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	<title>Astrubal's Blog</title>
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	<description>Une voix parmi tant d'autres</description>
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		<title>«&#160;L’Islam religion d’État&#160;», disposition constitutionnelle garante du processus séculariste de la démocratie tunisienne</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2011/03/31/islam-religion-detat-disposition-constitutionnelle-garante-du-processus-seculariste-de-la-democratie-tunisienne/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 19:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Partis politiques]]></category>
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		<description><![CDATA[L'enjeu démocratique réside au niveau des mécanismes qui vont garantir les libertés fondamentales et l’État de droit. Des mécanismes pour lesquels aucune concession ne devrait être tolérée. Dès lors, la disposition constitutionnelle "Islam religion d'État" doit se juxtaposer à ces mécanismes pour les reconnaître et garantir leur compatibilité et non point pour les défaire. D'autant plus que des approches à la logique analogue ont remarquablement bien réussi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><center></p>
<div style="background-color:#F6E7CF;color:red;font-size:1.0em;margin-bottom:10px;padding-bottom:10px;padding-left:10px;padding-right:10px;padding-top:10px;text-align:center;width:600px;-moz-border-radius-bottomleft:5px;-moz-border-radius-bottomright:5px;-moz-border-radius-topleft:5px;-moz-border-radius-topright:5px;">
NOTICE<br />Automatic translations disfigure the entire content of this article. The nuance between the french concept of &#8220;Iaïcité&#8221; and &#8220;secuIarism&#8221; is totally ignored. Hence, the whole paper become meaningless when automatically translated from french to any other language.</div>
<p></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2011/03/Tunisie-Principe-Republique-550.png" alt="Principes republicains" /></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<div align="justify">
<p>Depuis le 14 janvier, les Tunisiens n’ont probablement jamais autant parlé aussi librement des rapports du religieux au politique sans craindre la répression. Depuis 52 ans, la disposition de l’article 1<sup>er</sup> de la Constitution tunisienne relative à l’Islam en tant que «&nbsp;religion d’État&nbsp;» n’a jamais fait l’objet d’autant de débats au sein des media tunisiens. Les Tunisiens passent enfin à la clarification du sens et de la portée de l’une des dispositions constitutionnelles les plus symboliques tant pour ses détracteurs que pour ses partisans.</p>
<p>A vrai dire, sur Nawaat.org, ce débat a eu lieu depuis de nombreuses années déjà. Parfois enflammé entre les tenants d’un État «&nbsp;laïc&nbsp;» -les guillemets s’imposent, j’y reviendrai- et les tenants de l’article 1<sup>er</sup> de la Constitution. Et force est de constater que par les échanges, la raison parvenait souvent à l’emporter. Ce débat, hélas ayant été de ceux non autorisés par le despotisme de Ben Ali, fut demeuré confiné aux espaces où il avait lieu.</p>
<p>Eu égard au titre qui annonce déjà le choix qui sera défendu au sein de cet essai, inutile de dire que depuis des années nous plaidons sur Nawaat le caractère impératif du maintien de l’article premier, c’est-à-dire le maintien du caractère non–laïc de la Tunisie, cependant au profit d’un État fermement sécularisé. Et comme nos lecteurs ont dû le remarquer, les pages de Nawaat ont toujours été également ouvertes y compris pour les thèses inverses.</p>
<p>L’objet de cet article est de revenir sur ce débat afin de contribuer, d’une part, à clarifier de nouveau certaines notions et à démontrer, d’autre part, les maladresses à la fois politique, institutionnelle et historique des thèses qui œuvrent pour une séparation totale entre l’État et la religion dans le contexte tunisien.</p>
<p>En effet, dans ce contexte, généralisable d’ailleurs à d’autres pays arabes, la grande erreur serait de croire qu’en évacuant la question de l’Islam de la Constitution l’on renforcerait le processus de sécularisation, et ce, via une laïcisation à la française. Or, c’est tout l’inverse qui se produirait, c’est-à-dire l’abandon de l’appareil d’État à la surenchère du religieux. Le choix devant lequel la Tunisie est confrontée est le suivant&nbsp;: Ou bien l’on se positionne dans le cadre d’un État qui s’approprie la religion tout en œuvrant à promouvoir et à garantir le processus de sécularisation, ou, inversement, on joue à l’apprenti sorcier (et non moins laïc) en offrant la meilleure passerelle pour que la religion finisse par s’approprier l’État. Et nous n’insisterons jamais assez sur le fait que la logique des rapports État/Religion, tant en Tunisie que dans le reste du monde arabe, aboutit inéluctablement à ce que l’un finisse toujours par contrôler l’autre. Et la séparation totale entre la religion et l’État, en engendrant la perte de contrôle de la religion par ledit État, conduirait à ce que les mosquées et les imams finissent par contrôler l’appareil d’État. Dans le contexte tunisien, l’article 1<sup>er</sup> incarne une garantie de la primauté du politique sur le religieux. Inversement, sa suppression mènerait à la primauté du religieux sur le politique.</p>
<p>En conservant le lien organique entre l’État et la religion pour garantir le processus de sécularisation, la Tunisie ne fera qu’imiter, à juste titre, les pays démocratiques ayant réussi leur marche vers la sécularisation. Aussi, articulerons-nous notre démonstration sur le fait que la laïcité n’est point une panacée. De nombreux exemples révèlent que le lien organique est non seulement possible au sein d’une démocratie politique, mais incarne également une condition pour garantir la viabilité de la démocratie&nbsp;<b>(I)</b>. Par ailleurs, on verra que ce qui pose problème en soi, ce n’est pas tant ce lien organique, mais les ambiguïtés dont il recèle&nbsp;<b>(II)</b> et, qu’au fond,<b> le vrai enjeu démocratique réside ailleurs, c’est-à-dire au niveau des mécanismes qui vont garantir les libertés fondamentales et l’État de droit.</b> Des mécanismes pour lesquels aucune concession ne devrait être tolérée. Dès lors, la disposition constitutionnelle &#8220;<i>Islam religion d&#8217;État</i>&#8221; doit se juxtaposer à ces mécanismes pour les reconnaître et garantir leur compatibilité et non point pour les défaire. D&#8217;autant plus que des approches à la logique analogue ont remarquablement bien réussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><big>I.— Les plus grandes démocraties de la planète n’ont jamais été laïques, mais sécularisées.</big></b></p>
<p>Pour éviter tout malentendu, il est utile de revenir sur le sens de certains termes&nbsp;(A). Ceci permettra de mieux appréhender les réussites des processus de sécularisation optant pour une démarche non-laïque&nbsp;(B)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><big><b>A.— Retour sur la définition de la laïcité et de la Sécularisation</b></big></p>
<p>La laïcité, bien qu’elle incarne un concept politique récurrent dans le monde francophone, demeure pourtant, du point de vue de son application, un phénomène exceptionnel dans le monde. La laïcité a été et demeure un exemple singulièrement français. Cette laïcité française incarne de nos jours le principal socle républicain sur lequel sont bâtis les équilibres sociaux et politiques français. Ceci, à telle enseigne, que toute atteinte à cette laïcité est susceptible de porter gravement atteinte à la démocratie française. Cette laïcité s’est historiquement imposée comme le principal mécanisme qui a permis la pacification politique du régime républicain. Loin d’être une improvisation, elle fut le produit d’un long cheminement endogène sur près d’un siècle. Depuis 1801, date du Concordat qui mit l’Église sous tutelle de l’État, ce parcours a été ponctué par de nombreuses lois, surtout sous la Troisième République, qui ont affirmé la séparation de l’Église et de l’État. Parmi ces lois mentionnons celle de Jules Ferry du 26 mars 1882, dissociant l’école publique de l’enseignement religieux&nbsp;; la loi Gobelet de 1886, portant sur la laïcité du corps enseignant des écoles publiques et, enfin, la loi du 9 décembre 1905 qui parachève au sein de son article 2 ce parcours en disposant que «&nbsp;<em>la République ne reconnaît, ni ne salarie, ni ne subventionne aucun culte</em>&nbsp;». La République, qui assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice du culte sous les seules restrictions inhérentes à l’ordre public&nbsp;<sup>(<a href="#_edn1" name="_ednref1">1</a>)</sup>. Et au-delà des textes y compris constitutionnels, ce cheminement laïc sera également renforcé par un important édifice jurisprudentiel sans cesse déterminant ses contours.</p>
<p>Dès lors et au regard de ce contexte d’origine française, nous pouvons synthétiser une définition fonctionnelle de cette laïcité comme étant&nbsp;: <b>l’absence de toute référence religieuse du sein des éléments de légitimation de l’ordre juridico‑politique, matérialisée par une séparation totale de l’église et de l’État, laquelle est assurée par une privatisation intégrale de toutes les institutions religieuses</b>&nbsp;<sup>(<a href="#_edn2" name="_ednref2">2</a>)</sup>.</p>
<p>Toute autre définition de la laïcité qui négligerait la présence ou l’absence d’un quelconque lien entre l’État et la religion, deviendrait, selon nous, inopérante. Car n’est plus à même de rendre compte de la place (ou la non–place d’ailleurs) de la religion dans les rouages institutionnels. Affirmer, par exemple, que la Turquie est un État laïc est un contre-sens. La Turquie, au regard de la définition proposée, n’a jamais été laïque. Ceci du fait de l’imbrication entre l’État et la religion au travers de l’administration de la «&nbsp;<em>DIYANET</em>&nbsp;». Cette dernière gère le corps des 70&nbsp;000 Imams. Elle contrôle leurs prêches et verse leurs salaires sur le budget du contribuable. En outre, quand l’État génère un discours religieux au sein des programmes scolaires, lequel programme fait l’objet d’enseignements religieux obligatoires dans les écoles publiques, on sort du cadre de la neutralité religieuse de l’État. La disposition constitutionnelle de l’article 2 affirmant que «&nbsp;<em>La République de Turquie est un État de droit </em>[entre autres] <em>laïque</em>&nbsp;» ne signifie plus grand–chose. Du reste, si l’on compare le degré de sécularisation de l’État turc avec celui des pays scandinaves &#8211; pourtant consacrant constitutionnellement une religion officielle d’État (<em>cf. infra</em>)- le terme laïcité se vide de son sens.</p>
<p>En revanche,&nbsp; dès que l’on sort du contexte de la séparation stricte entre la religion et l’État, il devient plus judicieux de parler, quand c’est le cas, de processus de sécularisation. C’est-à-dire de ce cheminement qui permet de libérer l’espace public de l’emprise religieuse. Ce faisant, on renforce les valeurs citoyennes qui sont, par nature,&nbsp; communes à tous les citoyens. Cette désacralisation de la sphère publique qui met en avant la culture commune citoyenne, dans le respect des croyances de chacun, devient le gage social du «&nbsp;vivre ensemble&nbsp;». La liberté de conscience comme le reste des libertés fondamentales sont destinées à acquérir une place qui surplombe, dans la sphère publique, les croyances religieuses de chacun. Du reste, le premier bénéficiaire de cette sécularisation, c’est sans doute aussi le croyant qui n’a plus à subir la pression de ceux qui désirent lui imposer sa foi. Cette rationalisation des rapports entre les citoyens tout comme des valeurs sociales communes devient la condition <i>sine qua non</i> de la viabilité du contrat social démocratique, sans lequel l’État moderne n’est qu’une illusion dans sa modernité politique.</p>
<p>Indiscutablement, la laïcité tout comme la sécularisation se recoupent pleinement au niveau de leur objectif. Mais ce qui les distingue, c’est le moyen adopté par chacune des démarches. Loin d’être un banal détail de forme, cette distinction est capitale. Si la démarche laïque opte pour une rupture totale entre l’État et la religion, le sécularisme se caractérise, en revanche, par l’affirmation de ce lien pour réussir son projet.</p>
<p>En effet, et tel que nous avons eu l’occasion souvent de le rappeler depuis près de deux décennies&nbsp;<sup>(<a href="#_edn3" name="_ednref3">3</a>)</sup>, de très nombreuses démocraties occidentales sont loin du schéma laïc. Or, une certaine «&nbsp;élite laïciste&nbsp;» tunisienne, et non moins francophone, néglige -non sans maladresse- le fait que la France est entourée d’Etats qui ne sont pas laïcs et qui ne sont pas pour autant moins démocratiques. C’est même fréquemment l’inverse. Il ne s’agit pas ici de dénigrer la laïcité française, puisque dans le contexte français nous y adhérons totalement. Il s’agit plutôt de relever que la démocratisation dans le contexte Tunisien n’a de chance de réussir, pour un pays à plus de 95% de musulmans, qu’en s’inspirant d’une façon endogène de la lucidité du modèle démocratique séculariste plutôt que laïc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><big><b>B.— Les réussites des processus de sécularisation sans la laïcité</b></big></p>
<p>Loin d’être une panacée, la laïcité a certainement réussi son pari en France, et ce, non sans avoir traversé des étapes parfois douloureuses. Cependant, d’autres démarches qui n’ont pas opté pour cette séparation totale entre la religion et l’État n’ont pas moins réussi à fonder des démocraties politiques modernes. Au sein de ces démocraties occidentales, moult dispositions constitutionnelles rattachent l’État au religieux. La Constitution irlandaise rédigée «&nbsp;<i>au nom de la Sainte Trinité dont dérive toute puissance et à qui il faut rapporter, comme à notre but suprême, toutes les actions des hommes et des États</i>&nbsp;[…]&nbsp;» précise dans son article 44 que l’Irlande «&nbsp;<i>reconnaît que l’hommage de l’adoration publique est dû au Dieu Tout–Puissant. Il révérera Son Nom&nbsp;; il respectera et honorera la religion</i>&nbsp;». La Constitution hellène dispose en son article 3 que «&nbsp;<i>la religion dominante en Grèce est celle de l’Église orthodoxe du Christ&nbsp;[…]</i>&nbsp;». Aussi, avant d’entrer en fonction, les députés prêtent–ils serment «&nbsp;<i>au nom de la Trinité Sainte consubstantielle et indivisible</i>&nbsp;[…]&nbsp;»&nbsp;(&nbsp;art.&nbsp;59&nbsp;)&nbsp;<sup>(<a href="#_edn4" name="_ednref4">4</a>)</sup>. Le Danemark proclame dans l’article 4 de sa Constitution que «&nbsp;<i>l’Église Évangélique luthérienne est l’Église nationale danoise et jouit, comme telle, du soutien de l’État</i>&nbsp;». Quant aux autres églises, elles relèvent du statut des «&nbsp;<i>Églises dissidentes</i>&nbsp;»&nbsp;<sup>(<a href="#_edn5" name="_ednref5">5</a>)</sup>. La situation est à peu près similaire en Finlande&nbsp;<sup>(<a href="#_edn6" name="_ednref6">6</a>)</sup> et en Suède&nbsp;(<i>cf. infra</i>). En Angleterre, et bien que le principe de la séparation de l’Église et de l’État soit toujours à l’ordre du jour, la confusion du pouvoir spirituel et temporel est encore de mise. La reine d’Angleterre cumule sa fonction royale avec celle de Chef de l’Église anglicane. Et à ce titre, le monarque anglais reçoit le serment d’allégeance des évêques anglicans&nbsp;<sup>(<a href="#_edn7" name="_ednref7">7</a>)</sup>. En République fédérale d’Allemagne, <span class="s3">l</span>es citoyens sont soumis à un impôt religieux dont il est très difficile de se soustraire. Enfin, du côté nord-américain, «&nbsp;<i>l’ordonnancement juridique canadien […] établit comme fondement du Canada “&nbsp;La suprématie de Dieu et la primauté du droit&nbsp;”</i>&nbsp;»&nbsp;<sup>(<a href="#_edn8" name="_ednref8">8</a>)</sup>. Aux États-Unis d’Amérique c’est la devise même de l’État fédéral qui rappelle sur chaque dollar en circulation sur la planète qu’«&nbsp;<i>en Dieu [ils] ont foi</i>&nbsp;» [<i>In God we trust</i>]&nbsp;<sup>(<a href="#_edn9" name="_ednref9">9</a>)</sup>. Et c’est sur la Bible que le président américain prête serment avant de s’installer à la Maison blanche. Mais, c’est surtout dans les textes constitutionnels des États fédérés que nous trouvons les nombreuses références à une divinité suprême. Au Massachusetts, par exemple, on lit dans le préambule de la Constitution&nbsp;: «&nbsp;<i>Nous, peuple du Massachusetts, nous reconnaissons, et nos cœurs sont pénétrés du sentiment de la plus vive gratitude, nous reconnaissons la bonté du Législateur Suprême de l’Univers, qui, par une suite de décrets de sa providence, nous procure l’occasion de […] former une Constitution</i>&nbsp;»&nbsp;; et, dans l’article trois de la Constitution, il est précisé&nbsp;: «&nbsp; […] <i>le bonheur d’un peuple, le bon ordre et la conservation du gouvernement civil dépendent essentiellement de la piété, de la Religion et des bonnes mœurs, qui ne peuvent se répandre parmi tout un peuple, que par l’institution d’un culte public de la Divinité</i> […]&nbsp;»&nbsp;<sup>(<a href="#_edn10" name="_ednref10">10</a>)</sup>.</p>
<p>Bien que les pays mentionnés ci–dessus ne soient pas des modèles parfaits de démocratie, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils comptent parmi les pays où l’on relève le moins d’entorses aux règles démocratiques. Par ailleurs, s’il ne s’agit pas de pays laïcs, au sens français du concept, nous devons admettre qu’il s’agit là, assurément, de nations qui ont atteint un <b>haut degré de sécularisation de leurs institutions</b>. En d’autres termes, <b>la reconnaissance d’un fondement religieux de l’État n’a pas représenté un obstacle à l’affranchissement du pouvoir civil de </b><span class="s3"><b>l’emprise du religieux</b>&nbsp;<sup>(<a href="#_edn11" name="_ednref11">11</a>)</sup>. Et en ce sens, d’une part, <b>les références religieuses ne confèrent plus aucun droit particulier à une autorité spirituelle d’exercer le pouvoir politique et, d’autre part, la sécrétion du droit n’est plus soumise, sous réserve des cas irlandais et grecs, aux arguments d’autorité religieuse</b>.</span> La nature institutionnelle de l’État et les caractères du droit produit conservent leur essence civile. Par ailleurs, les éléments religieux du discours de légitimation de l’ordre constitutionnel n’ont pas empêché le développement de tout un arsenal de mesures juridiques qui garantissent les libertés et droits fondamentaux des citoyens sans discrimination tenant à la religion ou à la race. Et il est indéniable que la liberté de conscience comme le reste des libertés fondamentales ont acquis une place qui surplombe, dans la sphère publique, les croyances religieuses de chacun. Ainsi, en s’appropriant la religion, on garde un contrôle plus ou moins étroit sur le champs religieux afin qu’il ne contrevienne pas au projet démocratique.</p>
<p>Et pour cause&#8230; si on examine aujourd’hui le haut du classement des pays les plus démocratiques de la planète selon le «&nbsp;Democracy Index&nbsp;» de 2010 <sup>(<a href="#_edn12" name="_ednref12">12</a>)</sup>, les quatre premières places sont occupées par des pays où la religion d’État est officiellement proclamée&nbsp;; soit&nbsp;: 1) la Norvège, 2) l&#8217;Islande, 3) le Danemark et 4) la Suède. A ce titre, l&#8217;article 2 de la Constitution norvégienne énonce que «&nbsp;<i>la religion évangélique luthérienne demeure la religion officielle de l&#8217;État</i>&nbsp;». L&#8217;article 62 de la Constitution islandaise dispose que «&nbsp;<i>l&#8217;Église évangélique luthérienne est l&#8217;Eglise d&#8217;État en Islande et, en tant que telle, elle doit être soutenue et protégée par l&#8217;État.</i>&nbsp;». L’article 4 de la Constitution danoise proclame que «&nbsp;<i>l’Église Évangélique luthérienne est l’Église nationale danoise et jouit, comme telle, du soutien de l’État</i>&nbsp;». Quant à la Suède, et malgré l&#8217;entrée en vigueur -&nbsp;le 1er janvier&nbsp;2000&nbsp;— des dispositions relatives à la séparation de l&#8217;église officielle, cette séparation demeure pourtant formelle, puisque l&#8217;Eglise de Suède continue à être subventionnée par l&#8217;État tout en bénéficiant officiellement de son soutien.</p>
<p>Par ailleurs, quand on voit la composition du parlement français, pays laïc par excellence et celle des parlements des 4 pays mentionnés,&nbsp; le moins que l’on puisse dire, c’est que la laïcité du pays classé 31<sup>e</sup> dans le même tableau n’a pas été d’un grand secours au niveau de la participation des femmes dans la vie politique. Et on peut en dire autant que ce soit pour la composition des gouvernements, des assemblées locales ou de la composition des directions des partis politiques. De même, le classement du tableau de l’indice de développement humain est tout aussi éloquent, puisque sur les 5 premières places, nous retrouvons la Norvège, l&#8217;Irlande, le Canada et l&#8217;Islande&nbsp;<sup>(<a href="#_edn13" name="_ednref13">13</a>)</sup>.</p>
<p>Eu égard aux exemples mentionnés, il est manifeste que, du point de vue du principe, religion, développement humain et démocratie ne sont pas incompatibles. Cependant, si le principe des références constitutionnelles à la religion n’est pas critiquable en soi, ce qui peut l’être, en revanche, c’est la portée ambiguë qu’il est susceptible d’avoir, <i>a fortiori</i>, lorsque le processus de sécularisation demeure encore jeune.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><big><b>II.— Une révolution démocratique, c’est aussi des remises à plat pour clarifier des ambiguïtés.</b></big></p>
<p>Dans l’introduction, la première mention du terme «&nbsp;laïc&nbsp;», le fut entre guillemets. Ces guillemets se justifiaient par le fait que pour nombre de Tunisiens, le terme laïcité est utilisé maladroitement dans le sens de la sécularisation. Hormis les tenants de la suppression de l’article 1<sup>er</sup> de la Constitution, nous avons aussi relevé lors des nos échanges avec les Tunisiens, que la plupart de ces derniers qui souhaitent une Tunisie «&nbsp;laïque&nbsp;», aspirent, en réalité, à une Tunisie sécularisée. Non sans lucidité, ils ne semblent pas souhaiter le rejet de la mention de «&nbsp;l’Islam religion d’État&nbsp;», mais désirent plutôt des garanties au niveau du processus de sécularisation dudit État, tout en levant les ambiguïtés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><big><b>A.— Les ambiguïtés et les craintes</b></big></p>
