ont été commis par certains individus dans la région de Redeyef (gouvernorat de Gafsa).
Ces actes ont fait l’objet d’une surveillance de la part des forces de sécurité pour contrer tous débordements éventuels.
Des informations sont parvenues, vendredi, aux autorités que des éléments étaient en train de fabriquer des cocktails molotov en vue de les utiliser dans des actes de vandalisme, ce qui a imposé l’intervention des forces de sécurité qui ont essuyé des jets de ces engins incendiaires.
Malgré les mises en garde lancées, conformément à la loi, par les forces de l’ordre, les éléments perturbateurs n’ont pas obtempéré, obligeant les forces de sécurité à intervenir.
Ces évènements ont entraîné la mort d’un élément perturbateur. Cinq autres ont été blessés ainsi que trois agents de l’ordre.
Le procureur de la République de Gafsa a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire pour déterminer les circonstances de ces événements et délimiter les responsabilités”.
Tags :bavure La presse médias répression redeyef TAP
No comments yet.

En passant ce matin sur le site de la Presse de Tunisie pour découvrir les dernières perles du « journalisme tunisien », je tombe sur cet article ci-bas. Lequel article, et nul n’est obligé de me croire, m’a fait éprouvé, pour la première fois de la peine pour Ben Ali. Oui, oui, je l’avoue, sans la moindre torture, ni pression : Aujourd’hui j’ai éprouvé de la peine pour Ben Ali tant sa presse est devenue pathétique. Ce n’est plus de la langue de bois ; c’est du sabotage de régime par un crétinisme sans équivalent sur la planète. Jugez-en :
- « Une approche [de Ben Ali] qui considère la communication comme étant l’un des droits fondamentaux de l’Homme. » Quelle fantastique découverte !
- « Le pari fait par le Président Ben Ali sur le droit du citoyen à une information libre et honnête et qui soit le reflet de ses préoccupations » . Tiens donc ! Y en a t-il qui doute par hasard des préoccupations du prince !
- « [félicitations pour] sa décision avant-gardiste de séparer la radio et la télévision, qui n’a pas manqué de donner une nouvelle impulsion à la scène médiatique dans le pays. »
- « Les participants à la conférence ont, en conclusion, réaffirmé leur adhésion totale aux choix judicieux du Président de la République » et l’invite à … et pati et patata… tout le monde connaît la musique.
Quelle bande « d’ingrats » qui osent lancer un tel affront au président qui n’a de cesse de dire que «l’information» est sinistrée en Tunisie… que lorsqu’il ouvre un journal, c’est pareil pour tous les autres etc. Et voilà que tous ce beau monde, à commencer par le crétin de service qui a rédigé la dépêche, traite notre président de menteur. Ne vous ai-je pas dit que ce n’est plus de la langue de bois, c’est du sabotage de régime !
Astrubal, le 6 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
Annexe:
Tags :ben ali democracy La presse langue de bois liberté de la presse liberté dexpression médiasLa Presse de Tunisie du 6 juin 2008
Message au Chef de l’Etat des participants à la conférence internationale sur le thème «Réinventer la radio»
Hommage au Président Ben Ali pour les mesures visant à conforter la position de la Tunisie dans l’espace mondialisé de la communication• Engagement à concrétiser le pari sur le droit du citoyen à une information libre et honnête
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu des participants à la conférence internationale sur le thème “Réinventer la radio”, tenue les 4 et 5 juin, un message de considération et de reconnaissance pour l’attention majeure et continue qu’il ne cesse d’accorder au secteur de l’information et à tous ceux qui y travaillent, se félicitant de sa décision avant-gardiste de séparer la radio et la télévision, qui n’a pas manqué de donner une nouvelle impulsion à la scène médiatique dans le pays.
Les participants à cette conférence, organisée dans le cadre du premier festival de la Radio tunisienne, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de sa fondation et du premier anniversaire de la promulgation de la loi fixant le nouveau statut de cet établissement, saluent, dans ce message, les nombreuses initiatives et mesures prises par le Président de la République en vue de conforter la position de la Tunisie dans l’espace de la communication mondialisé.