<p>En Tunisie, comme dans d’autres pays arabes, les difficultés relatives à la cohabitation entre la démocratie et la religion ont surtout été le fait de l’absence d’une portée claire des références religieuses. Contrairement aux pays occidentaux décrits plus haut, la mention de la religion officielle de l’État n’a jamais eu véritablement de contenu précis et la place que la Constitution réserve à l’Islam a toujours été difficile à interpréter&nbsp;: Est–ce un ré-enracinement de l’État dans une tradition islamique même rénovée ou s’agit–il simplement d’affirmer la fidélité symbolique de la nation à l’Islam&nbsp;?&nbsp;<sup>(<a href="#_edn14" name="_ednref14">14</a>)</sup>. Les avis ont toujours été partagés. Et faute de débat public sur cette question depuis les 50 dernières années, le consensus est demeuré illusoire. Un consensus aussi éloigné que le fut la résolution des incohérences du droit, lequel droit tantôt reconnaît la liberté de conscience, tantôt réprime l’apostasie. Par ailleurs, cette absence d’une portée claire des références religieuses, conjuguée à une orientation relativement arbitraire des politiques législatives, n’a jamais rassuré quant au champ ouvert qu’elle laissait à tous les dérapages propres aux «&nbsp;aventuriers&nbsp;», fussent–ils laïcistes ou cléricaux.</p>
<p>A cet égard, même H. Bourguiba qui fut pourtant l’un des chefs d’État arabes qui a le plus œuvré en faveur du désengagement de l’institution étatique de l’emprise religieuse, n’a pas hésité, lui aussi, à manier les symboles religieux pour raffermir l’autorité de l’État. Il n’a pas manqué, non plus, de justifier ses conceptions politiques par la tradition musulmane. Son habileté politique —ou faut‑il écrire sa maladresse— l’a même poussé, afin de disqualifier le pouvoir des <i>Uléma</i>, à couvrir le pouvoir présidentiel républicain par la théorie musulmane de droit public. Il n’a pas boudé l’idée qui tend à assimiler l’autorité du président de la République à celle de l’<i>Imam</i>. «&nbsp;<i>L’Islam </i>—se plaisait–il à affirmer— <i>est un tout où le temporel et le spirituel ne sauraient être dissociés. L’un comme l’autre sont de la compétence des chefs d’État. Les enseignements qui nous sont donnés tant par la tradition prophétique que par l’action des premiers Califes, indiquent clairement que l’Imam, ou chef suprême, est seul qualifié pour connaître des affaires de l’Islam et seul compétent pour se prononcer sur les grandes options desquelles dépendent l’invulnérabilité de l’État et le destin de l’Islam, en tant que régime politique et social</i>&nbsp;». «&nbsp;<i>Les questions relatives a l’Islam et à la vie des musulmans</i> —conclut–il— <i>ne sont donc pas du ressort exclusif des Uléma. L’Islam ne connaît pas d’église distincte de l’autorité politique</i>&nbsp;»&nbsp;<sup>(<a href="#_edn15" name="_ednref15">15</a>)</sup>.</p>
<p>Son successeur Ben&nbsp;Ali, n’a pas manqué, à peine accédant au pouvoir de multiplier les références religieuses ainsi que les actions en faveur d’une affirmation plus nette du caractère musulman de l’État tunisien&nbsp;<sup>(<a href="#_edn16" name="_ednref16">16</a>)</sup>, à commencer par l’introduction de l’appel à la prière sur les ondes de la radio et télévision nationales. Mais, sitôt son pouvoir raffermi à la tête de l’État, il deviendra le plus grand tortionnaire de l’islamisme politique tunisien. Durant ces 50 dernières années, toute l’ambiguïté a résidé dans le fait que d’un côté on prétendait désengager les structures de l’État de l’emprise religieuse et, de l’autre, on rivalisait d’ingéniosité pour octroyer une base religieuse de légitimation, à la fois, à l’État et à ses orientations politiques. Ce qui n’arrangeait également guère les choses, c’est que ce processus de sécularisation dépendait des caprices des gouvernants. La volonté populaire comptait pour si peu. La représentation nationale incarnée par un parlement, authentique chambre d’enregistrement, ne servait qu’à applaudir le tout et son contraire. L’absence de démocratie, bloquant l’émergence de consensus sur des questions aussi fondamentales que celle des rapports de la religion à l’État maintenait la permanence des tensions politiques tout comme la crise de l’ensemble du système juridico-politique. Une crise cristallisée par ce climat diffus que nous qualifions de «&nbsp;Syndrome du <i>Pentimento</i> Juridique&nbsp;<sup>(<a href="#_edn17" name="_ednref17">17</a>)</sup>&nbsp;». Syndrome par lequel on entend&nbsp;: <i>l’ensemble des symptômes issus de la peur inspirée par la rémanence à la fois, sociale, culturelle, idéologique et religieuse de certaines institutions traditionnelles abrogées ou réformées, d’une part, et la grande crainte, d’autre part, (justifiée par l’expérience juridique de certains pays) de les voir resurgir pour se substituer aux institutions actuelles. Et cette peur est d’autant plus forte que l’est la conscience de la cohérence fragile des fondements démocratiques des institutions d’aujourd’hui</i>.</p>
<p>Et c’est à travers cette instabilité de certaines institutions juridiques que se révèle, en Tunisie comme dans le reste du monde arabo-musulman, l’ampleur de cette crise. Un rapide panorama démontre à quel point le droit est instable. Des pans entiers de ce dernier, en rapport avec la religion, apparaissent, disparaissent, puis réapparaissent au grès des caprices des gouvernants&nbsp;<sup>(<a href="#_edn18" name="_ednref18">18</a>)</sup>. Si le droit peut être comparé à une «&nbsp;<i>toile sur laquelle d’autres peignent</i>&nbsp;», tel que le résume fort justement Yadh Ben Achour&nbsp;<sup>(<a href="#_edn19" name="_ednref19">19</a>)</sup>, alors, le droit des pays en question s’apparente à un authentique <i>pentimento</i>&nbsp;<sup>(<a href="#_edn20" name="_ednref20">20</a>)</sup> qui reflète la mauvaise qualité des matériaux et des procédés utilisés lors des recompositions successives de la toile juridique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><big><b>B.—&nbsp;14 janvier 2011, le temps pour aplanir les ambiguïtés.</b></big></p>
<p>Il est vrai, cependant, que pour le cas tunisien, cette instabilité systémique s’est plutôt limitée aux normes à incidence politique afin de neutraliser les règles démocratiques de dévolution du pouvoir et la soumission des gouvernants au contrôle politique&nbsp;<sup>(<a href="#_edn21" name="_ednref21">21</a>)</sup>. Et, manifestement, le chemin parcouru par la Tunisie en terme de processus de sécularisation entamé depuis l’autonomie interne (1955) fait, qu’aujourd’hui, ce pays est probablement le mieux outillé de la région pour réussir sa transition démocratique, dès lors que certaines ambiguïtés soient levées.</p>
<p>Aussi, quel va être le sens qu’aura le maintien probable de la mention de «&nbsp;l’Islam religion d’État&nbsp;» dans la future Constitution tunisienne&nbsp;? Encore aujourd’hui, nous doutons fort que cette mention puisse être définie précisément. En revanche, depuis le 14 janvier 2011, nous pouvons d’ores et déjà envisager ce qu’elle ne peut pas être. C’est-à-dire avoir un sens qui aille à l’encontre des motivations pour lesquelles des Tunisiens sont morts, tout comme celles des citoyens qui ont défié Ben Ali devant son ministère de l’Intérieur pour le sommer de «&nbsp;<i>dégager</i>&nbsp;». Des motivations qui se résument dans la revendication du respect de la dignité de la personne. Cette dignité non-susceptible d’être détachée du respect des libertés fondamentales et des garanties protégeant le citoyen dans un État démocratique. En somme, peu importe le sens que les uns et les autres conféreront à la disposition «&nbsp;Islam Religion d’État&nbsp;». Désormais ce qui est non négociable depuis le 14&nbsp;janvier, c’est que ce sens puisse aller à l’encontre desdites libertés. Et c’est déjà une clarification considérable. Et pour que cette avancée le demeure, les Tunisiens ne devront tolérer aucune concession sur ce terrain. Et cela, ça ne sera pas en évacuant de la Constitution la disposition qui permettra à l’État de contrôler le champ religieux, mais certainement en refondant et en reconsolidant tout l’arsenal juridique nécessaire pour garantir une démocratie sécularisée.</p>
<p>C’est à ce niveau que se révèle le grand chantier à venir. En somme, l’enjeu va se situer au niveau des mécanismes juridiques et institutionnels qui vont garantir et rendre effectif notamment&nbsp;:</p>
<p><b>1</b>&nbsp;—&nbsp;Les droits de l’Homme et les libertés fondamentales dans leur acception universelle. Et faut-il rappeler que s’arrêter pour épuiser son énergie sur le fait de vouloir supprimer la disposition « Islam Religion d’État » de la Constitution tunisienne, alors que les droits de l’Homme et les libertés fondamentales sont reconnus depuis des années en Tunisie, mais qui n’ont jamais réussi à devenir vraiment effectifs, c’est perdre le sens des priorités dans le combat démocratique. Et faut-il rappeler que la violation de ces droits n’était pas le fait de la religion, mais plutôt d’un despote, de surcroît loin d’être éclairé.</p>
<p><b>2</b>&nbsp;—&nbsp;La liberté d’expression sous toutes ses formes. <br />
Qu’elle soit assurée et il n’y aurait aucune crainte à avoir d’une quelconque religion qui submergerait la sphère publique. Les Tunisiens toléraient-ils la moindre forme de censure, ils peineront alors à reconstruire leur démocratie.</p>
<p><b>3</b>&nbsp;—&nbsp;L’égalité des droits et des chances entre les sexes. Au passage et rien qu’en lisant la liste des 24 nouveaux gouverneurs nommés par le gouvernement de transition où ne figure aucune femme, nous réalisons à quel point la Tunisie a encore du chemin à parcourir. Exciper du code du statut personnel pour clamer l’avance de la Tunisie sur le reste du monde arabe, cela reviendrait à se voiler la face pour ne pas traiter les graves carences qui demeurent.</p>
<p>Et, par-dessus tout, là où il va falloir être particulièrement vigilant, c’est au niveau de tout ce qui est de nature à altérer &nbsp;l’autonomie du législateur… altération aussi insidieuse soit-elle. De même, si l’indépendance de la justice n’est pas garantie, il ne faudrait pas s’étonner ensuite que les gardiens de nos libertés fondamentales ne soient pas en mesure de les protéger. Dans le même sens, si l’organe qui va assurer la justice constitutionnelle ne jouit pas d’une réelle indépendance, inutile non plus de se prévaloir des garanties que la Constitution, mais aussi les conventions ratifiées par la Tunisie, confèrent au citoyen.</p>
<p>On aurait tort de croire que la sécularité d’une nation démocratique se mesure à l’existence ou pas d’une disposition constitutionnelle qui lie organiquement la religion à l’État. Le critère le plus objectif pour apprécier cette sécularité (et ce, pour une nation qui reconnaît déjà les libertés fondamentales dans leur acception universelle), c’est de jauger le degré de l’accomplissement de l’État de droit. Le pouvoir judiciaire et la justice constitutionnelle en sont la clé de voûte.</p>
<p>Les spécialistes de la justice tunisienne ne me contrediront pas en affirmant que nous avons la chance en Tunisie d’avoir une magistrature estimable, laquelle a toujours été en avance sur les gouvernants, devançant même les besoins de modernité politique de la société tunisienne. Les dysfonctionnements indignes que Ben Ali a imposés à cette magistrature pour la soumettre ne doivent pas dissimuler cet atout formidable dont dispose la Tunisie pour réussir sa transition démocratique. Et pour cause, parmi les différents corps de métiers, nous n’avons pas observé un seul, depuis la chute de Ben Ali, qui soit allé aussi loin pour se purger des scories qui lui furent imposées, tout comme des indignes qui ont trahi leurs serments.</p>
<p>Outre l’appareil judiciaire et son indépendance, ce sont également toutes les autres institutions destinées à réduire cette hypertrophie si symptomatique aux exécutifs arabes. La séparation des pouvoirs, à elle seule, n’est plus suffisante à assurer une démocratie moderne et non moins sécularisée. Le rôle des hautes autorités comme celles de l’audiovisuel, de régulation de la concurrence, de contrôle du marché boursier, etc. sera capital. Négliger leurs indépendances et les mécanismes destinés à assurer leurs neutralités serait la voie la plus courte pour revenir progressivement aux pratiques bénaliennes.</p>
<p>Les enjeux de la démocratie tunisienne s’articulent autour de ces éléments là. «&nbsp;L’islam religion d’État&nbsp;» permet justement à l’État de garder le contrôle sur une lecture de l’Islam qui ne soit pas en mesure de contrarier ce projet national démocratique. Alors ne nous trompons pas de combat&nbsp;!</p>
</div>
<p></p>
<p>Riadh Guerfali (Astrubal), le jeudi 31 mars 2011<br />
Docteur en Droit Public<br />
Co-admin <a href="http://nawaat.org/">Nawaat.org</a><br />
Enseignant Universitaire, ancien avocat<br />
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<p></p>
<hr width="250" align="left" />
<p><small></p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref1" name="_edn1">(1)</a>&nbsp;— <i>Cf.</i> l’article premier de la même loi.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref2" name="_edn2">(2)</a>&nbsp;—&nbsp; Sur la notion de Laïcité <i>cf</i>.&nbsp;:<br />
—&nbsp;Jean Baubérot&nbsp;: (dir.) <i>Religions et laïcité dans l’Europe des Douze</i>. Paris, Syros, 1994.<br />
—&nbsp;Albert BAYET&nbsp;: <i>La laïcité au XX<sup>e</sup> siècle&nbsp;; pour une réconciliation française</i>. Paris, Hachette, 1958.<br />
—&nbsp;Alain Bergounioux&nbsp;: «&nbsp;La laïcité, valeur de la République&nbsp;». In Revue «&nbsp; <i>Pouvoir&nbsp;</i>» sous le titre «&nbsp; <i>La laïcité</i>&nbsp;», n°&nbsp;75, Paris, Seuil, novembre 1995, p. 17 à 26.<br />
—&nbsp;François‑Paul Blanc et Françoise Monéger&nbsp;: <i>Islam et/ou Laïcité</i>. Perpignan, C.E.R.J.A.F, 1992.<br />
—&nbsp;H.&nbsp;Bost &nbsp;: (éd.) <i>Genèse et enjeux de la laïcité</i>. Genève, Labor &amp; Fides, 1990.<br />
—&nbsp;Jean BOUSSINESQ&nbsp;: <i>La Laïcité française.</i> Paris, Seuil, coll. Points, 1994.<br />
—&nbsp;Hervé HASQUIN&nbsp;: (dir.) <i>Histoire de la laïcité, principalement en Belgique et en France</i>. Bruxelles, éd. La renaissance du livre, 1979.<br />
—&nbsp;Michel Wieviorka: «&nbsp;Laïcité et démocratie&nbsp;». In Revue «&nbsp; <i>Pouvoir&nbsp;</i>» sous le titre «&nbsp; La laïcité&nbsp;», n°&nbsp;75, Paris, Seuil, novembre 1995, p. 61 à 71.<br />
—&nbsp;Sur la portée de la notion de laïcité au travers de la jurisprudence française, <i>cf</i>.&nbsp;:<br />
—&nbsp;Yves Madiot&nbsp;: «&nbsp;<i>Le juge et la la</i>ïcité&nbsp;» . I<i>n</i> Revue «&nbsp; <i>Pouvoir&nbsp;</i>», <i>op. cit.</i>, p. 73 à 84.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref3" name="_edn3">(3)</a>&nbsp;— Entre autres <i>cf</i>. Riadh Guerfali&nbsp;: «&nbsp;<i>Les Fondements du pouvoir politique au Maghreb central entre tradition religieuse et modernité politique</i>&nbsp;», In <i>Le Chef de l’État en Afrique&#8230; Entre traditions, État de droit et transition démocratique</i>.&nbsp; Dir. F.-P. Blanc, J.-B Gaudusson, A. Fall, F. Feral. Cahiers du Centre d’Etudes et de recherches juridiques sur les Espaces Méditerranéens et Africains francophones (CERJEMAF), n°9/2001, PUP, p. 271 à 308.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref4" name="_edn4">(4)</a>&nbsp;— De même, concernant les textes religieux, la Grèce constitutionnalise leur statut inaltérable ainsi que l’interdiction de toute traduction non autorisée. À cet égard, l’article 3 de la même Constitution dispose&nbsp;: «&nbsp;<i>Le texte des Saintes-Écritures est inaltérable. Sa traduction officielle en une autre forme de langage, sans le consentement préalable de l’Église autocéphale de Constantinople, est interdite</i>&nbsp;».</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref5" name="_edn5">(5)</a>&nbsp;— Article 69 de la même Constitution.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref6" name="_edn6">(6)</a>&nbsp;— <i>Cf</i>. le «&nbsp;<i>Church Act</i>&nbsp;» de l’article 76 de la Constitution finlandaise relatif à l’Eglise officielle.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref7" name="_edn7">(7)</a>&nbsp;— <i>Cf.</i> Jean Imbert&nbsp;: «&nbsp;<i>Conférence inaugurale</i>&nbsp;». Pages 18 et 19 In <i>Constitutions et religions</i>. Rec. du Cours de l’Académie Internationale de Droit Constitutionnel, Tunis, session 1994. Presses de l’Université des Sciences Sociales de Toulouse, 1996, p. 13&nbsp;à 24.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref8" name="_edn8">(8)</a>&nbsp;— <i>Cf.</i> Jacques Zylberberg&nbsp;: «&nbsp;<i>Laïcité, connais pas&nbsp;: Allemagne, Canada, État‑Unis, Royaume Uni</i>&nbsp;». Page 44, <i>in</i> Revue «&nbsp; <i>Pouvoir&nbsp;</i>», <i>op. cit.</i>, p. 37 à 52.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref9" name="_edn9">(9)</a>&nbsp;— À propos des rapports institutionnels entre le religieux et le politique aux U.&nbsp;S.&nbsp;A voir Jacques Zylberberg&nbsp;, <i>op. cit.</i> p. 47 à 50.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref10" name="_edn10">(10)</a>&nbsp;— La version française du texte du préambule de la Constitution et de la déclaration des droits du Massachusetts&nbsp; est reprise sur Stéphane Rials in&nbsp;: <i>La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen</i>. Paris, Hachette, coll. pluriel, 1989, p. 512 à 517.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref11" name="_edn11">(11)</a> &nbsp;— Pour une approche exhaustive du concept de laïcité et les nuances qu’il comporte avec le concept de sécularisation, voir les analyses pertinentes de Franck Frégosi au sein du tome I de&nbsp;: <i>Les rapports de l’État et de la religion au Maghreb. (&nbsp;Algérie Tunisie&nbsp;). Introduction à la sécularisation des institutions dans le monde musulman</i>. Thèse dir. Bruno Étienne, I.&nbsp;E.&nbsp;P., Aix-en-Provence, 1994 (deux tomes).</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref12" name="_edn12">(12)</a>&nbsp;— Le classement «&nbsp;<i>Democracy Index</i>&nbsp;» est réalisé par «&nbsp;<i>The Economist Intelligence Unit</i>&nbsp;» dont l’autorité en la matière est largement reconnue. Ce classement&nbsp; est basé sur 60 indicateurs regroupés en cinq catégories&nbsp;: processus électoral et pluralisme politique, les libertés publiques, la bonne gouvernance, la participation politique et la culture politique.<br />
<i>Cf</i>. le dernier rapport de 2010<span class="s5"><br />
</span>http://graphics.eiu.com/PDF/Democracy_Index_2010_web.pdf</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref13" name="_edn13">(13)</a>&nbsp;— <i>Cf</i>. le classement relatif à l’indice de développement humain&nbsp; tel que défini par le Programme des Nations unies pour le développement sur <span class="s5"><br />
</span>&nbsp;http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2010_FR_Complete.pdf</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref14" name="_edn14">(14)</a>&nbsp;— Sur la question des rapports Constitution-Religion dans l’ensemble des pays musulmans, voir la contribution d’A. Amor&nbsp;: «&nbsp;Constitution et Religion dans les États musulmans&nbsp;». In <i>Constitutions et religions</i>. Presses de l’Université des Sciences Sociales de Toulouse, 1996, p. 25&nbsp;à 89.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref15" name="_edn15">(15)</a>&nbsp;— Discours du 18 septembre 1966 sous le thème «&nbsp;La Tunisie et le rapprochement islamique&nbsp;». Publication du secrétariat d’État aux affaires culturelles et à l’information, 5 octobre 1966, p. 10 et 11.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref16" name="_edn16">(16)</a>&nbsp;— <i>Cf.</i> dans le même sens Zakya Daoud&nbsp;: «&nbsp;Chronique tunisienne&nbsp;». In <i>Annuaire de l’Afrique du Nord</i>, Paris, CNRS, tome XXVIII, 1989, p. 683.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref17" name="_edn17">(17)</a>&nbsp;— <i>Cf.</i> Riadh Guerfali&nbsp;: «&nbsp;Crise du droit et éclectisme idéologique&nbsp;: Le syndrome du <i>Pentimento</i> juridique&nbsp;».&nbsp; In&nbsp; <i>L’/es islamisation/s, réel et imaginaire</i>. Dir. F.-P Blanc, &nbsp;IX<sup>e</sup> réunion des chercheurs sur le monde arabe et musulman. <i>Revue d’Histoire des Institutions Méditerranéennes</i> n&nbsp;°1, CERJEMAF/P.U.P, 1997, p.&nbsp;231 à 248.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref18" name="_edn18">(18)</a>&nbsp;— Voici quelques exemples en rapport avec le droit de la famille&nbsp;:<br />
<b>- Irak&nbsp;:</b><br />
1959, réforme du code de la famille (&nbsp;code du statut personnel&nbsp;).<br />
1963 et 1968, des restrictions sont apportées au code de 1959.<br />
1978, ces restrictions sont supprimées<br />
1991, dépénalisation du &#8221; crime d’honneur &#8221; sur la personne de la fille ou de la femme séduite.<br />
<b>- Égypte&nbsp;:</b><br />
1955, Nasser supprime les tribunaux religieux.<br />
1971, réforme constitutionnelle qui fait de la sharia une source principale de la législation.<br />
1979, Adoption d’un nouveau code de la famille plus progressiste (&nbsp;Loi Gihane&nbsp;).<br />
1985, la loi Gihane est annulée par le conseil constitutionnel.<br />
<b>- Iran&nbsp;:</b><br />
1932, adoption d’un nouveau code de la famille (&nbsp;assez progressiste pour l’époque&nbsp;).<br />
1975, adoption de la loi de protection de la famille.<br />
1983, abrogation du code de 1932 et de la loi de 1975 qui sont remplacés par un nouveau code conforme au droit religieux shiite.<br />
<b>- Pakistan&nbsp;:</b><br />
1961, adoption d’un code de la famille (&nbsp;assez progressiste&nbsp;).<br />
1984, adoption de la Sharia par plébiscite.<br />
1988, la «&nbsp;<i>Sharia Ordinance</i>&nbsp;» déroge à certaines dispositions du code de 1961 pour faciliter la polygamie.<br />
<b>- Algérie&nbsp;:</b><br />
1984, adoption du nouveau code de statut personnel qui légalise la répudiation traditionnelle qui n’existait pas dans le «&nbsp;<i>Statut franco-musulman</i>&nbsp;» de 1959.</p>
<p>Pour d’autres exemples dans le même sens voir&nbsp;:<br />
- Olivier Carre&nbsp;: <i>L’Islam laïque, ou le retour de la grande tradition</i>. Paris, A. Colin, 1993.<span class="s5"><br />
</span>- Bernard Botiveau&nbsp;: <i>Loi islamique et droit dans les sociétés arabes</i>. Paris, Karthala, 1994.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref19" name="_edn19">(19)</a>&nbsp;— Yadh Ben Achour en postface de <i>Politique religion et droit dans le monde arabe</i>. Tunis, Cérès Productions, 1992.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref20" name="_edn20">(20)</a>&nbsp;— <i>Pentimento</i>&nbsp;: mot italien signifiant «&nbsp;repentir&nbsp;», mais également dans le vocabulaire des beaux-arts, mot qui fait référence à toute toile de peinture sur laquelle, avec le temps, réapparaissent à la surface d’anciens motifs sur lesquels l’artiste a repeint.</p>
<p class="ntft"><a href="#_ednref21" name="_edn21">(21)</a>&nbsp;— <i>Cf</i>. Riadh Guerfali&nbsp;: «&nbsp;<i>La Constitution Tunisienne, charte d’un régime républicain à l’agonie</i>&nbsp;», Publié sous le pseudonyme de Chadly Ben Ahmed Al-Tûnisi In <i>Réalités Tunisiennes&nbsp;: L’État de manque&nbsp;; Politique, Economie, Société, Culture</i>. Horizons Maghrébins N° 46/2002, Presses Universitaires du Mirail, p. 27 à 37.</p>
<p></small></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Censure, Hypocrisie et Etat de droit : Lettre ouverte aux malentendants</title>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 00:19:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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Ne cherchez pas Maya Jribi, A. Brahim ou M. Ben Jaafar, ils ne sont pas sur la photo de famille&#8230;
Quant aux femmes, elles sont plutôt parquées au fond de la salle…
Image grand-angle reconstituée à partir des vidéos télédiffusées sur canal&#160;7.
Cliquer pour agrandir

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Pourquoi une lettre ouverte aux malentendants&#160;? Peut-être parce que les myopes ont déjà tellement [...]]]></description>
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<a href="http://lh6.ggpht.com/_JFWZyn-_s6Q/S-X-JqWaOiI/AAAAAAAAAR0/fvKRn_1VHgk/s1152/invites-20-mars-et-1-mai-2010.jpg"><img src="http://lh6.ggpht.com/_JFWZyn-_s6Q/S-X-JqWaOiI/AAAAAAAAAR0/fvKRn_1VHgk/s1152/invites-20-mars-et-1-mai-2010.jpg" alt="Nawaat Tunisie Palais de Carthage" title="Cliquer pour agrandir la photo de famille du Palais de Carthage." width="550" height="283" border="0" align="middle" /></a></p>
<p><span style="font-size:8.0pt"><br />
Ne cherchez pas Maya Jribi, A. Brahim ou M. Ben Jaafar, ils ne sont pas sur la photo de famille&#8230;<br />
Quant aux femmes, elles sont plutôt parquées au fond de la salle…<br />
Image grand-angle reconstituée à partir des vidéos télédiffusées sur canal&nbsp;7.<br />
<a href="http://lh6.ggpht.com/_JFWZyn-_s6Q/S-X-JqWaOiI/AAAAAAAAAR0/fvKRn_1VHgk/s1152/invites-20-mars-et-1-mai-2010.jpg">Cliquer pour agrandir</a><br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div align="justify">
<p>Pourquoi une lettre ouverte aux malentendants&nbsp;? Peut-être parce que les myopes ont déjà tellement du mal à lire. Et que la fracture entre les discours politiques et ce qui se lit et s’écrit sur les supports dits libres, c’est-à-dire électroniques, il n’y a que les myopes qui n’arrivent pas à la voir. Une fracture où l’hypocrisie des discours est le maître mot <b>(I)</b>, handicapant la marche vers l&#8217;Etat de droit&nbsp;<b>(II).</b> Et la censure dans tout cela s’avère être le révélateur cinglant de nos aberrantes contradictions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>I. L’hypocrisie des discours</b></p>
<p>Il y a d’abord l’hypocrisie qui ne cache pas son nom, à l’instar de celle manifestée par celui qui préside actuellement le syndicat des journalistes après le fameux putsch. Il y a ensuite l’hypocrisie, un peu à la Nizar Bahloul, lequel réussit l’exploit dans le même paragraphe, tantôt à manifester tant de gratitude au président de la République qui a si œuvré pour l’émancipation de la liberté de la presse&nbsp;; tantôt à se lamenter sur son sort tellement il trouve anormal qu’il ne lui soit pas permis d’obtenir une carte de presse. Et puis, il y a celle si niaise à la <a href="http://www.businessnews.com.tn/BN/BN-lirearticle.asp?id=1089737">Noureddine HLAOUI</a> jubilant franchement à l’idée d’obtenir prochainement cette carte de presse dans un pays où (tout en citant Ben Ali sans la moindre prise de distance), «&nbsp;<i>il n&#8217;existe aucun tabou[sic] ni interdit[sic] et que les médias tunisiens peuvent traiter tous les dossiers[sic] et toutes les questions[sic] sans aucune forme de censure[sic] autre que celle que leur impose leur conscience[sic], dans le cadre du respect de la loi[sic] et de l&#8217;éthique professionnelle [re-sic]</i>». Cette citation, dans cette ambiance d’hypocrisie généralisée, on va se la coltiner durant des mois, voire des années. Certains auront beau, en préparant leur papier, cliquer sur des liens et tomber sur la fameuse page 404, ils n’auront de cesse à nous ressortir cette phrase sans pudeur.</p>
<p>Il y a également l’hypocrisie de ceux qui se réveillent un jour et découvrent soudainement certains articles de la Constitution tunisienne, et réalisent que la Tunisie a ratifié un certain nombre de conventions qui l’obligent. Parce que vaut mieux tard que jamais, l’hypocrisie ne réside pas dans le fait de s’être enfin réveillé, alors qu’il n’y avait pas si longtemps encore, le fait même d’évoquer le scandale de la censure était renvoyé à la figure de son auteur, le taxant de vulgaire opposant. L’hypocrisie réside plutôt dans le fait de considérer sottement les violations des lois de la République d’une façon opportuniste. Opportuniste, car considérées sous l’angle de la chapelle à laquelle on appartient. Opportuniste également parce que l’on ne s’émeut que des violations constitutionnelles qui nous touchent au détriment des autres. En ce sens, l’on ne s’émeut de la censure, que parce qu’on en est devenu la victime directe. Sinon pour le reste, telle la torture, la non-liberté d’association ou syndicale… eh bien, ma foi…&nbsp;</p>
<p>C’est sot, parce que la division en chapelles, ne réussit pas vraiment à ses ouailles et l’appréhension des libertés et garanties fondamentales d’une façon sélective fait qu’aucune finalement ne s’impose vraiment. Et cela dure depuis plus de 40 ans. Forcément… quand l’on n’est pas vigilant s’agissant de l’effectivité de l’exercice par les magistrats de leur liberté syndicale, il ne faut pas s’étonner ensuite des pressions que subit la justice afin de ne pas condamner la torture. Et quand on est insensible aux tracasseries que subissent certains pour exercer leur droit de réunion, il ne faut pas s’étonner non plus qu’ils ne soient pas en mesure de dénoncer les atteintes à la liberté d’association.</p>
<p>Il y a aussi l’hypocrisie de l’action des partis politiques engendrant ce cercle vicieux, si bien résumé par l’excellent Tahar Ben Hassine, lequel s’adressant à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maya_Jribi">Maya Jribi</a> secrétaire générale du PDP, lui demandait «&nbsp;<i>mais quand diable allons-nous sortir de ce cercle vicieux ou tout le monde ment à tout le monde, pouvoir et oppositions confondus. Et tout le monde sait, que tout le monde sait, que tout le monde ment&nbsp;!?</i>&nbsp;». Et L’hypocrisie atteint l’exécrable tel lorsqu’un député, M. Bouchiha, censé contrôler l’exécutif au nom de la nation, affirme en guise de toute réponse à la question de la pratique de la torture en Tunisie&nbsp;: «&nbsp;<i>le président Ben Ali a dit qu’il n’y a pas (plus) de torture en Tunisie, j’en prends acte</i>&nbsp;»<sup><b>(<a name="_bftn1"></a><a href="#_aftn1">1</a>)</b></sup>. Pourquoi alors l’Etat tunisien affirmait-il, lui-même, poursuivre des actes de torture et avoir «&nbsp;<i>adopt[é] une circulaire émanant du Ministre de la justice et des droits de l’Homme, adressée aux procureurs généraux et aux procureurs de la République, dans laquelle il attire l’attention des responsables du parquet sur la nécessité d’enquêter systématiquement sur toutes les allégations de torture ou de mauvais traitement</i>&nbsp;»<sup><b>(<a name="_bftn2"></a><a href="#_aftn2">2</a>)</b></sup>&nbsp;? Il est vrai que Bouchiha pourrait plaider les circonstances atténuantes, puisque le gouvernement tunisien, tout aussi hypocrite, ne reconnaissait de tels actes qu’en catimini. En effet, <a href="http://www.omct.org/pdf/UNTB/2009/HRC_Tunisie_Note_suivi_recom_OMCT-ALTT_0809.pdf">le document où il est question d’un tel aveu</a> est illégalement bloqué en Tunisie, ainsi que l’ensemble du site de l’Organisation Mondiale Contre la Torture.</p>
<p>Il y a également cette hypocrisie dans l’action des partis dudit «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;», promptes à ignorer les enjeux fondamentaux aux profits des calculs politiques à court terme. Quand, en 1988, des magistrats dans leur petit tribunal de Kairouan bataillaient pour faire reconnaître la suprématie de la Constitution (appuyés en cela par la Cour d’Appel de Sousse)<sup><b>(<a name="_bftn3"></a><a href="#_aftn3">3</a>)</b></sup>, les calculs à court terme des dirigeants du «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;» faisaient qu’ils étaient davantage préoccupés à parader au palais de Carthage qu’à être ferme avec les exigences d’un Etat de droit. Dès lors, il ne fallait pas s’étonner de l’indifférence générale qui a entouré la décision de la Cour de cassation, sous la coupe du pouvoir, brisant net cet élan&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn4"></a><a href="#_aftn4">4</a>)</b></sup>. Ni s’étonner d’ailleurs de l’indifférence qui a entouré la démission des deux membres du conseil Constitutionnel Iadh Ben Achour et A. Amor après avoir échoué à convaincre leurs collègues du même Conseil à protéger la liberté d’association&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn5"></a><a href="#_aftn5">5</a>)</b></sup>. Les deux exemples cités inspirent, le moins que l’on puisse dire, la consternation quand on songe à la grève de la faim de 2005. Ce n’est pas rien en effet, que de relever qu’il aura fallu entre 15 et 17 ans pour que l’opposition démocratique revendique ce que des fonctionnaires, politiquement isolés et au péril de leurs carrières, ont cherché à défendre. En l’occurrence la liberté d’association et la légalité constitutionnelle, et ce, malgré la volonté de Ben Ali.</p>
<p>Et aujourd’hui où en sommes-nous&nbsp;? Nous en sommes au point où un parti tel le PDP, reconnu par la loi, parti auquel la Constitution confie un rôle majeur au sein des institutions républicaines pour «&nbsp;<i>encadrer des citoyens en vue d’organiser leur participation à la vie politique</i>.&nbsp;» (art. 8) se retrouve non seulement censuré via le blocage illégal de son site internet, mais par ailleurs agressé en permanence par le mensonge de la fausse page 404. Une fausse page systématiquement envoyée à tout Tunisien qui désire s’informer et participer à la vie politique de son pays.&nbsp;»<sup><b>(<a name="_bftn6"></a><a href="#_aftn6">6</a>)</b></sup>. Et tout cela presque dans l’indifférence généralisée&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn7"></a><a href="#_aftn7">7</a>)</b></sup>&nbsp;!</p>
<p>Le blocage hors la loi des sites des partis politiques et notamment ceux du Pdpinfo.org constitue l’une des atteintes les plus insupportables à l’ordre républicain. Que l’on soit partisan ou adversaire politique du PDP, le régime républicain ne peut pourtant s’accommoder sans dommage d’une situation qui fait qu’un parti politique quelconque soit à la foi légal et privé de ses libertés et garanties constitutionnelles&nbsp;! Ou bien l’on est en présence d’un parti représentant une réelle menace pour la nation et dans ce cas là, il faudrait entamer les démarches judiciaires pour le dissoudre, ou alors faire cesser les violations desdites libertés. En attendant, la perpétuation de la situation actuelle ne fait qu’éroder encore plus l’effectivité du cadre constitutionnel tunisien et fragiliser davantage le cadre républicain.</p>
<p>Dans cette atmosphère d’hypocrisie politique généralisée, on tombe parfois sur des papiers déroutants, à l’image de celui signé par quatre dirigeants du même PDP et où l’on préfère l’expression «&nbsp;<i>tentation autoritaire&nbsp;»</i> à celle de Dictature&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn8"></a><a href="#_aftn8">8</a>)</b></sup>. Dans leur essai, les auteurs reprochent le radicalisme des positions de leur parti et du «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;» en général. Or, quand on compare la tiédeur des positions du PDP&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn9"></a><a href="#_aftn9">9</a>)</b></sup> avec le radicalisme de Ben Ali vis-à-vis de l’exigence du respect de la loi&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn10"></a><a href="#_aftn10">10</a>)</b></sup>, leur approche s’avère singulièrement paradoxale. Les auteurs, optant pour une démarche réduite autour des rapports de forces entre le régime et les mandarins de l’opposition, omettent par ailleurs les enjeux républicains. Reprochant à l’opposition de vouloir tout, tout de suite, ils négligent dans leur raisonnement ce qui transcende la question même de l’exercice du pouvoir&nbsp;: en l’occurrence son cadre loyal&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn11"></a><a href="#_aftn11">11</a>)</b></sup>. Goumani, Touzri, Abdelli et Bouajila stigmatisent également l’élitisme de l’opposition. L’aspect élitiste (et j’ajouterai doublé d’une myopie électoraliste à la source des querelles de leadership) du «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;» est notable. Mais là où réside un autre aspect paradoxal dans l’approche des auteurs, c’est que la solution qu’ils préconisent est celle qui consisterait à aggraver cet élitisme par une forme d’entente entre l’élite de l’opposition démocratique et l’élite gouvernante. Ceci en passant à la trappe la prise en charge politique des violations du cadre républicain avec les libertés et garanties fondamentales qu’il suppose. Il faut admettre cependant, que l’incapacité du «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;», lui aussi, à prendre en charge politiquement ces violations (cf. infra dans la seconde partie de ce même article) est de nature à pousser vers toutes les solutions de repli aussi détestables soient-elles.</p>
<p>Autre scène assez déroutante… Il y a quelques semaines, nous avons publié deux articles sur Nawaat&nbsp;; l’un de M. Ben Jaafar et le second de l’ancien juge Mokhtar Yahyaoui. Le hasard des choses a fait qu’ils se sont retrouvés côte à côte. Ainsi, à gauche, il y avait celui de<a href="http://nawaat.org/portail/2010/02/25/%d9%85%d8%ad%d8%b7%d8%a9-%d8%ac%d8%af%d9%8a%d8%af%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d9%85%d8%b3%d9%84%d8%b3%d9%84-%d8%a7%d9%86%d8%ad%d8%b7%d8%a7%d8%b7-%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%b6%d8%a7%d8%a1-%d9%81%d9%8a-%d8%aa/"> M. Y. dénonçant un authentique outrage à la République</a> (encore un) et à droite <a href="http://nawaat.org/portail/2010/03/02/tunisie-elections-municipales%e2%80%a6pas-d%e2%80%99illusions/">l’article de M. Ben Jaafar parlant d’élections</a>, le tout comme si de rien n’était. Durant les quelques jours où ces deux articles sont restés sur la page d’accueil du blog&nbsp;; j’ai été à chaque fois envahi par une impression de surréalisme en les voyant. Mais de quelles élections peut-on parler dans un pays où des dénis de justice comme celui décrit par M. Y pouvaient avoir lieu&nbsp;? C’est vrai que, sur un plan personnel, je suis contre la participation à un processus électoral de façade, légitimant la dictature. Mais je n’en fais pas un dogme, pour peu qu’une telle participation soit basée sur une stratégie claire avec des objectifs tangibles. Et ce n’est pas, en soi, le fait de participer aux élections qui me semblait surréaliste. Du reste, lors des élections présidentielles, et ayant été en Tunisie, j’avais soufflé à quelques amis qui tenaient à voter, d’opter pour A. Brahim, tant j’ai été touché par son dernier communiqué précédant les élections. C’était la première fois que je lisais un candidat demander avec une telle insistance démocratique le suffrage des électeurs. J’étais plutôt habitué aux discours d’estrade et aux candidats qu’on devait remercier pour s’être présentés, y compris parmi l’opposition démocratique. Et rien que pour son discours inédit, l’idée d’aller voter pour A. Brahim m’avait pourtant effleuré.</p>
<p>L’aspect surréaliste que j’évoque a plutôt trait à l’incapacité des acteurs du «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;» de s’asseoir autour d’une table et de se poser une question simple à propos de chose extrêmement basique&nbsp;: qu&#8217;est-ce que l’on peut faire tous ensemble quand une garantie ou un droit fondamental est violé&nbsp;? Qu’ils concluent qu’ils ne peuvent pas faire grand-chose, ce n’est pas grave&nbsp;! Mais qu’ils le fassent, et ça sera déjà un grand pas. Je ne suggère même plus qu’ils s’allient pour des échéances électorales, c’est trop compliqué pour eux.</p>
<p>Et à ce jour, la grande hypocrisie politique dans tout cela, c’est précisément la prétention d’exister en tant que parti politique, dont la vocation est d’accéder aux gouvernes de l’Etat, alors que l’on est incapable de gérer un problème aussi basique que celui de réagir tous ensemble face à certaines violations de la loi qui sont, de par leur nature, incontestables (exemple&nbsp;: blocage d’un site internet d’un parti légal).</p>
<p>Comment peut-on avoir la prétention de prendre en charge la gestion d’un Etat et garantir la bonne marche de ses institutions si l’on est incapable d’agir à une échelle aussi basique&nbsp;? Comment peut-on prétendre pouvoir gérer à l’échelle nationale des relations avec des partenaires sociaux ou prendre en charge la diplomatie tunisienne si l’on est incapable d’être assez diplomate pour surmonter les problèmes d’ego et se rassembler autour d’une table au service des mêmes dénominateurs communs républicains&nbsp;?</p>
<p>L’impuissance d’agir collectivement face aux atteintes subies par quelque parti que ce soit porte atteinte à la crédibilité de l’ensemble de la classe politique. Quand le site du PDP demeure illégalement bloqué dans la quasi-indifférence, c’est aussi la crédibilité, entre autres, d’Ettajdid et du Forum démocratique qui en souffre. Et si sur les médias électroniques le discours de l’opposition est presque inaudible par les Tunisiens, c’est peut-être aussi parce qu’il n’est pas à la hauteur des attentes de ces mêmes Tunisiens dans l’ensemble <b>légalistes</b>, imbus d’une <b>culture d’Etat</b> et parmi lesquels le <b>consensus autour du régime républicain</b> est manifeste (tout extrémisme minoritaire mis à part). Et il suffit juste d’aller les lire sur leur blogs, Twitter et autres réseaux sociaux où ils s’expriment pour s’en rendre compte. Et être si impuissant face à un problème aussi décisif que la censure, c’est littéralement désespérant&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>II.- Censure et Etat de droit</b></p>