Ils louent, dans ce contexte, l’approche pertinente initiée par le Chef de l’Etat dans ce domaine, une approche qui considère la communication comme étant l’un des droits fondamentaux de l’Homme.
Les signataires du message expriment, par ailleurs, leur engagement à concrétiser le pari fait par le Président Ben Ali sur le droit du citoyen à une information libre et honnête et qui soit le reflet de ses préoccupations, contribue à la construction de sa personnalité et affirme son identité arabo-musulmane, qui se caractérise par la modération, le dialogue et la tolérance.
Les participants à la conférence ont, en conclusion, réaffirmé leur adhésion totale aux choix judicieux du Président de la République et leur attachement à sa personne pour qu’il continue de conduire le pays sur la voie du progrès et de la prospérité.
No comments yet.

6 ans de recherche et quelques 50 000 interviews. De quoi produire une étude fort intéressante intitulée “Who Speaks For Islam? What a Billion Muslims Really Think“.
Il s’agit d’un travail publié par Dalia Mogahed et John L. Esposito sur l’Etat des opinions publiques arabes et notamment sur leurs rapports à l’anti américanisme et au terrorisme. Et parmi les éléments pertinents, les auteurs de cette recherche ont essayé de mettre en parallèle la dichotomie entre, d’une part, la réprobation morale du terrorisme en général et, d’autre part, la « rage [sic]» éprouvée à l’égard des politiques de l’administration américaine dans la région. De même, Dalia Mogahed et JL. Espositio ont cherché à démontrer que la guerre contre le terrorisme qui est en train d’être gagnée, n’est pas celle des américains, mais celle qui a lieu dans les pays musulmans par les musulmans. Dans ses interventions audio, D. Mogahed rappelle qu’elle a relevé lors de son vaste sondage d’opinion, que le sentiment antiterroriste n’a jamais été aussi important chez les musulmans.
Outre, le podcast du Mideasti.org (à ne pas confondre avec le Middle East Partnership Initiative), Je mets un extrait d’une intervention de D. Mogahed au Washington Institute au sein de laquelle elle synthétise quelques résultats de son enquête. Je laisse également celle du public, dont la malicieuse intervention de Ali Alyami du « Center for Democracy & Human Rights in Saudi Arabia » (24:30).
Ci-joint la seconde intervention audio publiée par le Mideasti.org suivie en annexe de la description du travail de l’auteur par le même centre de recherche.
Astrubal, le 5 juin 2008
http://astrubal.nawaat.org
www.nawaat.org
Annexe:
Tags :arab world democracy islamisme média monde arabe opinion publique polls publication reformism sondage Terrorisme“Who Speaks For Islam? What a Billion Muslims Really Think”
Featuring:
A Special Book Launch with Dalia Mogahed
Mar 20 2008 - 1:00pm - 3:00pm
Related ResourcesRegional Issues
US-Arab RelationsMarking the fifth anniversary of the U.S. invasion of Iraq, Middle East Institute & Foundation for Middle East Peace are honored to present Dalia Mogahed to discuss her timely new book, co-authored with John L. Esposito, “Who Speaks For Islam? What a Billion Muslims Really Think,” the result of six years of research and more than 50,000 interviews representing 1.3 billion Muslims who reside in more than 35 nations that are predominantly Muslim or have sizable Muslim populations. Gallup’s largest study of Muslim populations worldwide challenges conventional wisdom and the inevitability of a global conflict as the wars in Iraq and Afghanistan continue. Despite widespread media coverage of global terrorism from America and Europe to the Middle East and Asia, little is known about what majorities of the world’s Muslims really think and feel. What do Muslims say about violence and terrorist attacks? What do they say about democracy, women, and relations with the West? What are their values, goals, and religious beliefs? Representing more than 90% of the world’s Muslim community, “Who Speaks For Islam?” is the largest, most comprehensive study of its kind.
Ms. Mogahed is a Senior Analyst and Executive Director of the Gallup Center for Muslim Studies, a nonpartisan research center dedicated to providing data-driven analysis on the views of Muslim populations around the world. Her analysis has appeared in a number of leading publications, including the Wall Street Journal, Foreign Policy Magazine, Harvard International Review, The Journal of Middle East Policy, and many other academic and popular journals. Mogahed leads the analysis of Gallup’s unprecedented survey of more than one billion Muslims worldwide, including Muslims in the West. She also directs the Muslim-West Facts Initiative (www.muslimwestfacts.com), through which Gallup, in collaboration with The Coexist Foundation, is disseminating the findings of the Gallup World Poll to key opinion leaders in the Muslim World and the West.