<p>Je reconnais que l’hypocrisie du double discours du régime en matière de liberté d’expression n’a pas été sans une certaine réussite. Puisque là où il y avait des actes illégaux de blocage, certains les qualifiaient pudiquement «&nbsp;d’interdiction&nbsp;», ce qui implicitement présumait leur légalité&nbsp;; d’autres inventaient le concept de «&nbsp;Ammar404&nbsp;», parfait exutoire à cette grande frustration du clic ne menant nulle part. Même le mot censure contribuait à brouiller les pistes, puisque non dénué de cette connotation de l’acte d’un pouvoir prétorien qui censure et contre lequel on ne pouvait rien. Car, après tout, n’avons-nous pas besoin de son pouvoir de censure pour protéger nos enfants ou les honneurs diffamés. Du reste, quelques-uns proposent même de «&nbsp;rationaliser&nbsp;» ce pouvoir en lui conférant une reconnaissance légale. Or, cela, c’est par ignorance du fait que nous n’avons nul besoin de reconnaître ce pouvoir arbitraire de censurer à une administration. Nous avons les tribunaux pour cela. Ils se doivent de le faire, le font et les textes qui leur permettent cela sont déjà très nombreux. Et quand ils ordonnent le retrait d’un article ou la fermeture d’un site, ils prononcent finalement sa censure, mais d’une façon légale&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn12"></a><a href="#_aftn12">12</a>)</b></sup>. Et parce qu’il s’agit d’une restriction à une liberté fondamentale, tout blocage d’un site par l’administration ne peut être qu’un acte illégal&nbsp;<b>(A)</b>, tant au regard de la Constitution que des Conventions ratifiées par la Tunisie. Et si une promulgation prochaine d’une loi sur la presse électronique revenait sur cette compétence judiciaire de la censure, elle ne pourrait être qu’une loi (encore une) scélérate. A ce jour, c’est vrai, le régime a toujours fait fi des garanties fondamentales, mais il ne tient qu’à nous de raffermir cette culture de l’Etat de droit qui ne se décrète pas, mais se forge par la résistance citoyenne&nbsp;<b>(B)</b>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>A.- L’illégalité des blocages des sites internet</b></p>
<p>Les sites à l’instar de YouTube et Dailymotion, tout comme d’ailleurs le site PDPInfo.org, n’ont jamais été interdits en Tunisie&nbsp;! Pourtant, c’est ce qu’on lit très souvent y compris sur de nombreux médias. Dans un récent <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100422174457/france-egypte-tunisie-internetfacebook-l-exception-tunisienne.html">article consacré à Facebook</a>, <i>Jeune Afrique</i>, par exemple, rapportait que «&nbsp;[...] <i>les sites d’hébergement de vidéos, comme YouTube ou Dailymotion, au succès incontestable dans le reste du monde, sont interdits en Tunisie depuis 2007.&nbsp;</i>»</p>
<p>Mais où donc l’auteur de l’article, Pierre Boisselet, comme tous ceux qui parlent d’interdiction, ont-ils pu consulter l’information officielle selon laquelle ces sites étaient interdits en Tunisie&nbsp;!? Quelle page du journal officiel tunisien, quel arrêté ministériel, quelle décision de justice, quel PV d’une quelconque autorité administrative ont-ils eu entre les mains et laquelle ordonnait l’interdiction de ces sites en Tunisie&nbsp;?</p>
<p>Les dires du journaliste de <i>Jeune Afrique</i> sont d’autant plus trompeurs, qu’ils mêlent cette affirmation d’interdiction aux propos d’un obscur technicien de l’<a href="http://www.ati.tn/">ATI</a> indiquant que «&nbsp;<i>pour YouTube, l’interdiction est purement politique&nbsp;</i>». Et l’aspect pernicieux des faits, tels que rapportés par <i>Jeune Afrique</i>, c’est qu’il laisse entendre, par l’entremise de cet obscur technicien, que c’est l’Agence Tunisienne de l’internet qui a <b>ordonné</b> ces interdictions.</p>
<p>Du coup, tout en l’ignorant, <i>Jeune Afrique</i> vient de nous fournir le plus grand scoop tunisien en matière de NTIC de ces 20 dernières années&nbsp;: C’est l’<a href="http://www.ati.tn/">ATI</a> qui <b>prononcerait</b> et notifierait ces interdictions&nbsp;!</p>
<p>Pourtant, depuis deux décennies l’ATI nie, officiellement, son implication en la matière. Et il aurait suffi d’interviewer, entre autres, le journaliste Tunisien Zied el Héni (qui a tenté, l’année dernière, <a href="http://journaliste-tunisien3.blogspot.com/2008/09/blog-post_09.html">d’engager la responsabilité civile de l’ATI </a>devant les tribunaux tunisiens) pour en apprendre davantage.</p>
<p>Par ailleurs, on n’insistera jamais assez sur le fait qu’aucune autorité judiciaire n’a prononcé, en vertu de la loi tunisienne, l’interdiction des sites mentionnés par <i>Jeune Afrique</i>. Et en ce qui concerne l’ATI plus précisément, celle-ci, à ce jour (01 mai 2010), n’a jamais signifié à la direction éditoriale d’un quelconque site web (rendu inaccessible en Tunisie) son interdiction sur le territoire tunisien. Et ce n’est pas la longueur de la liste des sites bloqués qui fait défaut.</p>
<p>Si ces blocages ne relèvent pas d’une interdiction légale, de quoi s’agit-il alors&nbsp;?</p>
<p>Eu égard, entre autres, aux dispositions de l’article 8 de la Constitution tunisienne, comme celle de l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, les blocages des sites mentionnés par <i>Jeune Afrique</i>, de par leur nature hors la loi, sont également constitutifs d’<b>une voie de fait</b>. Et la différence terminologique est fondamentale. En outre, et étant donné que la mensongère page «&nbsp;404&nbsp;» qui sert de paravent au blocage procède par la fabrication d’un faux document électronique renvoyé au nom d’une personne morale (en l’espèce usurpant le nom de domaine d’YouTube) et indiquant que le document ne se trouve pas sur le serveur dudit YouTube, il y a de quoi engager des poursuites contre X, tant sur la base de l’art. 199bis que sur celle de l’art. 199ter du Code pénal ( à propos de la page d’erreur mensongère cf. <a href="http://astrubal.nawaat.org/2006/06/12/tunisie-le-scandale-de-la-403-maquillee-en-404">mon article rédigé en 2006</a>).</p>
<p>A présent, est-ce à dire que ce n’est pas l’<a href="http://www.ati.tn/">ATI</a> qui, techniquement, appuie sur le bouton pour décapiter un site web en Tunisie&nbsp;? Je n’en sais rien. Personne en Tunisie n’en sait plus, hormis ceux qui sont directement impliqués, c&#8217;est-à-dire le donneur d’ordre et ses exécutants. Du reste, que ces exécutants violent la loi tunisienne à partir des locaux de l’ATI ou d’une cellule logée au ministère de l’Intérieur n’a pas vraiment d’importante. Ce qui importe, c’est d’identifier l’autorité politique ou administrative qui ordonne et/ou couvre ces infractions. Et à cet égard, inutile d’y aller par quatre chemins&nbsp;: la chaîne pyramidale des responsabilités indique qu’il s’agit bel et bien du président de la République. L’épisode du blocage illégal de Facebook, l’année dernière, puis son rétablissement sur ordre direct du président de la République ne laisse planer aucun doute à ce sujet. Il faut arrêter l’hypocrisie, point&nbsp;!</p>
<p>Et à la limite, que l’ATI, tout comme le président de la République se défaussent, la «&nbsp;<b>voie de fait&nbsp;»</b> sera toujours, et en dernier lieu, imputable à l’Etat tunisien en tant que personne morale.</p>
<p>Cette atteinte à l’exercice des droits et garanties prévus par la Constitution tunisienne via la <b>voie de fait</b> est par ailleurs aggravée par la violation de l’article 8 de la DUDH disposant que «&nbsp;toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la Constitution ou par la loi&nbsp;».</p>
<p>Car à non point douter, le fait de s’en remettre à un service clandestin en matière de blocage des sites internet, c’est aussi pour neutraliser plus facilement ce principe fondamental qu’est le «&nbsp;droit au recours juridictionnel&nbsp;». Quand aucun «&nbsp;service&nbsp;» ne revendique ces «&nbsp;décisions&nbsp;» de blocage, il devient plus difficile d’agir. Car comment contester devant les tribunaux la légalité d’une décision n’existant pas, de surcroît rendue par une «&nbsp;entité&nbsp;» inconnue de l’organigramme de l’administration tunisienne&nbsp;? Par ailleurs, il convient ici d&#8217;attirer l’attention sur le fait suivant&nbsp;: Le droit tunisien, respectant les standards internationaux, exige que même lorsque c’est une autorité judiciaire qui prononcerait le blocage d’un site pour un quelconque motif légal, le justiciable à l’encontre duquel la décision aurait été rendue doit être en mesure de faire appel s’il l’estime utile. Alors, et <i>a fortiori</i>, que dire lorsque c’est une «&nbsp;administration&nbsp;» qui pourrait pratiquer ce blocage arbitrairement et au mépris de la loi ! Aussi et, tant qu’à faire, autant créer un service clandestin pour contrecarrer le contrôle du juge, dernier rempart contre les atteintes à nos garanties et droits fondamentaux (rempart en théorie j’en conviens, j’y reviendrai).</p>
<p>Pourtant, et outre l’article 8 de la DUDH, ce «&nbsp;droit au recours juridictionnel&nbsp;» découle également de l’économie générale de la Constitution tunisienne tant au niveau de son préambule qu’au niveau de l’ensemble des dispositions garantissant un Etat de droit pluraliste qui se «&nbsp;veut&nbsp;» respectueux des droits de l’Homme. Et, à cet égard, il existe une jurisprudence constante, notamment celle de la juridiction administrative, insistant sur la nécessité de faire prévaloir les impératifs de l’Etat de droit dérivant de la loi fondamentale tunisienne&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn13"></a><a href="#_aftn13">13</a>)</b></sup>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>B.- La culture de l’Etat de droit ne se décrète pas, mais se forge…</b></p>
<p>En 2006, quand j’avais publié, encore, un papier sur <a href="http://astrubal.nawaat.org/2006/06/12/tunisie-le-scandale-de-la-403-maquillee-en-404/">l’aspect illégal de la censure en Tunisie</a> et où je reprochais entre autres au PDP le fait ne pas agir en justice contre ce blocage illégal de son site internet, un ami, sympathisant du même PDP, m’avait interpelé pour me reprocher à son tour que cela ne servait à rien et que je prêchais dans le vide. A cela, j’avais répondu qu’à court terme et, <i>a fortiori</i>, si le PDP ne publiait pas les détails d’une éventuelle procédure pour informer les Tunisiens, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. De même, quand <a href="http://journaliste-tunisien3.blogspot.com/2008/09/blog-post_09.html">Ziad El-Héni avait entamé sa procédure</a> contre l’ATI, <a href="http://nawaat.org/portail/2008/09/25/tunisie-retour-sur-les-echanges-zied-el-heniaymen-rezgui-sur-canal-du-dialogue-tunisien/">je l’avais félicité et remercié tout en précisant</a> que je n’avais aucun doute sur l’issue d’une telle procédure, mais qu’il fallait que quelqu’un le fasse.</p>
<p>Précédemment dans ce même article, j’ai parlé du «&nbsp;<i>juge, dernier rempart contre les atteintes à nos garanties et droits fondamentaux</i>&nbsp;». Evidemment, je sais que je ne vis pas en Scandinavie, mais, par intermittence, en Afrique du Nord dans un pays qui s’appelle la Tunisie. A court terme, que de telles tentatives de poursuites devant les tribunaux ne soient pas, en effet, susceptibles d’aboutir à des résultats judiciaires concrets, nous le savons tous. Ce qui importe, ce sont les débats publics que font naître ces poursuites, nourrissant ainsi la perception de l’aspect intolérable de ces violations. L’Etat de droit ne se bâtit pas sur les slogans creux à la Ben Ali comme ceux de l’opposition, mais sur cette capacité à enraciner une culture populaire qui tend à rendre insoutenables aux yeux de l’opinion publique les violations des lois de la République. Aussi, nous ne devrions épargner aucun effort pour faire en sorte que la perception sociale, voire morale, de la transgression de la loi engendre son rejet farouche par le corps social. C’est ce refus par le corps social qui incarne le soutien populaire indispensable au pouvoir du juge pour l’aider à résister aux pressions du politique. Et nous ne pouvons faire l’économie d’un tel effort pour contrebalancer ce que nous stigmatisons en permanence&nbsp;: une justice aux ordres. Autrement et pour être cynique, sommes-nous vraiment en droit de reprocher à un juge le fait de couvrir les violations de la loi, notamment pour protéger le despote qui l’emploie&nbsp;? Exiger de ce juge d’être «&nbsp;ingrat&nbsp;» à l’égard de son «&nbsp;employeur-protecteur&nbsp;» au profit de ceux qui ne font pas grand-chose de réellement efficace pour contribuer à protéger son indépendance est une attitude absurde&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn14"></a><a href="#_aftn14">14</a>)</b></sup>.</p>
<p>Et, manifestement, au sein de l’opinion publique, l’évolution depuis quelques années de cette perception des violations de la loi, et notamment en matière de libertés fondamentales, est palpable. L’impact du geste de Zied El-Héni, engageant une procédure contre l’ATI est largement perceptible sur les supports électroniques quant à sa contribution au niveau de la démystification de la censure en tant qu’acte prétorien, contre lequel on ne pouvait rien. Et sur ce même terrain, l’apport du travail de sensibilisation et d’information de l’équipe de Tahar Ben Hassine inspire un grand respect. Je pense également que sur <a href="http://nawaat.org/">Nawaat.org</a>, nous n’avons pas à rougir quant à notre contribution en la matière. Sur internet et sur les réseaux sociaux nous continuerons, avec d’autres, à susciter et à enrichir le débat sur cet aspect qui nous paraît si crucial.</p>
<p>Il va de soi que le discours en matière de respect des libertés fondamentales, tout en étant indispensable quant à sa capacité à enrichir la culture de l’Etat de droit, ne peut se substituer à l’action politique. Et c’est aussi à ce niveau que nous avons un sacré problème. Sur les 40 dernières années, je ne peux, pour ma part, que constater l’échec des forces démocratiques tunisiennes à prendre politiquement en charge les discours légalistes (d’autres diraient «&nbsp;droit-de-l’hommiste&nbsp;» et ils n’auront pas tort). Pire encore, car à y observer la scène politique tunisienne de plus près, on s’aperçoit que c’est le «&nbsp;droit-de-l’hommisme&nbsp;» qui s’est emparé du politique.</p>
<p>S’il est du ressort de l’activité relative aux droits de l’Homme de recenser, enquêter et dénoncer les violations, voire de formuler des recommandations&nbsp;, il appartient néanmoins au politique d’agir pour résoudre ces violations. Or, que constate-t-on en Tunisie au niveau de l’opposition démocratique&nbsp;? Exactement l’inverse&nbsp;! Depuis plus de 30 ans, c’est l’activité «&nbsp;droits-de-l’hommiste&nbsp;» qui a pris la place du politique. Les partis politiques passent leur temps à recenser et publier des communiqués, et les militants des droits de l’Homme à faire de la politique. Même quand l’activité des droits de l’Homme n’existait pas, il a fallu l’inventer pour la substituer au politique. J’exagère peut-être&nbsp;!? Pas si sûr, et pour rappel&nbsp;: la Ligue tunisienne des droits de l’Homme a été enfantée suite à l’échec du Mouvement Perspectives à faire de la politique. Elle est l’enfant de la période post carcérale des Perspectivistes. En outre, toutes les personnalités issues de l’opposition démocratique ayant occupé des postes ministériels sont passées par la vénérable LTDH. C’est «&nbsp;l’activité des droits de l’Homme&nbsp;» [les guillemets s’imposent] qui mène aux gouvernes de l’Etat et non l’activité politique. Au demeurant, n’a-t-on pas qualifié la LTDH d’«&nbsp;antichambre du pouvoir&nbsp;»? Et aujourd’hui, les militants de l’opposition démocratique sont davantage connus pour leur activité des droits de l’Homme que pour leur activité politique. Et de mon point de vue, beaucoup de militants politiques considèrent qu’il est actuellement autrement plus efficace, faute de mieux, de focaliser sur la dénonciation des droits de l’Homme que d’apporter leur soutien (et de perdre son temps) à des partis qui sont incapables de proposer des stratégies à moyen et à long terme pour résoudre les difficultés présentes. Dès lors, il ne faut peut-être pas s’étonner de voir Touzri, Goumani et leurs amis se retourner pour chercher une solution ailleurs, ô combien contestable pourtant (cf. supra).</p>
<p>Néanmoins, il est vrai que faute d’avoir été à la hauteur des ambitions de notre pays, le «&nbsp;droits-de-l’hommisme&nbsp;» de l’opposition démocratique a eu au moins le mérite d’être un substitut non violent à l’action politique. Et pourtant, je l’avoue, je suis proche du radicalisme de Moncef Marzouki. Car je ne peux discuter avec une matraque au dessus de la tête. Je chercherai toujours à arracher la matraque des mains de mon agresseur. Celui qui détient la matraque n’a rien à me donner, c’est à moi de prendre et d’arracher ce qui m’est dû en tant que citoyen. Et je laisse aux plumitifs MBarek, Karmaoui, Bahloul et Hlaoui la tâche de rabâcher à l&#8217;excès que c’est Ben Ali qui est le pourvoyeur de leurs libertés fondamentales et de leur République tout court&nbsp;! En revanche, et à la différence de Moncef Marzouki, je ne pense pas que cela soit par l’intermédiaire de la descente des foules dans la rue que les choses changeront. Mais autour d’une table et <b>sans la moindre concession</b> quant au respect du cadre républicain et pluraliste. Certes, nous l’avons vu à Redayef, la foule peut effectivement descendre dans la rue pour exprimer des revendications si légitimes. Et une telle descente peut aller effectivement jusqu’au renversement de l’équipe gouvernante. Mais ça ne sera qu’un changement de personnes. Car, encore une fois, c’est toujours autour d’une table que l’on résout les problèmes. Peut-être est-il illusoire de croire que l’on peut ainsi arracher la matraque des mains de son agresseur. A court terme, ça l’est. Or je ne raisonne pas à court, mais à moyen et à long terme. Et c’est aussi et surtout cela que je reproche à l’opposition démocratique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Conclusion</b></p>
<p>Outre les violations des libertés fondamentales, tous les démocrates tunisiens sont d’accord pour mettre fin à la dictature. Quant à savoir quels sont les moyens envisagés, quels sont les mécanismes préconisés pour que cesse ce que tous dénoncent, on ne sait toujours rien de la part de ceux qui se proposent pour l’alternance. Et c’est d’autant plus incompréhensible lorsque l’on constate l’unanimité au niveau de l’opposition démocratique pour dire que le principal drame de la Tunisie est la dictature. Or, pourquoi, face à cette unanimité, le principal cheval de bataille de l’opposition ne repose-t-il pas sur les mesures destinées à mettre fin à ce drame&nbsp;? Pourquoi n’articule-t-elle pas toute sa lutte sur ces mesures de nature à mettre fin à cet état de fait&nbsp;? En l’occurrence pourquoi l’opposition ne concentre-t-elle pas toute son énergie pour faire prévaloir ce qui relève de l’urgence, si alternance il va y avoir un jour&nbsp;?</p>
<p>Précédemment, j’ai évoqué la carence de la prise en charge politique par le «&nbsp;bloc démocratique&nbsp;» des outrages aux libertés et garanties fondamentales des citoyens. Par cette prise en charge, j’entendais tant les mesures destinées à y mettre un terme que -et surtout- le travail de terrain nécessaire pour «&nbsp;vendre&nbsp;» le volet institutionnel de ces mesures. Car à force, c’est lassant les communiqués pouilleux et épisodiques évoquant, çà et là, quelques réformettes à envisager ou à les quémander auprès d’une dictature qui ne peut qu’être sourde à tout ce qui est de nature à vouloir l&#8217;ensevelir. Je songe aussi à ce travail pour le moyen et le long terme tout en «&nbsp;matraquant&nbsp;» un vrai projet d’alternance qui soit véritablement en mesure de faire prendre le pouvoir. Cet effort de longue haleine pour vendre avec insistance et conviction les premières mesures qui seront prises dans les 100 premiers jours succédant à la conquête du pouvoir. Car, c’est à cela que servent les partis politiques&nbsp;: CONQUÉRIR LE POUVOIR <b>et non</b> à faire le travail des associations de défense des droits de l’Homme.</p>
<p>Pour ma part, tout en réitérant ce qui me tient à cœur (<i>cf. infra</i>), je passerais s’il le faut les 10 ou 15 prochaines années de ma vie à soutenir toute personne ou rassemblement qui saurait promettre et défendre pour de longues années un projet s’engageant à réaliser les réformes ici-bas. Mais surtout s’engager à les réaliser durant les 100 premiers jours de son accession au pouvoir. Qu’il/qu’elle le fasse en invitant les Tunisiens avec cette insistance si démocratique que j’ai retrouvée dans le communiqué d’A. Brahim précédant les élections présidentielles, et je n’épargnerais alors aucun effort&nbsp;<sup><b>(<a name="_bftn15"></a><a href="#_aftn15">15</a>)</b></sup>. Que leurs auteurs s’appellent Jribi, Marzouki, Ettajdid, PDP, Ben Hassine ou Brahim&#8230; peut m’importe. Ce qui m’importe c’est que la dictature périsse. Sinon pour moi, tout du moins pour mes enfants.</p>
<p>Pour clore ce long article, voici, et en ce qui me concerne, les propositions que je souhaiterais lire et qui sont susceptibles de me faire rêver à ces 100&nbsp;premiers jours d’un gouvernement d’alternance.</p>
<div aligh="center" style="font-size:10.0pt;margin-left:30px;margin-right:30px">
<p> 1.- La description des mécanismes qui assurent l’indépendance réelle du pouvoir judiciaire. Des propositions détaillées également pour émanciper le Conseil supérieur de la magistrature afin de reléguer le cadre actuel qui fait que, hormis deux juges élus par leurs pairs, l’actuel CSM ressemble plus à une antichambre du palais présidentiel qu’à autre chose. Et à ce propos, pourquoi pas des propositions dans le sens d’une élection de l’intégralité des membres du CSM par les magistrats eux-mêmes&nbsp;?</p>
<p> 2.- Un Conseil constitutionnel dont la nomination des membres ne dépendrait plus si étroitement ni de l’exécutif ni du chef de l’Etat. Et si l’on écarte le mimétisme ridicule des régimes occidentaux, il n’y a pas d’obstacle à ce que la nomination des membres du Conseil constitutionnel puisse relever d’une procédure élective. De surcroît, envisager un Conseil constitutionnel pouvant être saisi par voie d’action lors de la procédure législative et par voie d’exception, pour les lois déjà votées. Et ce afin d’écarter progressivement l’application de tout un arsenal répressif accumulé sur des décennies aux mépris des droits fondamentaux. Enfin, un Conseil avec une compétence élargie à toutes les lois quelles que soient leurs natures.</p>
<p> 3.– La limitation des mandats présidentiels. Et en l’état actuel des velléités des “ogres tyranniques” pourquoi ne pas aller encore plus loin et proposer de limiter les candidatures à un mandat unique de 5 ans. Une limite qui réduit les risques des glissements vers le despotisme. N’est-ce pas ces glissements que la Tunisie a connus tant avec Bourguiba qu’avec Ben Ali. Alors pourquoi laisser la porte ouverte au suivant&nbsp;? Et est-ce que les inconvénients d’un mandat unique de 5 ans font réellement le poids face aux risques despotiques que nous avons connus et que nous connaissons encore&nbsp;? Et face à la situation exceptionnelle en matière de risque d’accaparement du pouvoir, pourquoi (même symboliquement) ne pas songer à inclure dans le libellé du serment présidentiel «&nbsp;que rien ne sera entrepris pour contourner cette limitation&nbsp;»&nbsp;? C’est bien de dénoncer la confiscation du pouvoir par Ben Ali, mais il serait encore plus utile de la part de celui qui aspire à le remplacer de proposer des éléments concrets pour que cela ne soit plus envisageable par tous ceux qui «&nbsp;goûteront&nbsp;» au pouvoir suprême et chercheront à le prolonger.</p>
<p> 4.- La soumission du président de la République à la loi comme tous les citoyens, soit par une procédure spéciale durant son mandat soit/et par la procédure de droit commun après la fin de son mandat.</p>
<p> 5.- La clarification des positions vis-à-vis de la Chambre des conseillers qui est une insulte permanente à la souveraineté populaire et à la démocratie.</p>
<p> 6.- La soumission du chef de l’exécutif à une véritable responsabilité politique. En d’autres termes, soumettre le réel auteur de la politique nationale à une responsabilité politique devant la Chambre des députés et non de son “fusible”, un premier ministre fantoche. N’était-ce pas la solution adoptée par la Tunisie depuis 1976, et ce, jusqu’à l’arrivée de Ben Ali qui a supprimé ce schéma de la Constitution dès 1988&nbsp;? (Un mécanisme qui, bien que trop rigide, avait au moins le mérite d’exister).</p>
<p> 7.- La soumission de tous les actes réglementaires du gouvernement, président de la République compris, au contrôle de la juridiction administrative.</p>
<p> 8.- L’élection des gouverneurs de région (Wali) par les maires et les conseillers municipaux. Les gouverneurs devant être les représentants de la loi républicaine et de leurs électeurs et surtout pas des intérêts patrimoniaux de certaines familles, ni des intérêts du parti politique au pouvoir.</p>
<p> 9.- Le renforcement substantiel des mécanismes de l’immunité parlementaire pour que l’opposition parlementaire ne relève plus du rôle guignolesque qu’elle a. Et pour éviter que les députés ne deviennent juges et parties, conférer le pouvoir de lever cette immunité à la fois au Conseil supérieur de la magistrature, au Conseil constitutionnel et à la Chambre des députés. Lequel acte devant être motivé et rendu public.</p>
<p> 10.- La question de la neutralité des financements publics tant pour les partis politiques que pour les associations reconnues d’utilité publique.</p>
<p> 11.- Des propositions concrètes et détaillées pour que les discours qui stigmatisent le monopole actuel d’Etat -de fait- en matière de médias audiovisuels, ne soient pas de simples manœuvres pour prendre la place des despotes actuels afin de perpétuer les mêmes pratiques. C’est bien de dénoncer la situation présente, mais encore faut-il proposer de nouveaux schémas instituant des organes de régulation indépendants du pouvoir politique pour le contrôle, <i>a posteriori</i>, des contenus et l’octroi des fréquences.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>A défaut d’obtenir satisfaction sur de telles propositions, je continuerai à faire errer mon clavier sur les questions relatives aux droits fondamentaux. Préférant, tant sur <a href="http://nawaat.org/">Nawaat</a> que sur mon blog, relayer les communiqués et les papiers traitant de ce sujet, que de perdre du temps sur lesdits communiqués pouilleux. Et je crois qu’il est nettement plus utile de relayer des blogueurs dont le langage est plus proche des Tunisiens, que les motions &#8220;politiques&#8221;, avec le temps devenues si lassantes&nbsp;!</p>
</div>
<p><b><a href="http://astrubal.nawaat.org">Astrubal</a></b>, le 5 mai 2010<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
Enseignant universitaire</p>
<p>Co-administrateur de <a href="http://nawaat.org/">Nawaat.org</a>
</p>
<p></p>
<hr width="40%" align="left" />
<div aligh="left" style="font-size:9.0pt">
<p><a name="_aftn1"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn1">1</a>) &#8211; <i>Cf.</i> Astrubal&nbsp;: «&nbsp;<a href="http://astrubal.nawaat.org/2007/11/26/quelques-commentaires-a-chaud-a-propos-de-linterview-de-m-bouchiha-sur-canal-du-dialogue-tunisien/">Quelques commentaires à chaud à propos de l’interview de M. Bouchiha sur Canal du Dialogue tunisien</a>&nbsp;».</p>
</p>
<p><a name="_aftn2"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn2">2</a>) &#8211; <i>Cf.</i> Organisation Mondiale Contre la Torture&nbsp;: &#8220;<a href="http://www.omct.org/pdf/UNTB/2009/HRC_Tunisie_Note_suivi_recom_OMCT-ALTT_0809.pdf"><i>Note sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations du comité des droits de l’Homme par la Tunisie.</i></a>&#8220;<br />
Genève-Tunis, août 2009, p. 5 et 6.<br />
<a href="http://www.omct.org/pdf/UNTB/2009/HRC_Tunisie_Note_suivi_recom_OMCT-ALTT_0809.pdf">http://www.omct.org/pdf/UNTB/2009/HRC_Tunisie_Note_suivi_recom_OMCT-ALTT_0809.pdf</a><br />
Ce document est illégalement bloqué en Tunisie, comme l’ensemble du site de l’OMCT.</p>
</p>
<p><a name="_aftn3"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn3">3</a>) &#8211; <i>Cf.</i> &#8211; Tribunal correctionnel de Kairouan, 24 décembre 1987, affaire n°&nbsp;51883.<br />
- Cour d’appel de Sousse, 11 avril 1988, affaire n°&nbsp;58519.</p>
</p>
<p><a name="_aftn4"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn4">4</a>) &#8211; Cour de Cassation, 1<sup>er</sup> juin 1988, affaire n° 27971 (<a href="https://docs.google.com/fileview?id=0B8dvgiBzlZFSNjQ5MDQ4NjgtNTBjOC00MzdlLTljMjUtZjNlOTFjNGQxODI5&#038;hl=en">ici pour lire</a> l’intégralité de l’arrêt).</p>
</p>
<p><a name="_aftn5"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn5">5</a>) &#8211; Rafâa Ben Achour (frère de l’un des démissionnaires) précisera ultérieurement à propos de ces démissions, que le Conseil constitutionnel, malgré la résistance des deux membres, a octroyé son visa à la loi organique 2 avril 1992 malgré son inconstitutionnalité flagrante. Ceci a eu lieu lors «&nbsp;d’une séance à laquelle n’ont pas pris part les membres soutenant l’inconstitutionnalité du projet et qui fut convoquée par le président du Conseil dans des conditions douteuses&nbsp;». Refusant de cautionner une telle attitude «[et] en guise de protestation contre cette loi et contre les conditions de convocation de la séance au cours de laquelle le Conseil a rendu son avis [...], [les] membres ont décidé de démissionner&nbsp;».</p>
<p><i>Cf</i>. Rafâa Ben Achour : «<i>&nbsp;Tunisie : Les hésitations du Conseil Constitutionnel tunisien</i>&nbsp;». p.&nbsp;669 et 670. In <i>Annuaire international de justice constitutionnelle</i>. Chroniques Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie). vol. VIII, 1992, p. 659 à 670. Paris, Économica, 1994.</p>
</p>
<p><a name="_aftn6"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn6">6</a>) &#8211; <i>Cf.</i> Astrubal&nbsp;: «&nbsp;<a href="http://astrubal.nawaat.org/2006/06/12/tunisie-le-scandale-de-la-403-maquillee-en-404">Tunisie, le scandale de la 403 maquillée en 404</a>&nbsp;».</p>
<p>http://astrubal.nawaat.org/2006/06/12/tunisie-le-scandale-de-la-403-maquillee-en-404/</p>
</p>
<p><a name="_aftn7"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn7">7</a>) &#8211; Mise à jour de dernière minute. Dans cet article je cite fréquemment le blocage du site pdpinfo.org parce que son cas est emblématique. Or, depuis quelques jours, le site d’Attariq.org, organe du parti Attariq Aljadid, subit le même sort. Il va de soi que ce qui est valable pour le PDPinfo.org, l’est aussi pour Attariq.org.</p>
</p>
<p><a name="_aftn8"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn8">8</a>) &#8211; <i>Cf</i>. Mohamed Goumani, Fethi Touzri, Jilani Abdelli et Habib Bouajila&nbsp;: «&nbsp;<i>La Réforme politique en Tunisie, entre la tentation autoritaire et l&#8217;exigence démocratique.</i>&nbsp;». Voir également l’interview sur le quotidien <i>Le Temps</i> du 24 décembre 2007 p.4</p>
</p>
<p><a name="_aftn9"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn9">9</a>) &#8211; De mon point de vue, l’attitude du PDP ainsi que celles des autres partis de l’opposition démocratique sont bien en deçà de ce que devraient exiger les pratiques particulièrement restrictives qu’ils subissent au mépris de la loi.</p>
</p>
<p><a name="_aftn10"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn10">10</a>) &#8211; Dans pratiquement tous ses discours, Ben Ali ne rate aucune occasion pour rappeler, à raison d’ailleurs, qu’en matière d’application de la loi, il sera intransigeant et, <i>a fortiori,</i> quand celle-ci est violée. En revanche, dès que l’on passe au volet de la pratique, on s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’une intransigeance selon ses propres convenances, lorsque la loi n’est pas tout simplement violée sous son couvert. En somme, l’intransigeance de Ben Ali s’apparente davantage à un hommage du vice à la vertu.</p>
</p>
<p><a name="_aftn11"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn11">11</a>) &#8211; Quant à vouloir «&nbsp;tout, tout de suite&nbsp;», on devrait, justement, tous s’y mettre afin que le cadre républicain soit effectif. Par ailleurs, que tous ceux privés de leurs passeports, les obtiennent tout de suite ; que les exilés soient en mesure de rentrer dans leur pays, que les blocages illégaux des sites internet soient levés, que les auteurs d’actes de torture soient poursuivis et leurs victimes ainsi que leurs familles indemnisées, que la liberté d’association soit enfin honorée (LTDH, ALTT, CNLT etc.), que les délais de la garde à vue soient respectés, etc.</p>
</p>
<p><a name="_aftn12"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn12">12</a>) &#8211; Ainsi que je l’avais signalé déjà «&nbsp;parce qu’il n’appartient à personne de faire l’apologie de la violence et parce que, ne serait-ce que pour se conformer aux dispositions des conventions internationales ratifiées, il est de l’obligation de l’Etat Tunisien et de sa justice d’intervenir systématiquement pour faire cesser, d’une part, tout acte de violence, et d’autre part, de prévoir des mécanismes permettant à toute victime de poursuivre son agresseur. Les violences par le verbe et par le mot n’ont jamais dérogé à ces principes énoncés. Présentées ainsi, et parce que ces garanties judiciaires, de par leurs fondements, s’avèrent tellement évidentes, il est donc vain de discuter si la censure peut être légalisée ou pas. La question ne se pose même pas. Et c’est d’autant plus absurde, qu’il n’existe aucun pays au monde ne prévoyant de possibilité de recours à ses citoyens contre la diffamation, les outrages et autres agressions de ce type. Et la Tunisie n’y déroge pas.&nbsp;»</p>
<p><i>Cf.</i> Astrubal&nbsp;: «<a href="http://nawaat.org/portail/2009/04/29/tunisie-censure%C2%A0-de-la-sanction-collective-a-la-sanction-judiciaire/">&nbsp;Tunisie Censure : De la sanction collective à la sanction judiciaire</a>&nbsp;».</p>
</p>
<p><a name="_aftn13"></a></p>
<p>(<a href="#_bftn13">13</a>) &#8211; <i>Cf</i>. entre autres :<br />
- TA. Req. n°18454 du 16 février 2002, Essaidi C./ Municipalité de Rades&nbsp;;<br />
- TA. Req. n°19620 du 17 janvier 2004, Bouzened C./ Ministre de l&#8217;Intérieur.</p>
</p>
<p><a name="_aftn14"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn14">14</a>) &#8211; C’est absurde… parce que, dans ce cas, l’exigence d’intégrité du juge est matériellement impossible à réaliser. Elle est impossible à réaliser parce que ce juge, outre les mécanismes institutionnels, s’il ne bénéficie pas également de la vigilance et du soutien populaire, n’a pas de recours contre la tyrannie de son “employeur-despote”. Au meilleur des cas, s’il déçoit, il sera viré et remplacé par un autre juge qui aura un sens plus aigu de la reconnaissance du ventre. Et lequel nouveau juge n’aura, sans doute, aucun scrupule à broyer son collègue intègre qui a eu le tort d’être un “ingrat”. L’ancien juge Mokhtar Yahyaoui en sait sûrement quelque chose…</p>
</p>
<p><a name="_aftn15"></a></p>
<p align="justify">(<a href="#_bftn15">15</a>) &#8211; Au passage, et tel que mentionné, le discours direct d’ A Brahim est inédit dans les annales électorales tunisiennes. Du reste, ce que je trouve particulièrement agaçant au sein de la classe politique tunisienne, c’est cette allergie qui doit sûrement leur écorcher la gorge si jamais ils se mettaient à solliciter d’une façon franche et directe la confiance des Tunisiens. C’est à croire que les mots comme «&nbsp;SVP, j’ai besoin de vous, j’ai besoin de votre soutien, rejoignez-moi, aidons-nous les uns les autres pour réaliser tel projet&nbsp;» doit leur faire pousser des boutons de fièvre.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ben Ali’s Conception of video-sharing websites</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 12:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Blocking pages are authentic (April 22nd 2010). Barbed wires are added.
[en] &#8211; These video sharing websites are illegaly blocked in Tunisia (no judicial decision has ordered them). This is done by violating, inter alia, the article 8 of the tunisian Constitution and article 19 of the Universal Declaration of Human Rights.