A Light Lunch Will Be Served
No comments yet.
Comme indiqué dans le titre, il faut parfois savoir s’abstenir …
Astrubal, le 5 juin 2008
www.nawaat.org
No comments yet.
Juste deux mots avant de reproduire l’article de C. Rotman relatif à la décision du Tribunal de grande instance de Lille annulant un mariage entre un couple de musulmans pour cause de mensonge sur la virginité de la mariée. C’est étonnant le nombre de papiers et de commentaires que l’on croise sur ce sujet. Et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, je n’en ai pas vu un, mais alors un seul qui ait reproduit la décision des juges lillois. Pire encore, il n’y en a pas un qui ait repris textuellement le moindre “considérant” de la décision pour informer des réels enjeux de cette décision. On voit de tout : “les juges ont pensé”, “les juges ont estimé”, “les juges ont fait savoir” etc, sans que l’on sache exactement au mot près ce qu’ils ont dit. Forcement, puisque, hormis le juriste qui a commenté la décision sur le Dalloz, aucun journaliste n’a fait son boulot jusqu’au bout. Et en guise d’information, l’on se retrouve à surenchérir sur le terrain de la démagogie… Quand ce n’est pas pour annoncer: “on y est, la justice française se met à appliquer la chariâ sur le sol de la République.”
Du coup, tout le monde y perd : la sérénité de la justice, le citoyen et surtout l’éthique des choix de société que l’on désire adopter. Car contrairement aux apparences, il ne m’a pas semblé que les magistrats lillois se soient prononcés sur une question religieuse, mais bel et bien sur la question de la formation d’un contrat et ses conséquences sur sa validité ultérieure. Les commentateurs, dans leur fougue, ont eu, dans leur ensemble, la facheuse tendance à négliger que le mariage est d’abord un CONTRAT CIVIL, obeissant de ce fait aux règles relatives à la validité des consentements exprimés. Et en l’espèce, le mensonge pour ne pas compromettre ce contrat de mariage, peut-il être sanctionné par son annulation ? Peut-on mentir sur son casier judiciaire pour ne pas effrayer sa “future moitié”, sur son compte en banque, sur une maladie incurable, sur sa virginité tant du côté de l’homme que de la femme, sans que ces mensonges ne puissent ultérieurement constituer une cause d’annulation du mariage, car ayant vicié le consentement du conjoint ? Les sociétés sont en constante évolution tout comme les réponses à ces questions. Que les juges lillois aient eu tord ou raison par rapport aux attentes de la société, cela peut se discuter. En revanche, ce que je trouve non susceptible d’être discuté, c’est le flot de la démagogie des nombreux articles que j’ai parcourus concernant cette décision de justice.
Plus rien d’autre à dire ! je vous laisse avec l’article de C. Rotman de Libé, et lequel article m’a semblé, pourtant, dès plus “modérés” parmi ceux que j’ai lus:
Astrubal, le 30 mai 2008
Billet publié sur le blog de Nawaat.org
Tags :éthique charia divorce droit justice Société virginité
Charlotte Rotman, Libération du 29 mai 2008La mariée n’était pas vierge. Le mariage a été annulé. Et c’est arrivé près de chez vous. La décision a été rendue au mois d’avril par le tribunal de grande instance de Lille. Elle vient d’être commentée dans une revue juridique (1). Les juges ont pensé que le mari plaignant avait été trompé sur la virginité de sa femme, considérée en l’occurrence comme «une qualité essentielle.»
Nuit de noces. X et Y (ils veulent rester anonymes) sont des musulmans français «pas du tout extrémistes», précise l’avocat du mari. Lui est ingénieur, la trentaine. Elle était étudiante quand ils se sont rencontrés. «Elle lui a été présentée comme célibataire et chaste», note le jugement lillois. Y, elle aussi, assure à X qu’elle est pure comme il le souhaite et n’a jamais eu de relations sexuelles. C’est ce que croit toute sa famille. Le mariage se fait en grande pompe, comme il se doit. La nuit de noces, le marié découvre que son épouse a menti. Au bout de quelques heures, il débarque au milieu des invités qui sirotent un dernier jus. Il n’a pas de drap taché de sang à exhiber. Son père ramène immédiatement Y, sa belle-fille, chez ses parents. Tout le monde se sent déshonoré.