[fr] &#8211; Ces sites de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blocking pages are authentic (April 22nd 2010). Barbed wires are added.</strong></p>
<p>[en] &#8211; These video sharing websites are illegaly blocked in Tunisia (no judicial decision has ordered them). This is done by violating, inter alia, the article 8 of the tunisian Constitution and article 19 of the Universal Declaration of Human Rights.</p>
<p>[fr] &#8211; Ces sites de partage vidéo sont illégalement bloqués en Tunisie (aucune décision de justice ne les a ordonnés). Ces blocages ont lieu en violation, entre autres, de l&#8217;article 8 de la Constitution tunisienne et de l&#8217;article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l&#8217;Homme.</p>
<p><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/04/video-sharing-sites-in-Tunisia-4.png" border="0" width="490" height="1860"/></p>
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		<title>« Censuré pour censuré », désormais Nawaat bloque la police de l’internet</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/%c2%ab-censure-pour-censure-%c2%bb-desormais-nawaat-bloque-la-police-de-l%e2%80%99internet/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 03:48:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/%c2%ab-censure-pour-censure-%c2%bb-desormais-nawaat-bloque-la-police-de-l%e2%80%99internet/</guid>
		<description><![CDATA[Qui presse "le bouton", quelle administration et à partir de quels locaux sont exercés les blocages illégaux des sites internet en Tunisie ? Personne ne le sait ! Manifestement, depuis près de vingt ans, il s'agit de l'un des secrets les mieux gardés de Tunisie. Que cette censure soit exercée par un "fantôme hors la loi", ne nous empêche pas de relever qu'il agit objectivement sous couvert du premier responsable du pays, c'est-à-dire le président de la République.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qui presse &#8220;le bouton&#8221;, quelle administration et à partir de quels locaux sont exercés les blocages illégaux des sites internet en Tunisie&nbsp;? Personne ne le sait !<br />
Manifestement, depuis près de vingt ans, il s&#8217;agit de <b>l&#8217;un des secrets les mieux gardés de Tunisie</b>. Que cette censure soit exercée par un &#8220;fantôme hors la loi&#8221;, ne nous empêche pas de relever qu&#8217;il agit objectivement sous couvert du premier responsable du pays, c&#8217;est-à-dire le président de la République. Institutionnellement, il ne peut en être autrement. De par les pouvoirs que lui confère la Constitution tunisienne, le président est le responsable de cet internet illégalement cadenassé empoisonnant la vie des Tunisiens. Le président de la République peut affirmer ce qu&#8217;il veut, nos institutions, quand bien même malmenées, sont ainsi faites.<br />
<br />&nbsp;<br />
Cela étant précisé, le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est qu&#8217;entre les redirections d’URL, le «&nbsp;<i>Decadent Packet Intrusion</i>&nbsp;»(1) et le blocage des sites internet, la censure tunisienne ne cesse, en effet, d’empoisonner la vie de ses ressortissants (2). Et les blogs, tel <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a>, qui protestent et dénoncent les violations des lois de la République finissent tous, un jour ou l&#8217;autre, sur la liste du censeur.<br />
Qu’à cela ne tienne&nbsp;! Aujourd’hui, nous allons nous offrir sur <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a> le malin plaisir de rendre à la censure la monnaie de sa pièce.<br />
<br />&nbsp;</p>
<h3>I. D’abord un rappel succinct des procédés de blocage utilisés par la censure tunisienne.</h3>
<p>&nbsp;<br />
L’observation des différents degrés de blocage pratiqué en Tunisie permet d’identifier quatre procédés mis en œuvre par la police tunisienne de l’internet. Ces quatre niveaux s’échelonnent du blocage partiel au blocage total (débordant même la sphère du nom de domaine du site bloqué). Et <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a> fait partie de ceux frappés par le blocage le plus sévère.<br />
<br />&nbsp;<br />
Voici les différents procédés utilisés&nbsp;:<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>1 -</b> Le blocage sélectif par URL, tel par exemple le cas de <a href="http://Wikipedia.org">Wikipedia</a>. En effet, plutôt que de bloquer la totalité de l’encyclopédie online, on bloque sélectivement les pages les plus embêtantes. C’est ce qu’il en est de la page française relative à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zine_el-Abidine_Ben_Ali">la biographie de Ben Ali</a> ou de celle relative à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_en_Tunisie">la pratique de la censure en Tunisie</a>. Idem pour le site Google vidéo. Si la majorité des vidéos demeurent accessibles, quelques-unes, en revanche, sont bloquées. La vidéo relative aux <a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=-1186705752855900731">déplacements douteux de l&#8217;avion présidentiel</a> est bloquée. Celle portant sur <a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=-5234695086582017936">l&#8217;impunité de la pratique de la torture en Tunisie</a>, telle que décrite par l&#8217;avocate Radhia Nasraoui à l&#8217;université américaine Georgetown est inaccessible aux Tunisiens. Au passage, les deux vidéos ont été postées sur Google vidéo par nawaat.org.<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>2. -</b> Au deuxième cran, le censeur tunisien passe au blocage du site en bannissant le nom de domaine et le sous-domaine qui lui est rattaché. C’est le procédé le plus couramment mis en œuvre, notamment pour sanctionner les blogueurs Tunisiens émettant des opinions déplaisantes tel le blog du journaliste tunisien Zied el Hani. Ce qui d’ailleurs provoque parfois un jeu d’usure entre les blogueurs et la censure par l’entremise de la création successive de nouveaux sous-domaines neutralisés, de sitôt, par la police de l’internet.<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>3. -</b> Avec le cran au dessus, c&#8217;est le blocage total de la DNS, quel que soit le sous-domaine utilisé, c’est le cas de <a href="http://youtube.com/">youtube.com</a>, <a href="http://dailymotion.com/">dailymotion.com</a>, <a href="http://pdpinfo.org/">pdpinfo.org</a>, <a href="http://www.tunisiawatch.com/">tunisiawatch.com</a> et de tant d&#8217;autres.<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>4.-</b> En dernier lieu, on pratique, pour les plus récalcitrants, le blocage radical par DNS et par mot clé contenu dans l’URL. Ainsi est-il de <a href="http://tunisnews.net">Tunisnews.net</a> ou de <a href="http://www.nawaat.org">Nawaat.org</a>. Avec cette dernière procédure, toute URL contenant la chaîne de caractères «&nbsp;nawaat&nbsp;», et quel que soit le nom de domaine, est systématiquement bloquée. La technique du mot clé au sein de l’URL cherche ainsi à bloquer la moindre bribe d’information qui pourrait s’afficher sur l’écran du Tunisien. Le blocage par mot clé «&nbsp;nawaat&nbsp;» fait aboutir toute recherche sur Google sur une page 404. <a href="http://www.google.com/search?hl=en&#038;source=hp&#038;q=nawaat">Ce lien sur Google</a>, par exemple, irrite les filtres de la censure. Tant qu’à faire, inutile de laisser apparaître sur les pages de résultat ne serait-ce que les titres des articles publiés sur notre blog. Par ailleurs, le mot-clé au niveau de l’URL bloque toute image en rapport avec nawaat, y compris lorsqu’elle est hébergée sur les serveurs de Google image. Cette procédure de filtrage engendre également le blocage de tous les autres supports du web social utilisés par Nawaat.org, dès lors que l’URL contient la chaîne «&nbsp;<i>nawaat</i>&nbsp;». Ainsi, «<i>&nbsp;twitter.com/nawaat&nbsp;</i>», «<i>&nbsp;blip.tv/nawaat&nbsp;</i>», «&nbsp;<i>flickr.com/photos/nawaat/</i>&nbsp;», «&nbsp;<i>facebook.com/pages/wwwnawaatorg/186352466213</i>&nbsp;» ne risquent pas d’être vus en Tunisie. Pareillement, la chaîne de caractères &#8220;Tunisnews&#8221; produit les mêmes effets. A noter que le bocage par mot clé peut également contenir l&#8217;intégralité du domaine et sous-domaine bloqué. Il en est ainsi d&#8217;&#8221;<a href="http://advocacy.globalvoicesonline.org/">advocacy.globalvoicesonline.org</a>&#8220;. La même chaîne est bloquée aussi bien en tant que DNS qu&#8217;en tant que mot clé. Ce lien, <a href="http://www.google.com/search?hl=en&#038;q=advocacy.globalvoicesonline.org">portant sur une requête via google</a> par exemple, est bloqué en Tunsie.<br />
<br />&nbsp;</p>
<p><center><a href="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/nawaat-censure-par-mot-cle-image-google.jpg"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/nawaat-censure-par-mot-cle-image-google-small.png" alt="Nawaat-censure-par-mot-cle-image-google-small.png" border="0" width="309" height="332" /></a><br /><i><small>En jaune, le cache des images de Nawaat bloqué sur les serveurs de Google.</small> <br />
<small>Le mot clé «&nbsp;nawaat&nbsp;» au sein des URL des images bloque leurs chargements en Tunisie.</small><br />
<small>Cliquez pour agrandir</small></i></center><br />
<br />&nbsp;<br />
Outre le blocage de <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a>, c&#8217;est toute la sphère de ses animateurs qui est également visée. Mon <a href="http://astrubal.nawaat.org/">blog personnel</a>, celui de mes amis de nawaat <a href="http://stranger-paris.blogspot.com/">Malek</a> et <a href="http://kitab.nl/">Sami Ben Gharbia</a> ainsi que les autres sites collectifs que nous administrons (<a href="http://Yezzi.org/">Yezzi.org</a>, <a href="http://censorship.cybversion.org">Cybversion.org</a>) subissent aussi cette censure hors la loi.<br />
<br />&nbsp;<br />
Pourtant, apparemment «&nbsp;Ammar 404&nbsp;» (nom communément donné au censeur tunisien par les internautes Tunisiens) a pris soin de ne pas bloquer toutes les IPs. En effet, tant sur Nawaat que sur nos autres blogs, des IPs tunisiennes, sans proxy, parviennent quand même à se connecter.<br />
<br />&nbsp;</p>
<h3>II.- Tant qu’à faire, autant leur «&nbsp;rendre la monnaie de leur pièce&nbsp;»&nbsp;!</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><center><a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/liteipfilterlogo-small.png" alt="Astrubal's Lite IP FIlter" border="0" width="250" height="272" /></a></center><br />
<br />&nbsp;<br />
Il y a 9 mois, j’ai développé un filtre PHP (<i><a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/">Lite IP FIlter</a></i>) destiné, entre autres, à isoler dans un log <i>ad hoc</i> toutes les IPs tunisiennes qui se connectent sur nos blogs (celui de <a href="http://www.nawaat.org/">nawaat.org</a>, de Sami (<a href="http://kitab.nl">kitab.nl</a>) et <a href="http://astrubal.nawaat.org/">le mien</a>). Contrairement au log du serveur <a href="http://www.apache.org/">apache</a>, ce script PHP détecte également les connexions derrière les proxies (proxies qui ne sont pas totalement opaques). Et le résultat est plus qu’éloquent&nbsp;: rien que sur nawaat.org, sur les neuf derniers mois, des milliers de connexions provenant de la Tunisie ont pu avoir lieu sans proxy.<br />
<br />&nbsp;<br />
Il convient, ici, de préciser la chose suivante&nbsp;: toutes les connexions provenant de la Tunisie et utilisant un proxy à la fois crypté et anonyme ne sont pas répertoriées. La provenance tunisienne de telles connexions est indétectable. Quant aux tentatives de connexion avec des proxies non cryptés, elle n’arrive tout simplement pas sur nawaat, puisque le filtre de la censure tunisienne bloque toute connexion avec le mot clé non crypté &#8220;<i>nawaat</i>&#8220;.<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>- Ainsi, qui peut bien se connecter sur Nawaat sans utiliser de proxy&nbsp;?</b><br />
<br />&nbsp;<br />
<b>- Comment peut-on contourner une procédure de blocage centralisée pour se connecter sur nawaat sans proxy&nbsp;(3)&nbsp;?</b><br />
<br />&nbsp;<br />
<b>- Comment peut-on contourner la censure sans un routage spécifique pour certaines classes/sous-classes IP ou sans un paramétrage spécifique d’exclusion de certaines IP &nbsp;?</b><br />
<br />&nbsp;<br />
Deux explications possibles&nbsp;: soit il s’agit d’un dysfonctionnement de la police de l’internet, soit c’est la police de l’internet, elle-même, qui s’est réservée une marge de manœuvre pour venir «&nbsp;s’informer&nbsp;» sur Nawaat.<br />
<br />&nbsp;<br />
S’agissant de l’hypothèse du dysfonctionnement, cela me semble hautement improbable, tant la procédure de blocage est, dans son principe, d’une simplicité enfantine quel que soit le firewall utilisé.<br />
<br />&nbsp;<br />
Du reste, et pour l’exemple, chaque abonné à l’ADSL dispose d’outils analogues à ceux de la censure pour procéder à des blocages. Outils, certes, calibrés pour son routeur domestique, néanmoins avec le même principe de fonctionnement, quel que soit le degré de sophistication de son firewall. En somme, ajouter une ligne à la base de données d&#8217;une &#8220;usine à gaz&#8221; à censure ou le faire sur le routeur ADSL, la procédure est quasi similaire.<br />
<br />&nbsp;</p>
<p>&nbsp;<br /><center><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/router-url-blocking.png" alt="router-url-blocking.png" border="0" width="500" height="294" /><br />
<i><small>Blocage d’URL via le routeur de monsieur &#8220;tout le monde&#8221;</small></i></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;<br />
L’hypothèse d’un dysfonctionnement étant à écarter, tant cela parait aberrant, il ne reste plus qu’à envisager qu’il s’agisse de la police de l’internet et assimilé (4) qui nous rendent visite fréquemment. Dès lors, « censuré pour censuré », autant bloquer sur Nawaat la police de l’internet, en bloquant l’intégralité des IPs qui se connectent, à partir de la Tunisie, sans proxies.<br />
<br />&nbsp;<br />
En censurant nos blogs, sans doute que le censeur Tunisien réussit à bloquer une partie de nos lecteurs. Pour d’autres, en revanche, il ne fait qu’empoisonner leurs vies en les forçant à passer par des proxies. Alors, pourquoi ne pas faire subir à ce censeur ce qu’il fait subir aux autres Tunisiens&nbsp;? En d’autres termes, à partir d’aujourd’hui, lui aussi devra passer par un proxy s’il désire accéder au blog de Nawaat, et il faudrait qu’il se trouve un proxy qu’il n’a pas lui-même bloqué. Il est important de signaler ici que ce blocage ne change strictement rien pour nos visiteurs qui passent déjà par des proxies pour nous lire.<br />
<br />&nbsp;</p>
<div align="center"><a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/animated-IP-filter.gif" alt="animated-IP-filter.gif" border="0" width="304" height="100" /></a></div>
<p>&nbsp;<br />
Avec le script «&nbsp;<b>Lite IP Filter</b>&nbsp;», le même que j’utilise sur mon blog et sur les blogs gérés par nawaat.org, tous les censurés du monde -hébergeant eux-mêmes leurs blogs- peuvent faire de même, en bloquant la police de l’internet de leurs pays. Et pour rendre encore l’utilisation de «&nbsp;<b>Lite IP Filter</b>&nbsp;» plus aisée, Nawaat.org met également à disposition un utilitaire que j’ai développé, «&nbsp;<b>IP Range Tool</b>&nbsp;», permettant, en deux clics, d&#8217;extraire les plages IP à filtrer de n&#8217;importe quel pays pour les inclure par simple copier-coller. «&nbsp;IP Range Tool&nbsp;» est un utilitaire Mac, Windows et Linux de gestion des plages IP incluant la base de données IP mondiale (<a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/">pour plus de détails sur le fonctionnement de «&nbsp;</a><a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/">Lite IP Filter</a>&nbsp;»  et d’ «&nbsp;<a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/">IP Range Tool</a>&nbsp;» ainsi que pour les <a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/">liens de téléchargement, voir sur ce lien</a>).<br />
<br />&nbsp;</p>
<p><center><a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/iprangetool-small.png" alt="ipRangeTool-Small.png" border="0" width="500" height="329" /></a><br /><small><i>Ip Range Tool, pour obtenir instantanément les IPs de tout pays.</i></small></center><br />
<br />&nbsp;<br />
Alors si vous êtes Chinois, Syrien, Libyen, Saoudien, Birman, Tunisien, Iranien, etc., et que votre blog fait partie de ceux qui ont été &#8220;honorés&#8221; par la censure de votre pays, n&#8217;hésitez pas, à votre tour, à leur barrer l&#8217;accès à votre site. A noter que l’installation de «&nbsp;<b>Lite IP Filter</b>&nbsp;» peut se faire uniquement pour contrôler étroitement certaines plages IP sans nécessairement activer l’option de blocage.<br />
<br />&nbsp;<br />
En tout cas, dès aujourd’hui, sur Nawaat.org, mon blog et prochainement sur le nouveau blog de Sami (5), la police tunisienne de l’internet est bloquée, sauf à passer par un proxy qu’elle n’a pas elle-même bloqué. Sans proxy, c’est <a href="http://nawaat.org/Lite-ip-filter/forbidden-ip.html">une page avec l&#8217;image suivante</a> qui s’affichera ; y compris lorsque c&#8217;est le président de la République qui se connecte sur Nawaat. S&#8217;il veut nous lire à partir d&#8217;une connexion ADSL banalisée, qu&#8217;il fasse comme ses compatriotes&nbsp;: trouver un proxy crypté.<br />
<br />&nbsp;</p>
<p><center><a href="http://astrubal.nawaat.org/Lite-ip-filter/forbidden-ip.html"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/forbidden-image-article.jpg" alt="forbidden-image-article.jpg" border="0" width="550" height="388" /></a></center><br /><center><small><i>Le barbelé&#8230; c&#8217;est le même que nous envoie &#8220;Ammar 404&#8243; en verrouillant le net tunisien.</i></small></center><br />
<br />&nbsp;<br />
Si un de nos lecteurs «&nbsp;légitimes&nbsp;», par un aberrant dysfonctionnement de la censure, a pu jusqu’à présent passer à travers les mailles du filet des censeurs Tunisiens, qu’à cela ne tienne, qu’il nous contacte, et on fera le nécessaire pour qu’il continue à nous lire comme il l’a toujours fait.<br />
<br />&nbsp;<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">Astrubal</a>, le 26 février 2010 <br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a> <br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a><br />
astrubal@gmail.com<br />
contact@nawaat.org</p>
<p>&nbsp;<br />
P.-S.&nbsp;Pour des raisons indépendantes de ma volonté, il se pourrait que je tarde à répondre à d’éventuels commentaires. Pardon et merci pour la compréhension.<br />
<br />&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="300" align="left" />
<small><br />
<b>(1) -</b> L’expression «&nbsp;<i>Decadent Packet Intrusion</i>&nbsp;» (intrusion décadente à nos paquets IP) est ici utilisée en lieu et place de «&nbsp;<i>Deep Packet Inspection</i>&nbsp;» pour laquelle j’éprouve de nombreuses réserves. J’aurai l’occasion prochainement de m’exprimer sur ce même sujet.<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>(2) &#8211; </b>Difficile de supporter en effet tous ces liens en complément d’information proposés sur des millions de sites et pointant sur  une fausse page 404. Les documents vidéo sur Youtube pour ne citer que celui-là, telles les conférences, colloques, documents scientifiques, informatifs, culturels, etc. sont interdits aux Tunisiens. Le site au milliard de vidéos téléchargées quotidiennement demeure désespérément clos. Certes, pour les plus téméraires et les plus patients, des proxies existent. Mais essayez de regarder via un proxy une conférence de 50 minutes que vous êtes tenu de voir pour des raisons professionnelles &#8230;&nbsp;! Dès la 1 minute, vous allez vous mettre à maudire le «&nbsp;grand ordonnateur&nbsp;» de ce blocage hors la loi, d’une façon inversement proportionnelle au débit du téléchargement de la vidéo.<br />
<br />&nbsp;<br />
Pour un récapitulatif sur la censure en Tunisie, voir notamment l’excellente synthèse de Sami Ben Gharbia «&nbsp;<i><a href="http://www.nawaat.org/portail/2008/08/20/silencing-online-speech-in-tunisia/">Silencing online speech in Tunisia</a></i>&nbsp;» sur <a href="http://www.nawaat.org/portail/2008/08/20/silencing-online-speech-in-tunisia/">Nawaat</a> ou sur <a href="http://globalvoicesonline.org/2008/08/20/silencing-online-speech-in-tunisia/">Global Voices Advocacy</a>. Pour la version française, <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2008/8/22/702/">voir sur ce lien</a>.<br />
<br />&nbsp;<br />
Pour une description de ce que certains Tunisiens subissent en matière de violation de leurs boîtes mail, voir la très pertinente enquête de Malek Khadhraoui «&nbsp;<i><a href="http://stranger-paris.blogspot.com/2008/08/tunisie-opration-main-basse-sur-les.html">Tunisie&nbsp;: Operation main basse sur les emails</a></i>&nbsp;». A ce jour, tout rapport d&#8217;ONG confondu, il s’agit de l’article le plus documenté relatif au détournement des mails des citoyens Tunisiens (témoignages et copies d&#8217;écran à l&#8217;appui). Voir sur le <a href="http://stranger-paris.blogspot.com/2008/08/tunisie-opration-main-basse-sur-les.html">blog de Malek</a> ou sur <a href="http://www.nawaat.org/portail/2008/08/20/tunisie-operation-main-basse-sur-les-emails/">Nawaat.org</a><br />
<br />&nbsp;<br />
<b>(3) &#8211; </b>La sévérité du procédé utilisé pour bloquer <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a> tend manifestement à indiquer que ce type de blocage relève d’un processus centralisé.<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>(4) &#8211; </b>Par &#8220;assimilé&#8221;, j&#8217;entends services de renseignement, hauts fonctionnaires bénéficiant d&#8217;un routage internet spécifique, cabinet présidentiel également (car je doute fort qu&#8217;avec la paranoïa de Ben Ali, celui-ci ait une liaison internet empruntant le même &#8220;trajet&#8221; que les autres services gouvernementaux).<br />
<br />&nbsp;<br />
<b>(5) -</b> Depuis peu, à force de censure et de hacking, l’ami Sami Ben Gharbia est un «&nbsp;SDF&nbsp;» des blogs. Lassé par autant d&#8217;attaques, il est temporairement sur <a href="http://samibengharbia.com">une solution d&#8217;hébergement sans accès FTP</a>.</small></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/%c2%ab-censure-pour-censure-%c2%bb-desormais-nawaat-bloque-la-police-de-l%e2%80%99internet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Deux outils pour les webmasters censurés, notamment pour bloquer la police de l&#8217;internet</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 03:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[“Lite IP Filter” est un script php qui permet de monitorer, voire de bloquer des plages entières d’IP, sans le recours à un serveur de base de données. Le script permet également de détecter les IP derrière un proxy, pour peu que ledit proxy ne soit pas totalement opaque]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/LiteIpFilterLogo.png" alt="" width="350" height="381" border="0" />	</center><br />
	<br />
	&nbsp;&nbsp;&#8226; <b><i>Lite IP Filter</i></b> &nbsp;: &nbsp; un script php de filtrage d&#8217;IP.<br />
	<br />
	&nbsp;&nbsp;&#8226; <b><i>IP Range Tool</i></b> &nbsp;: un utilitaire Mac, Windows et Linux de gestion des plages IP <br />
	&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; incluant la base de données IP mondiale (en offline).<br />
	</p>
<p align="center"><b><a href="#dwldlinks">Voir plus bas pour les liens de téléchargement</a></b></p>
<h2>- A quoi sert &#8220;Lite IP Filter&#8221;  ?</h2>
<p>
	&#8220;Lite IP Filter&#8221; est un script php qui permet de monitorer, voire de bloquer des plages entières d&#8217;IP, sans le recours à un serveur de base de données. Le script permet également de détecter les IP derrière un proxy, pour peu que ledit proxy ne soit pas totalement opaque.<br />
	<br />
<h2>- Pourquoi &#8220;Lite IP Filter&#8221;&nbsp;? </h2>
<p>
	De nombreux cas de figure peuvent nécessiter l&#8217;utilisation de &#8220;Lite IP Filter&#8221;, notamment :<br />
	<br />
	- Si on est mal à l&#8217;aise avec le fichier  .htaccess (ou ne pas y avoir accès du tout),  &#8220;Lite IP Filter&#8221; permet de bloquer les plages IP des spammeurs et de ceux qui, de façon répétitive, abusent du blog.<br />
	<br />
	- On peut avoir un blog, mais ne pas avoir accès au log du serveur web, dans ce cas, on peut utiliser  &#8220;Lite IP Filter&#8221; pour loguer toutes les visites en résumant l&#8217;internet à une seule plage IP &#8220;0.0.0.0 255.255.255.255&#8243;. Dans ce cas de figure, il ne faut pas -évidemment- activer les options de blocage d&#8217;accès.<br />
	<br />
	- On peut également, pour des raisons tout à fait légitimes, bloquer l&#8217;accès au blog à l&#8217;ensemble d&#8217;un ou plusieurs pays. Et ce script a été précisément développé pour bloquer l&#8217;accès à mon blog (<a href="http://astrubal.nawaat.org/">astrubal.nawaat.org</a>), celui de mon ami <a href="http://samibengharbia.com">Sami Ben Gharbia</a> et ceux de <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a> à la police tunisienne de l&#8217;internet. Ces blogs étant censurés en Tunisie, les seules IP qui y accèdent sont en théorie celles des bureaucrates de la censure. Alors &#8220;censurés pour censurés&#8221; en Tunisie, autant bloquer l&#8217;accès à toutes les IP tunisiennes qui se connectent sans proxy. Alors si vous êtes Chinois, Syrien, Libyen Saoudien, Birman, Tunisien etc., et que votre blog fait partie de ceux qui ont été &#8220;honorés&#8221; par la censure de votre pays, n&#8217;hésitez pas, à votre tour, à leur bloquer l&#8217;accès à votre site (<i>pour plus de détails sur la logique de ce blocage, voir <a href="http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/%c2%ab-censure-pour-censure-%c2%bb-desormais-nawaat-bloque-la-police-de-l%e2%80%99internet/">cet article sur nawaat.org</a></i>). Et c&#8217;est d&#8217;autant plus facile avec le second utilitaire <b><a href="#dwldlinks">IP Range Tool</a></b> qui permet, en deux clics, d&#8217;extraire les plages IP à filtrer de n&#8217;importe quel pays pour les inclure dans <b>Lite IP Filter</b> (<i>cf. infra</i>).<br />
	</p>
<div align="center">	<a href="#dwldlinks"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/animated-IP-filter.gif" alt="animated-IP-filter.gif" border="0" width="304" height="100" /></a>
</div>
<p></p>
<h2>- Installation du script</h2>
<p>
	Après téléchargement de &#8220;Lite-ip-filter_1.0.zip&#8221;, décompressez puis uploadez le dossier &#8220;Lite-ip-filter&#8221; à la racine de votre dossier web (ne pas confondre avec la racine de votre compte chez l&#8217;hébergeur).<br />
	<br />
	Si, chez l&#8217;hébergeur, la racine du dossier web est&nbsp;<br />
	<br />
	<b>&#8220;/home/subfolder/WhatEver/www/MonDomaine.org/&#8221;</b><br />
	<br />
	alors le dossier &#8220;<i>Lite-ip-filter</i>&#8221; devrait être placé dans le dossier &#8220;<b>MonDomaine.org</b>&#8220;.<br />
	<br />
	Et quand bien même votre blog pourrait être servi à partir d&#8217;un sous-dossier de la racine web, tel par exemple&nbsp;:</p>
<p>	&#8220;<b>http://www.MonDomaine.org/monblog/index.php</b>&#8220;,</p>
<p>	le dossier &#8220;Lite-ip-filter&#8221; devra toujours être placé à la racine web, c&#8217;est-à-dire, comme indiqué, dans le dossier  &#8220;<b>MonDomaine.org</b>&#8220;.<br />
	<br />Pour éviter que les fichiers log &#8220;<i>ip-filter-log.txt</i>&#8221; et &#8220;<i>RawReq-log.txt</i>&#8221; ne soient accessibles via un navigateur web, <b>il est impératif de leur attribuer un chmod de &#8220;600&#8243;.</b><br />
	<br />
	Ensuite, pour activer le filtrage, insérez tout en haut de la page de chargement du blog les deux lignes suivantes (juste après le &#8220;&lt;?php&#8221;) :<br />
	</p>
<blockquote><p>
		<b><small><br />
		<font color="#00880A">$IpfilterPathfile=$_SERVER['DOCUMENT_ROOT'].&#8221;/Lite-ip-filter/Lite-ip-filter.php&#8221;;<br />
		if (file_exists($IpfilterPathfile)){require_once($IpfilterPathfile);}</font><br />
		</small></b>
	</p></blockquote>
<p>
	Pour l&#8217;exemple, si votre blog est sous WordPress, insérez les deux lignes en haut du fichier &#8220;<i>wp-blog-header.php</i>&#8221; (ce fichier contient le module commun de chargement). Les deux lignes doivent être impérativement les premières (après le &#8220;&lt;?php&#8221;). A noter qu&#8217;après chaque mise à jour de WordPress, ces deux lignes doivent être réinsérées (et ce en attendant la création d&#8217;un plugin spécialement dédié).<br />
	<br />
	Si votre site est géré par un autre CMS n&#8217;ayant pas un module commun de chargement, il faudra alors insérer les deux lignes sur chaque template php (<i>index.php, article.php, rubrique.php, printer.php</i>, etc.).<br />
	</p>
<h2>- Paramétrage des options du script</h2>
<p>
	Les options sont configurable au sein du fichier &#8220;<i>Lite-ip-filter.php</i>&#8220;&nbsp;:<br />
	</p>
<blockquote><p>
		<b>1-</b> Par defaut &#8220;<i>Lite-ip-filter.php</i>&#8221; ne bloque aucun visiteur, il logue uniquement les iPs contenues dans les plages IP. Le format du log est le suivant&nbsp;:<br />
		<br />
		&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<small><i>IP visiteur</i> => <i>IP Proxy</i> => <i>Date</i> => <i>Page demandée</i> => <i>Provenance</i> => <i>Navigateur</i></small></p>
<p>
		Pour bloquer l&#8217;accès au site, modifiez l&#8217;option <b>$DenyIpAccess</b> en lui attribuant la valeur &#8220;<i>true</i>&#8220;.<br />
			</p>
<p>		<b>2-</b> Pour gérer les connexions derrière les proxies, gardez l&#8217;option <b>$DetectBehindProxy</b> avec sa valeur &#8220;<i>true</i>&#8220;. Inversement, avec &#8220;<i>false</i>&#8221;  les IP derrière les proxies ne seront pas detectées.<br />
		</p>
<p>		<b>3-</b> Si l&#8217;option <b>$DenyIpAccessBehindProxy</b>=<i>true</i>; alors les IP derrière les proxies (collant aux plages IP) seront rejetées.<br />
		</p>
<p>		<b>4-</b> L&#8217;option <b>$ExtendedLog</b> génère un log supplémentaire (RawReq-log.txt) avec davantage d&#8217;informations sur la provenance du visiteur. Pour activer cette option, attribuez-lui la valeur &#8220;<i>true</i>&#8220;.
	</p></blockquote>
<p></p>
<h2>- Comment paramétrer la liste des IP à filtrer ?</h2>
<p>
	Les IP sont insérées sous forme de plages IP au format décimal au sein de la variable de type array $DecimalIpRanges. Le format de l&#8217;array doit respecter ces deux conditions:<br />
	<br />
	<i><b>1- </b>Les deux valeurs de chaque plage IP (au format décimal) doivent être séparées par un seul espace. Le script ayant été écrit pour une exécution la plus rapide possible, il fait l&#8217;impasse sur la vérification d&#8217;un défaut de formatage. Cette vérification est censée avoir été faite par l&#8217;utilisateur lors de l&#8217;insertion des plages IP.<br />
	<b>2- </b>Les plages IP doivent être classées par ordre croissant.</i><br />
	<br />Exemple (cf. <i>illustrations plus bas</i>) :</p>
<blockquote><p>
	$DecimalIpRanges= array(<br />
		&#8220;702545920 703070207&#8243;, // 41.224.0.0 41.231.255.255<br />
		&#8220;1347754952 1347754959&#8243;, // 80.85.27.200 80.85.27.207<br />
		&#8220;1361036248 1361036251&#8243;, // 81.31.195.216 81.31.195.219<br />
		);
	</p></blockquote>
<p>
	Le  code de &#8220;Lite IP Filter&#8221; a été conçu pour une exécution très rapide, y compris pour filtrer des milliers de plages IP (soit potentiellement des centaines de millions d&#8217;IP) sans le recours à une base de données. Aussi, est-il capital que l&#8217;array $DecimalIpRanges soit préalablement trié par ordre croissant.</p>
<h2>- Où trouver les IPs à filtrer et comment les formater correctement ?</h2>
<p>
	Pour faciliter l&#8217;usage de &#8220;Lite IP Filter&#8221;, j&#8217;ai également développé un utilitaire baptisé &#8220;<b><a href="#dwldlinks">IP Range Tool</a></b>&#8221; (Mac, Windows et Linux) contenant la base de données de l&#8217;intégralité des IP assignées par les 5 organismes officiels (<i>Afrinic, Apnic, Arin, Iana, Lacnic, Ripencc</i>), soit tout l&#8217;internet en IPv4.<br />
	<br />
	<b>IP Range Tool</b> permet d&#8217;obtenir les plages IP de tout pays par simple clic, y compris dans leur format décimal, triées par ordre croissant et prêtes à être insérées dans le script php. Au-delà des besoins de &#8220;Lite IP Filter&#8221;, le logiciel &#8220;IP Range Tool&#8221; permet également des choses bien sympathiques telles que, entre autres, la création de listes de plages IP au format CIDR (slashé) destinées plutôt à un usage au sein du fichier .htaccess, tout comme une présentation synthétique de l&#8217;état de l&#8217;internet mondial par tête d&#8217;habitant et par pays.<br />
	<br />
	<center><br />
	<img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/SelectCountry.jpg" width="600" height="373" border="0" alt="IP Range Tool main window" title="IP Range Tool  main window"/><br /><small>Lancez le logiciel IP Range Tool, puis faites en sorte que<br />
	la case à cocher &#8220;Disable decimal conversion&#8221; soit décochée.<br />
	Cliquez ensuite sur le pays de votre choix&#8230; Pour l&#8217;illustration, on va choisir la Tunisie.</small><br />
	<br />
	</center><br />
	<br />
	<center><br />
	<img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/CopyConverted.jpg" width="600" height="373" border="0" alt="IP Range Tool getting country IP" title="IP Range Tool  getting country IP" /><br /><small>Copiez les plages IP au format décimal qui apparaissent à droite.<br />(Pour copier, utilisez le bouton droit de la souris ou, alternativement,<br />
	le bouton en haut à droite &#8220;<i>Copy all converted IPs</i>&#8220;).</small><br />
	</center></p>
<p>	<center><img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/PasteDecimalIP.png" width="600" height="214" border="0" /><br /> <small>Allez ensuite sur le script <i><b>Lite-ip-filter.php</b></i> et collez le résultat entre<br />
	<br />les deux parenthèses &#8220;( )&#8221; de l&#8217;array $DecimalIpRanges.</small></center></p>
<blockquote><p>
		<i>Le logiciel  &#8220;</i><i>IP Range Tool</i>&#8221; permet, par ailleurs, de dresser une liste de plages IP de plusieurs pays à la fois, tout comme de convertir des plages de différents formats insérées par l&#8217;utilisateur.
	</p></blockquote>
<p>
	<center><img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/SearchByIsoCode.jpg" alt="IP Range Tool Search by ISO Code" title="IP Range Tool Search by ISO Code" width="600" height="249" border="0" /><br /><small>Pour obtenir une liste de plages IP de différents pays, utilisez le menu <i>Tool>Search by ISO Code&#8230;</i><br />
	Puis saisir les codes ISO des pays désirés.</small><br />
	</center></p>
<p>		<center><img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/BatchConverter.png" alt="IP Range Tool Batch converter" title="IP Range Tool Batch converter" width="600" height="395" border="0" /><br />
		<br />
		<small>Accessoirement, pour convertir des listes de plages de différents formats, cliquez sur le menu &#8220;Tool>Batch converter&#8230;&#8221;<br />
		<br />
		Une nouvelle fenêtre s&#8217;ouvrira, offrant le moyen de convertir les plages IP selon le format désiré.<br />
		</small><br />
	</center><br />
	<br />
	<center><br />
	<img src="http://nawaat.org/portail/ip-filtering-tools/images-lite-ip-filter/SingleConverter.jpg" alt="IP Range Tool Single converter" title="IP Range Tool Single converter" width="595" height="422" border="0" /><br />
	<br />
	<small>Pour gérer individuellement des conversions, n&#8217;hésitez pas à cliquer sur le menu &#8220;Tool>Single converter&#8230;&#8221;</small><br />
	</center><br />
	</p>
<p>	<a name="dwldlinks"></a><br />
	</p>
<div style="background-color:#ffffff;padding:8px;border: 1pt solid #005F9E;">
		</p>
<div align="center"><a href="http://astrubal.nawaat.org/ip-filtering-tools/Lite-ip-filter_1.0.zip"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/liteipfilterdownload.jpg" alt="LiteIpFilterDownload.jpg" border="0" width="304" height="100" /></a></div>
<p></p>
<p><b>1 -</b> Pour télécharger &#8220;<b>Lite IP Filter</b>&#8221; (le script php de filtrage d&#8217;IP)&nbsp;: <a href="http://astrubal.nawaat.org/ip-filtering-tools/Lite-ip-filter_1.0.zip">Lite-ip-filter_1.0.zip</a> (zip).</p>
<p></p>
<div align="center"><img src="http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2010/02/ip-rangetool-download.jpg" alt="IP-rangetool-download.jpg" border="0" width="304" height="100" /></div>
<p></p>
<p><b>2 -</b> Pour télécharger &#8220;<b>IP Range Tool</b>&#8220;, l&#8217;utilitaire Mac Windows et Linux de gestion des plages IP&nbsp;:</p>
<p></p>
<blockquote><p>
			<br />
			<a href="http://astrubal.nawaat.org/ip-filtering-tools/IP-Range-Tool-1.0-win.zip">IP Range Tool 1.0 Windows (2000/XP/VISTA/7)</a> (zip)<br />
			<br />
			<a href="http://astrubal.nawaat.org/ip-filtering-tools/IP-Range-Tool-1.0-osx-univ.zip">IP Range Tool 1.0  Mac OS X (universal pour 10.4+)</a> (zip)<br />
			<br />
			<a href="http://astrubal.nawaat.org/ip-filtering-tools/IP-Range-Tool-1.0-linux.zip">IP Range Tool 1.0  Linux (x86-based avec GTK+ 2.8+ glibc-2.4,libstdc++.so.6, CUPS)</a> (zip)</p>
<p>
			S&#8217;agissant du logiciel <i>IP Range Tool</i>, après téléchargement, aucune installation n&#8217;est à faire&#8230; juste dézipper puis lancer <b><i>IP Range Tool 1.0.exe</i></b> sur Windows/Linux et <i><b>IP Range Tool.app</b></i> sur Mac.<br />
			<br />
			Le cas échéant, pour virer le logiciel, il suffit de glisser le dossier de l&#8217;application dans la corbeille.</p>
</blockquote></div>
<p></p>
<p>Astrubal, le 26 février 2010<br />
<br /><a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a><br />
<br /><a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://astrubal.nawaat.org/2010/02/26/deux-outils-pour-les-webmasters-censures-notamment-pour-bloquer-la-police-de-linternet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;L’art qui ne soulève pas de polémique demeure sans saveur&#8221;</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/11/11/l-art-qui-ne-souleve-pas-de-polemique-demeure-sans-saveur/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 01:55:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[[...] Alors les images d’une Tunisie où les femmes n’ont rien d’autre à faire tout au long de leurs journées, que de se maquiller les yeux au « khol », se larguer au hammam, se « tatouer » au harkous, etc... ne peut intéresser (et encore !) que les gens du pays. Aucune réelle problématique ne peut être soulevée par ces images, édulcorées et l’art qui ne soulève pas de polémique demeure sans saveur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
Lu aujourd&#8217;hui sur les colonnes du Temps un article de Hachemi GHACHEM sous le titre &#8220;Les arts plastiques s’emmêlent les pinceaux&#8221;. En voici un un extrait :</p>
<p><i>[...] Après la disparition récente de l’un de leur dernier représentant, (Zoubeïr Turki), les peintres de l’Ecole de Tunis, demeurent les plus cotés sur un marché plutôt cloisonné. Car, il ne faut pas nous leurrer : aucun peintre, à mes connaissances ne dépasse les frontières du pays.</i></p>
<p><i>Pourquoi cette mainmise de l’Ecole de Tunis sur le marché de l’art tunisien et pourquoi notre peinture reste-t-elle confinée à l’intérieur de nos frontières ?</i></p>
<p><i>Malgré l’absence de lien apparent entre ces deux questions, leurs origines sont, en profondeur, les mêmes.<br />
L’Ecole de Tunis s’est imposée par sa prise en main du pouvoir politique de l’époque et s’est rapidement érigée en rempart contre toute forme d’expression « étrangère » ou toute tentative d’insertion qui pouvait nuire à son image et à sa propre perception de l’avenir artistique et culturel du pays.</i></p>
<p><i>Cette honorable institution avait pour mission de doter le jeune Etat tunisien de ce qui lui faisait atrocement défaut pour la construction de son identité : un éventail ou une « banque » d’images.<br />
Tâche énorme ; les gains aussi !</i></p>
<p><i> Le résultat, même s’il peut soulever des fois une légère polémique, est loin de pouvoir casser des briques.<br />
Attention, il y eut parmi les membres de cette école, des artistes remarquables mais la démarche, l’approche et le traitement frisent généralement le folklorique ou alors nous avons un produit platement touristique.</i></p>
<p><i>Au fil du temps, l’Ecole de Tunis s’avéra ne plus être une institution au service de l’administration de la culture mais elle se métamorphose elle-même, en un pan inébranlable de cette administration.</i></p>
<p><i>C’est ce qui explique sûrement la durée de l’Ecole de Tunis dans le temps et par la même explication le peu d’intérêt que le marché de l’Art européen (par exemple), porte à ses œuvres parce que dans les pays du nord, la peinture, la poésie etc&#8230;, se font en dehors, des pesanteurs administratives et institutionnelles.</i></p>
<p><i>Alors les images d’une Tunisie où les femmes n’ont rien d’autre à faire tout au long de leurs journées, que de se maquiller les yeux au « khol », se larguer au hammam, se « tatouer » au harkous, etc&#8230; ne peut intéresser (et encore !) que les gens du pays. Aucune réelle problématique ne peut être soulevée par ces images, édulcorées et l’art qui ne soulève pas de polémique demeure sans saveur [...]<br />
</i></p>
<p>Source : <a href="http://www.letemps.com.tn/pop_article.php?ID_art=35374">http://www.letemps.com.tn/pop_article.php?ID_art=35374</a><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Du nouveau à propos de Fatma Arabicca&#8230;(ce soir 6/11 sur ElJazeera à 22h)</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/11/06/du-nouveau-a-propos-de-fatma-arabicca/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2009/11/06/du-nouveau-a-propos-de-fatma-arabicca/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 21:33:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon la déclaration de l'avocate de Fatma Arabicca faite à l'instant (ce soir 6/11 sur ElJazeera à 22h), aucune charge n'est encore retenue contre sa cliente, bien que la blogueuse demeure toujours écrouée.

Et, curieusement, face à l'absence de charge, l'avocate semble manquer de punch pour exiger la libération immédiate de sa cliente.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon la déclaration de l&#8217;avocate de Fatma Arabicca faite à l&#8217;instant (ce soir 6/11 sur ElJazeera à 22h), aucune charge n&#8217;est encore retenue contre sa cliente, bien que la blogueuse demeure toujours écrouée.</p>
<p>Et, curieusement, face à l&#8217;absence de charge, l&#8217;avocate semble manquer de punch pour exiger la libération immédiate de sa cliente.</p>
<p>Astrubal<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org">http://astrubal.nawaat.org</a></p>
<p>&nbsp;<br />
M-A-J : Leyla Ben Debba avocate de Fatma Riahi alias Fatma Arabicca a annoncé la libération de la blogueuse  le 8 novembre au matin.</p>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tunisie : En détention depuis 3 jours, la blogueuse tunisienne, Fatma Arabicca, risque 3 ans de prison pour ses activités sur Internet</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/11/06/tunisie-en-detention-depuis-3-jours-la-blogueuse-tunisienne-fatma-arabicca-risque-3-ans-de-prison-pour-ses-activites-sur-internet/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2009/11/06/tunisie-en-detention-depuis-3-jours-la-blogueuse-tunisienne-fatma-arabicca-risque-3-ans-de-prison-pour-ses-activites-sur-internet/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 18:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://astrubal.nawaat.org/2009/11/06/tunisie-en-detention-depuis-3-jours-la-blogueuse-tunisienne-fatma-arabicca-risque-3-ans-de-prison-pour-ses-activites-sur-internet/</guid>
		<description><![CDATA[La blogueuse tunisienne et professeur de théâtre, Fatma Riahi (34 ans), plus connue en ligne sous le pseudonyme “Arabicca” est en ce moment détenue au poste de police d’El Gorjani depuis le mercredi 4 novembre 2009.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://freearabicca.files.wordpress.com/2009/11/free-arabicca2.jpg" /><br />image : <a href="http://freearabicca.wordpress.com/">http://freearabicca.wordpress.com/</a></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La blogueuse tunisienne et professeur de théâtre, Fatma Riahi (34 ans), plus connue en ligne sous le pseudonyme <b>“Arabicca”</b> est en ce moment détenue au poste de police d’El Gorjani depuis le mercredi 4 novembre 2009.</p>
<p>    « <i>Elle est soupçonnée d’être la personne qui se cache derrière le blogueur caricaturiste anonyme,Z, du blog Débat Tunisie et fait face à des accusations de diffamation passibles de poursuites pénales pour lesquelles elle risquerait jusqu’à trois ans de prison </i>»  nous a confirmé un membre du groupe de soutien de la blogueuse.</p>
<p>Fatma Rihani a d’abord été convoquée à comparaître, le 2 novembre, devant la brigade criminelle pour être interrogée sur ses activités sur internet. Après plusieurs heures d’interrogatoire elle a été relâchée, le soir même, vers 22h.</p>
<p>La blogueuse à été convoquée de nouveau le lendemain pour être accompagnée de trois officiers de polices à son domicile situé à Monastir, une ville côtière à 160 km de la capitale, dans le but de trouver des éléments étayant leurs accusations. Les policiers sont repartis en confisquant son ordinateur.</p>
<p>Une nouvelle perquisition le mercredi 4 novembre permet aux agents de la brigade criminelle de mettre la main sur ses mots de passe et ainsi accéder à son compte Facebook. Ramener dans les locaux de la brigade, elle n’en est plus ressortie depuis.</p>
<p>Selon <b><a href="http://advocacy.globalvoicesonline.org/2009/11/06/tunisia-blogger-fatma-riahi-arrested-and-could-face-criminal-libel-charge/">Global Voices Advocacy</a></b> «<i> Arabicca s’est vue refuser de rencontrer son avocat, maître Laila Ben Debba, qui n’a pu lui parler que quelques minutes. </i>» Fatma Rihani a entamé aujourd’hui son 3 jours de garde à vue.</p>
<p>A noter que sur le blog <a href="http://debatunisie.canalblog.com/">Débat Tunisie</a>, que les policiers soupçonnent Arabicca d’animer, une nouvelle caricature a été publié, aujourd’hui 6 novembre, sous le titre “<a href="http://debatunisie.canalblog.com/archives/2009/11/06/15699298.html">Jacques Doucinaud</a> sauve la Tunisie” en réponse à <a href="http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&#038;categ=1&#038;news=104092">un article</a> paru dans le quotidien Tunisien, La Presse, le même jour. Chose qu’Arabicca ne pouvait pas faire si elle était réellement derrière ce blog.</p>
<p>Fatma écrivait sur son blog, <a href="http://fatma-arabicca.blogspot.com/">Fatma Arabicca</a>, qu’elle a supprimé trois jours avant son arrestation. Des blogueurs tunisiens ont depuis lancé le blog <a href="http://freearabicca.wordpress.com/">Free Arabicca</a>, ainsi qu’une <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=171535170769&#038;v=wall"page Facebook de soutien</a> en réaction à cette arrestation et appellent à mener une campagne pour sa libération.</p>
<p></a><a href="http://www.nawaat.org">www.nawaat.org</a><br />
<br /> post publié sur Nawaat.org sur ce <a href="http://www.nawaat.org/portail/2009/11/06/tunisie-en-detention-depuis-3-jours-la-blogueuse-tunisienne-fatma-arabicca-risque-3-ans-de-prisons-pour-ses-activites-sur-internet/">lien</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>PS:</b> Pour apporter votre soutien à Arabicca, visitez SVP le blog <a href="http://freearabicca.wordpress.com/">http://freearabicca.wordpress.com/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Il faudrait peut-être arrêter l’hypocrisie et demander des comptes à qui de droit</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/05/23/il-faut-peut-etre-arreter-lhypocrisie-et-demander-des-comptes-a-qui-de-droit/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2009 23:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[En parcourant cet après-midi Tunisnews (n°3284 du 21 mai 2009), je tombe encore sur un de ces articles débordant d’hypocrisie et de mauvaise foi. Le genre d’articles qui reprennent à satiété les tartines du discours officiel tout en faisant mine de pointer les insuffisances du paysage médiatique tunisien :

    إن الخطاب الرسمي يحث على أن يذهب الإعلاميون في كتاباتهم إلى أبعد مما هو موجود، وهي دعوة صريحة إلى القطع مع الخوف، وإلى الثقة بالنفس وبقدرة البلاد على أن تُقدم النموذج في الإعلام مثل ما قدمته في الاستقرار السياسي وجودة الحياة وحسن التصرف في المال العام وغيرها. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En parcourant cet après-midi <a href="http://www.tunisnews.net/21mai09a.htm">Tunisnews (n°3284 du 21 mai 2009)</a>, je tombe encore sur un de ces articles débordant d’hypocrisie et de mauvaise foi. Le genre d’articles qui reprennent à satiété les tartines du discours officiel tout en faisant mine de pointer les insuffisances du paysage médiatique tunisien :</p>
<div class="redacarabe">
<blockquote><p><strong><br />
إن الخطاب الرسمي يحث على أن يذهب الإعلاميون في كتاباتهم إلى أبعد مما هو موجود، وهي دعوة صريحة إلى القطع مع الخوف، وإلى الثقة بالنفس وبقدرة البلاد على أن تُقدم النموذج في الإعلام مثل ما قدمته في الاستقرار السياسي وجودة الحياة وحسن التصرف في المال العام وغيرها.<br />
</strong></p></blockquote>
</div>
<p>C’est ce que Mokhtar Dabbabi nous rappelle encore une fois dans son dernier article. En somme, comme si le chef de l’exécutif tunisien, répétant la même litanie depuis plus 10 ans, n’a aucune emprise sur le paysage médiatique de son pays et encore moins sur la chaine nationale Canal 7 ou la TAP &#8230; et dont l&#8217;indigence du vocabulaire est unique au monde.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><small><a href="http://astrubal.nawaat.org/images/indigence-du-vocabulaire-La-Presse-De-Tunisie.html"  target="indigence">Outre La Presse</a>, cliquez <a href="http://www.google.com/search?hl=en&#038;num=100&#038;q=site%3A.www.tap.info.tn+%22(personnel|particulier|constant|soutenu|majeur|personnelle|particuliere|constante|soutenue|majeure)%2B(accord%C3%A9%7Caccord%C3%A9e)%22" target="indigence">ici pour afficher</a> l&#8217;indigence du vocabulaire de la TAP également</small><br /><iframe hspace="0" marginheight="0" marginwidth="0" name="indigence" src="http://astrubal.nawaat.org/images/indigence-du-vocabulaire-La-Presse-De-Tunisie.html" frameborder="0" height="300" scrolling="yes" width="600"></iframe><br />
<br />&nbsp;<br /></center></p>