Dès le lendemain, l’époux cherche à faire annuler son mariage. Il ne s’agit pas d’une procédure de nullité absolue qui frappe les mariages blancs par exemple. Dans ces cas-là, le procureur poursuit le ou les fraudeur(s) qui ont utilisé le mariage à d’autres fins que matrimoniales. Ici, il s’agit d’une nullité relative, réclamée par celui qui s’estime victime d’une erreur. C’est une procédure rare. L’un des époux dit qu’il s’est trompé sur l’une des «qualités essentielles» de l’autre. Mais comment le prouver ?
Le problème ne s’est pas posé : la femme a très vite reconnu avoir déjà eu des rapports sexuels auparavant. «La jeune mariée avait caché la vérité, convaincue que son fiancé ne l’aurait jamais épousée s’il avait connu la réalité», note le commentateur de la publication juridique.
Le plaignant lui a donc reproché son manque de sincérité. «Il m’a expliqué qu’elle lui avait menti, se souvient son avocat Xavier Labbée. Il m’a dit :
“Je ne peux pas faire une union solide, basée sur un mensonge.”» Devant le tribunal, la jeune femme reconnut une fois de plus sa dissimulation.X, lui, voulait non seulement rompre, mais surtout effacer cette union. «Faire comme s’il n’y avait jamais rien eu.» Les juges lui ont donné raison. Ils ont estimé que le mariage avait été conclu «sous l’emprise d’une erreur objective» mais aussi qu’une telle erreur était «déterminante dans le consentement». En l’espèce, à leurs yeux, la virginité l’était.
Des jugements précédents ont déjà retenu cet article de loi (le 180 du code civil), par exemple quand un époux a ignoré que son conjoint était divorcé ou prostitué, lorsqu’il s’est trompé sur son état mental ou son aptitude à avoir des relations sexuelles normales, note la revue.
Salles d’attente. Ce jugement va-t-il servir d’instrument de menaces au service des fiancés musulmans (ou d’une autre religion prônant «le jamais avant le mariage») ? Va-t-il contribuer à remplir les salles d’attente des médecins qui pratiquent les reconstitutions d’hymen ?
Ou, dernière hypothèse plus optimiste (et plus tordue), cela va-t-il permettre à des jeunes femmes poussées par leur famille dans les bras d’un mari dont elles ne veulent pas de s’en débarrasser ?
(1) Dans le Recueil Dalloz, daté du 22 mai 2008.
No comments yet.
Je reprends ici le post de Mani l’Africain qu’il a publié sur son blog. Merci à Fatma Arabicca, sur le blog de laquelle j’ai découvert ce billet.
Mani l’Africain , Mardi 13 mai 2008
Presse tunisienne : deux poids, deux mesures
M. Mouldi M’Barek du journal La Presse a publié un article sur la mort d’un jeune immigré tunisien en France. Cette mort est condamnable et inadmissible. La lumière doit être faite dans les plus brefs délais et l’Etat français doit assumer ses responsabilités dans le cas où ses agents s’avèrent coupables du meurtre de notre concitoyen.
Mais ce que M. M’Barek oublie de dire, c’est que depuis à peine une semaine un autre Tunisien a trouvé la mort dans le gouvernorat de Gafsa, et cette fois-ci ce sont des agents de l’Etat tunisien qui sont en cause. Face au silence assourdissant de notre presse concernant ce drame, je propose de diffuser l’article qui suit qui est une parodie de l’article de M. M’Barek. J’espère que M. M’Barek ainsi que tous nos journalistes le lisent. Publiez-le dans vos blogs s’il vous plaît :
Presse tunisienne : deux poids, deux mesures
Un jeune tunisien de 26 ans, électrocuté la semaine dernière à Redayef (Gouvernorat de Gafsa, Tunisie), est mort sur-le-champ des suites de ses blessures.
Plusieurs Tunisiens ont filmé la scène et affirme avoir vu le jeune tunisien délibériment électrocuté lorsqu’il se trouvait à l’intérieur d’une centrale électrique.
Personne ne sait si les autorités judiciaires tunisiennes ont été informées. En attendant un éclairage quelconque sur l’affaire, il n’y a que des rumeurs qui circulent. Personne ne sait si le père de la victime a été ou pas contacté afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.
Toutefois, en tant que Tunisiens, mais aussi en tant que citoyens de notre village planétaire, nous avons le droit et le devoir de nous interroger sur le silence de certains journalistes, pour ne pas dire de tout le monde sur cet accident.
Que font, en effet, ces journalistes et ces «illustres» stars de la communication pour dénoncer les crimes, les bavures et toutes les injustices infligées aux citoyens ?
Pourquoi nos médias montrent-ils du doigt la moindre petite chose dès qu’il s’agit d’un drame survenu dans un autre pays et passent-ils sous silence tous les dépassements, bavures et crimes dès qu’il est question d’une responsabilité hypothétique d’un agent de l’Etat ?
Pourquoi ces journalistes se déplacent-ils très vite quand ils s’agit d’une manifestation en faveur du parti au pouvoir et refusent-ils d’aller à la rencontre de gens révoltés et désespérés ?
Faut-il uniquement s’intéresser aux télégrammes de félicitations à l’occasion d’une telle ou telle fête nationale ? Les droits des citoyens sont-ils occultés et relégués au second plan pour tranquilliser et hypnotiser le citoyen qui a opté pour le pain, la télé et le foot ?
Pourquoi certains de nos journalistes, qui pourtant n’hésitent pas à crier au scandale pour la moindre petite critique envers ceux qui nous gouvernent, refusent-ils de se manifester pour dénoncer les mauvais traitements infligés en notre propre pays à nos concitoyens ? Ont-ils peur que leurs maîtres se fâchent et revoient à la baisse leurs faveurs ?
Ceux qui ont opté pour les salons, le confort et les communiqués de presse approuvés par la TAP peuvent-ils réellement représenter des médias libres et indépendants et incarner les préoccupations et les aspirations de leur peuple, le peuple tunisien ? Produits par un puissant réseau de pistonnage et de clientélisme, ces journalistes sont à la merci de leurs maîtres qui leur dictent leurs lois pour imposer leur nouvel ordre aux Tunisiens.
Il est vrai que toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire. Toutefois, sans pour autant vouloir donner des leçons aux uns et aux autres, le journalisme libre et indépendant et la liberté d’expression sont une cause noble et précieuse pour le peuple tout entier, les utiliser pour tenter d’hypnotiser le peuple, notamment ses militants et ses élites, qui déploient d’énormes efforts pour moderniser leurs sociétés, est le moins que l’on puisse dire peu digne de la part de ceux qui prétendent défendre la noble cause de la liberté d’expression et la liberté de la presse.
La dépolitisation totale de notre espace médiatique par certains journalistes qui usent et abusent de la langue de bois, tout comme les méthodes employées par certains partis politiques lesquelles s’appuyant sur des campagnes d’allégence pour marquer leur obéissance maladive aux symboles du pouvoir, constituent une insulte grave à la noble cause de la démocratie et des libertés qui ne peuvent être décidés et réalisés que par le peuple tout entier, avec tous les hommes et toutes les femmes et au profit de tous les Tunisiens.
La destinée de notre pays est la somme de tous les engagements politiques, de toutes les convictions et de toutes les énergies.
Publié par Mani l’Africain
No comments yet.
Cette nouvelle version de mon blog est encore en cours, tous les articles n'ont pas encore été transférés ... Si des dysfonctionnements apparîssent, ils ne sont que provisoires.
Astrubal - Contact : astrubal@gmail.com

http://tunisie-harakati.mylivepage.com
Un exemple des méthodes du régime Ben Ali lorsque tout dérape et que la justice n’a plus aucune valeur.
Madame Sameh Harakati est devenue l’icône de l’injustice en Tunisie. Quelle triste titre pour une femme sans histoire !
Comment by Chistopher Stell | August 11, 2008