<p>&nbsp;<br />
<center><img src="/images/indigence-des-medias-tunisiens-les-Unes-du-22-mai-2009/Media-tunisien-22-mai-2009.jpg" alt="Tunisie média liberté de la presse" usemap="#Media-tunisien-22-mai-2009" width="600" border="0" /><br /><small>Une illustration de quelques &#8220;Unes&#8221; d’aujourd’hui&#8230; <br /><em>évidemment le président de la République n&#8217;y est pour rien&#8230; totalement irresponsable&nbsp;!</em></small></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Que le chef de l’Etat Tunisien &#8211; comme dans certains pays démocratiques &#8211; n’ait aucune emprise sur des semblants de quotidiens  « indépendants » tels <em>Essahafa</em>, <em>Echourouk</em>, et <em>La Presse de Tunisie</em>, je suis disposé à faire semblant d’avaler cette couleuvre. En revanche, si le journaliste Dabbabi, lui, peut songer un instant que c’est également le cas de la TAP, de Canal 7 et du quotidien le <em>Renouveau</em> (organe du RCD), alors pourquoi ne demande-t-il pas carrément la démission du président de la République qui ne préside plus rien du tout&nbsp;?</p>
<p>Que le chef de l’Etat ne soit pas en mesure d’empêcher Mouldi M’barek d’écrire des âneries&nbsp;(1), qu’il fasse en sorte alors (lui le président du RCD) d’ouvrir largement les colonnes du Renouveau, entre autres, aux rapports de la Cour des comptes balayant lesdites âneries du scribouillard de « La Presse »(2), qu’il initie une réforme en profondeur de la TAP, qu’il ordonne une enquête sur les manquements déontologiques de la même TAP et de Canal 7.</p>
<p>Je ne demande pas à Dabbabi de partager l’opinion que je me fais sur la crédibilité des discours du chef de l’exécutif en matière de liberté de l’information. En revanche je l’invite à arrêter l’hypocrisie pour demander des comptes à qui de droit.  Et si en matière d’information, « les employés » journalistes sont toujours aussi mauvais, c’est que peut-être leur employeur y est pour quelque chose.</p>
<p>&nbsp;<br />
Astrubal, le 22 mai 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a></p>
<hr width="250" />
<br />&nbsp;<br />
<strong>(1)</strong> &#8211;  Du genre de cette <a href="http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&#038;categ=1&#038;news=94084">dernière perle de Mouldi M&#8217;barek</a> : </p>
<p>&#8220;la Tunisie [… ] occupe, actuellement, une place de choix sur la scène mondiale où elle joue un rôle de premier plan dans la révolution numérique que notre pays a <strong>merveilleusement maîtrisée et administrée</strong> [...] pour en être, aujourd’hui, acteur à part entière, voire pionnier, pour apporter des solutions pratiques et justes aux évolutions futures de la <strong>gouvernance mondiale</strong> de l’Internet […]&#8221;</p>
<p><strong>(2)</strong> &#8211;  Voilà comment ce qui est qualifié de «<em>merveilleusement maitrisée et administrée</em>» est décrit par la Cour des comptes au travers de l&#8217;ATI : </p>
<blockquote><p>
<em><strong>2- Rôle de l’Agence [tunisienne d’internet ATI] en tant qu’opérateur public</strong></p>
<p>L’Agence n’a pas conclu de conventions avec certains fournisseurs de services et n’a pas procédé à la mise à jour des conventions établies avec d’autres.</p>
<p>En outre, le contrôle exercé par l&#8217;Agence sur les fournisseurs de services internet se limite à un suivi à distance sans s&#8217;assurer  de la qualité du service rendu. Ce type de contrôle n&#8217;étant assuré par aucun intervenant au niveau du secteur, le Ministère de tutelle est appelé à mieux définir le rôle de chacun des intervenants.</p>
<p>Il est apparu, par ailleurs, que les catégories de services à valeur ajoutée de type internet obtenues par les fournisseurs dans le cadre des autorisations d’exploitation qui leur ont été accordées ne reflètent plus la réalité du secteur de l’internet. Cette situation ne permet pas d&#8217;assurer la fourniture d&#8217;un service compatible avec le nombre d’accès utilisés et avec la qualité requise.</p>
<p>Concernant la gestion des « domaines internet », il a été constaté l’absence d’un répertoire des sites tunisiens malgré l’accroissement de leur nombre qui a atteint 3964 sites en avril 2007.</p>
<p><strong>3- Rôle de l’Agence tunisienne d’internet dans le développement du secteur</strong></p>
<p>Le projet confié à l’Agence depuis 6 ans pour le développement de la production et de la promotion des sites nationaux sur le réseau internet, n’a pas été concrétisé. En outre, le Programme  d’encouragement à la production de contenus, n’a pas connu la réussite escomptée et n’a fait l’objet d’aucun rapport d’évaluation.</p>
<p><strong>4- Les perspectives de l’Agence</strong></p>
<p>L’arrêté du Ministre des communications du 22 mars 1997 a désigné l’Agence tunisienne d’internet comme opérateur public pour les services à valeur ajoutée des télécommunications de type internet sans définir expressément le terme « opérateur public ». L’ATI a été chargée, dans ce cadre, d’accomplir des missions incompatibles avec sa forme juridique.</p>
<p><font color="red"><strong>En outre, l’autorisation accordée à l’ATI pour l’exploitation du nœud d’accès au réseau international d’internet est sans assise juridique depuis 2001.</strong></font></em> [NDLR&nbsp;: en somme, c'est, entre autres, l'une des merveilles de l'administration de l'internet en Tunisie selon M'brarek].</p>
<p><em>D’une façon générale, considérant le statut actuel de l’ATI, la redéfinition de  ses attributions et le fait qu’elle n’est plus considérée comme entreprise publique suite à la cession par l’Etat d’une partie du capital de Tunisie Telecom, la Cour recommande de repenser la forme juridique de l’Agence et d’adopter celle qui correspond le mieux à la mission  qui lui est assignée et de définir clairement ses relations avec tous les intervenants  dans le secteur de l&#8217;internet.</em>
</p></blockquote>
<p>Source : <strong>Cour des comptes</strong>, <em>Résumé du vingt troisième rapport annuel</em>, pages 33 et 34.</p>
<p>&nbsp;</p>
<map name="Media-tunisien-22-mai-2009">
<area shape="rect" coords="4,2,174,161" href="/images/indigence-des-medias-tunisiens-les-Unes-du-22-mai-2009/Tunisie-Media-Le-Renouveau-22_05_2009.jpg" target="_self" title="Tunisie media le renouveau 22 05 2009" />
<area shape="rect" coords="415,2,608,150" href="/images/indigence-des-medias-tunisiens-les-Unes-du-22-mai-2009/Tunisie-Media-Essahafa-22_05_2009.jpg" target="_self" title="Tunisie media essahafa 22 05 2009" />
<area shape="rect" coords="176,147,423,395" href="/images/indigence-des-medias-tunisiens-les-Unes-du-22-mai-2009/Tunisie-Media-TAP-22_05_2009-cropped.jpg" target="_self" title="Tunisie media tap 22 05 2009 cropped" />
<area shape="rect" coords="2,387,175,531" href="/images/indigence-des-medias-tunisiens-les-Unes-du-22-mai-2009/Tunisie-Media-Alchourouk-22_05_2009.jpg" target="_self" title="Tunisie media alchourouk 22 05 2009" />
<area shape="rect" coords="424,380,604,530" href="/images/indigence-des-medias-tunisiens-les-Unes-du-22-mai-2009/Tunisie-Media-La-Presse-22_05_2009.jpg" target="_self" title="Tunisie media la presse 22 05 2009" />
</map>
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		</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Un membre du Comité central du RCD, Mohamed Sakher El Matri, acquiert une villa au Canada pour 2&#160;550&#160;000 $ canadiens</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/05/08/tunisie-un-membre-du-comite-central-du-rcd-mohamed-sakher-el-matri-acquiert-une-villa-au-canada-pour-2550000-canadiens/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2009 03:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Partis politiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[En suivant l’URL publiée par Omar K, on découvre un PDF d’un journal local canadien mentionnant le nom d’un certain « Sakher Mohamed El-Matri », acquéreur d’une villa sise au 70 place du Belvédère à Montréal. Le quartier est aussi cossu que le montant de la transaction, soit 2&#160;550&#160;000 dollars canadiens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En suivant l’URL publiée par <a href="http://omarkhayyam.blogsome.com/2009/05/06/baraka/">Omar K</a>, on découvre un <a href="http://www.westmountindependent.com/WIv2.10.a.pdf">PDF d’un journal local canadien</a> mentionnant le nom d’un certain «&nbsp;Sakher Mohamed El-Matri&nbsp;», acquéreur d’une villa sise au 70 place du Belvédère à Montréal. Le quartier est aussi cossu que le montant de la transaction, soit 2&nbsp;550&nbsp;000 dollars canadiens.<br />
<br />&nbsp;<br />
<center><br />
<img src="/images/sakher-70-place-du-belvedere-westmount.jpg" alt="La liste des transactions immobilières publiée par le Westmount Independent mentionnant Mohamed Sakher El Matri " /><br /><small><em><strong>La liste des transactions immobilières publiée par le &#8220;<a href="http://www.westmountindependent.com/WIv2.10.a.pdf">Westmount Independent</a>&#8220;</strong></em></small></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><br />
<img src="/images/sakher-70-place-du-belvedere.jpg" alt="" /><br /><small><em>Vue de la villa par Google Earth</em></small></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Et bien sûr, honni soit qui mal y pense…, et ce, en attendant que Bahloul, la TAP, M’Barek et la Presse de Tunisie félicitent notre compatriote pour sa démarche conquérante au niveau du marché immobilier international.</p>
<p>Et il est probable d’ailleurs que le même Bahloul, si professionnel qu’il est, profiterait de l’occasion pour apporter à ses lecteurs (surtout entrepreneurs parmi eux) quelques infos supplémentaires concernant les procédures légales relatives aux transferts de fonds vers l’étranger. Et qui sait, peut-être auraient-ils droit à quelques fac-similés des formulaires de la banque centrale de Tunisie en rapport avec de telles transactions.</p>
<p>D’ici là, que toutes les mauvaises langues, les jaloux et les vils colporteurs de ragots s’abstiennent de distiller leur fiel. Et comme le répète souvent notre Mouldi M’barek national «&nbsp;<em>oui à la liberté d’expression, mais dans le strict respect de la loi pardi</em>&nbsp;!&nbsp;» Donc, inutile de faire le rapace en sautant sur l’occasion pour remettre une fois de plus sur la place publique la question de la Déclaration du patrimoine. Tous les Tunisiens étant égaux devant la loi, il n’y a pas de raison pour soumettre tel ou tel Tunisien en particulier à des obligations exorbitantes, fût-il Sakher El Matri, un ministre ou un président de la République. Du reste, la tâche échue à notre administration fiscale suffit amplement à effectuer les contrôles nécessaires. Et pour ceux qui auraient des doutes, Me. Maatar, entre autres, pourrait en témoigner !</p>
<p>Astrubal, le 8 mai 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tunisie Internet : 41.231.0.0, une classe B dédiée aux usagers ADSL sous surveillance ?</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/05/05/tunisie-internet-4123100-une-classe-b-dediee-aux-usagers-adsl-sous-surveillance/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2009 13:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les blocs IP attribués à la Tunisie, il y a la plage 41.224.0.0/13. Soit (et sauf erreur de notre part), 8 blocs de classe B, qui s’étalent du 41.224.0.0 au 41.231.0.0. Avec pour chaque bloc 65536 IP possibles. Or, il semblerait selon un article de Ezzeddine El Ahmadi que la classe IP 41.231.0.0 serait une classe spécialement dédiée pour être « routée » selon les besoins non pas de l’utilisateur, mais ceux de la police de l’internet&#160;!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les blocs IP attribués à la Tunisie, il y a la plage 41.224.0.0/13. Soit (et sauf erreur de notre part), 8 blocs de classe B, qui s’étalent du 41.224.0.0 au 41.231.0.0. Avec pour chaque bloc 65&nbsp;536 IP possibles.</p>
<p>Or, il semblerait selon un article de <a href=" http://pdpinfo.org/spip.php?article50999">Ezzeddine El Ahmadi, (عز الدين الأحمدي)</a> que la classe IP 41.231.0.0 serait une classe spécialement dédiée pour être « routée » selon les besoins non pas de l’utilisateur, mais ceux de la police de l’internet&nbsp;!</p>
<p>L’auteur de la révélation n’apporte pas dans son article d’éléments techniques probants, mais promet de publier ultérieurement une enquête sur cette classe IP des «<em>maghdhoubina ‘alaihom</em>».</p>
<p>A suivre donc&#8230;</p>
<p>Astrubal, le 5 mai 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Torture : Quand ça part en vrille lors du Comité préparatoire de la conférence de Durban II entre la présidente Libyenne de la séance et Ashraf el Hagoug Gomma</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/05/02/quand-ca-part-en-vrille-lors-du-comite-preparatoire-de-la-conference-de-durban-2/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2009/05/02/quand-ca-part-en-vrille-lors-du-comite-preparatoire-de-la-conference-de-durban-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 May 2009 04:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Durban Review Conference<br /> Preparatory Committee<br />Third substantive session, 15 - 17 April 2009<br />Palais des Nations in Geneva, Switzerland<br />&#160;<br />3rd Plenary Meeting<br /> Friday, 17 April 2009, 16:15 - 18:00<br />&#160;<br /><em>Chairperson</em> :  <strong>Najat Al-Hajjaji, Libyan Arab Jamahiriya</strong><br /> <em>Speaker</em> :  <strong>Ashraf el Hagoug Gomma (for UN Watch) </strong><br />&#160;<br />Source video : <a href="http://www.un.org/webcast/">http://www.un.org/webcast/</a><br />Cropped by <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><embed src="http://blip.tv/play/Af7BAI+pKQ" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="300" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed><br />Vidéo hébergée sur Blip.tv : <a href="http://blip.tv/file/2062200/">http://blip.tv/file/2062200/</a></center></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Durban Review Conference<br />
Preparatory Committee</strong><br />
Third substantive session, 15 &#8211; 17 April 2009<br />
Palais des Nations in Geneva, Switzerland</p>
<p>3rd Plenary Meeting<br />
Friday, 17 April 2009, 16:15 &#8211; 18:00</p>
<p><em>Chairperson</em> : 	<strong>Najat Al-Hajjaji, Libyan Arab Jamahiriya</strong><br />
<em>Speaker</em> : 	   <strong>Ashraf el Hagoug Gomma (for UN Watch) </strong></p>
<p>Source video : <a href="http://www.un.org/webcast/">http://www.un.org/webcast/</a><br />
Cropped by <a href="http://www.nawaat.org/">Nawaat.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Fallait le dire à ces jeunes qui dansaient au bal de la Soulamiyya ! [vidéo]</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2009 20:35:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[F. Fillon :” [s’agissant des problèmes des droits de l’Homme] on en demande plus à la Tunisie qu’à d’autres pays de la région“. Soit Monsieur Fillon&#160;! A présent, il serait bien que Monsieur Fillon, lors de sa prochaine visite en Tunisie, aille expliquer à ces jeunes que l’on voit sur la vidéo que “<i>ceux qui dansent au bal de la Soulamiyya n’ont pas à demander autant que ceux qui dansent au bal musette. Comment pourrait-il en être autrement alors qu’ils viennent d’une autre région, parlent l’arabe et dans leur écrasante majorité de confession musulmane (de surcroît)&#160;!</i>” Faut pas pousser non plus … même les exigences en matière de respect des droits humains ont des limites à ne pas dépasser.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>F. Fillon :&#8221; [s'agissant des problèmes des droits de l'Homme] <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/europe/20090424.FAP8353/droits_de_lhomme_on_en_demande_plus_a_la_tunisie_qua_da.html">on en demande plus à la Tunisie qu&#8217;à d&#8217;autres pays de la région</a>&#8220;. Soit Monsieur Fillon !</p>
<p>A présent, il serait bien que Monsieur Fillon, lors de sa prochaine visite en Tunisie, aille expliquer à ces jeunes que l&#8217;on voit sur la vidéo que &#8220;<em>ceux qui dansent au bal de la Soulamiyya n&#8217;ont pas à demander autant que ceux qui dansent au bal musette. Comment pourrait-il en être autrement alors qu&#8217;ils viennent d&#8217;une autre région, parlent l&#8217;arabe et dans leur écrasante majorité de confession musulmane de surcroît !</em>&#8221; Faut pas pousser non plus &#8230; même les exigences en matière de respect des droits humains ont des limites à ne pas dépasser.<br />
<br />&nbsp;</p>
<div align="center"><nobr><object width="300" height="246"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9520y_soulamia-fi-lycee-activite_lifestyle&#038;related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x9520y_soulamia-fi-lycee-activite_lifestyle&#038;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="245" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><object width="300" height="246"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x6jw7b_bal-musette-2_music&#038;related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x6jw7b_bal-musette-2_music&#038;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="300" height="245" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></nobr><br /><small><em>Tant ils se ressemblent, les mêmes jeunes qui dansent au bal musette auraient certainement<br />hué les paroles de Fillon par solidarité avec leurs &#8220;congénères&#8221; du Sud !</em></small></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tunisie Censure : De la sanction collective à la sanction judiciaire</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 23:22:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[«<i>rachida-la-grosse-pute@wanadoo.com, c’est l’adresse Internet à partir de laquelle [un] informaticien avait écrit à la garde des Sceaux</i>» rapporte <b>France Info</b>. En présence de la victime Rachida Dati, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé aujourd’hui une condamnation à 1&#160;000 euros d’amende avec sursis. La différence entre une dictature et une démocratie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
<center><img src="/images/Rue89dati.jpg" alt="Rachida Dati" /><br /><small>Photo <a href="http://www.rue89.com/">Rue89.com</a></small></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>«<em>rachida-la-grosse-pute@wanadoo.com, c’est l’adresse Internet à partir de laquelle [un] informaticien avait écrit à la garde des Sceaux</em>» <a href="http://www.france-info.com/spip.php?article285392">rapporte France Info</a>. «<em>Rachida Dati avait assez peu goûté l’insulte, et s’était constitué partie civile.</em>» En présence de la victime R. Dati, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé aujourd’hui une condamnation à 1&nbsp;000 euros d’amende avec sursis.</p>
<p>La différence entre une dictature et une démocratie (aussi imparfaite soit-elle), réside également dans le fait de pouvoir poursuivre les auteurs (et exclusivement les auteurs) des agressions verbales entre autres. Lesquelles agressions peuvent parfois être plus violentes que les agressions physiques. </p>
<p>Dans une dictature à la tunisienne, en matière de liberté d’expression sur internet, on verrouille, on bâillonne et on bloque les sites internet sous le prétexte fallacieux de prévenir les délits. Afin qu’on ne puisse abuser de la liberté, on fait <a href="http://www.nawaat.org/portail/2008/08/27/tunisie-reduire-au-silence-la-liberte-dexpression-sur-internet/">acte de prévention en supprimant ladite liberté</a> de s’exprimer quand bien même en toute violation de la loi. La sanction collective via le blocage <a href="http://cybversion.org/">par pans entiers de l’internet</a> devient l’instrument idéal pour verrouiller le champ médiatique (YouTube, Dailymotion, etc.). Ce faisant, il n’appartient plus aux juridictions de se prononcer sur le caractère diffamatoire ou pas d’un quelconque propos. C’est la police qui apprécie ce qui peut être dit ou pas.  Quand un ministre ment ou commet un abus de bien social, et qu’un citoyen le qualifie de menteur ou de voleur, c’est la police qui intervient pour décapiter le support online où la dénonciation à lieu. Ceci évidemment en violant la loi qui permet à tout citoyen de dénoncer de tels actes en apportant la preuve de la vérité du fait diffamatoire devant un tribunal. Qu’il puisse y avoir des diffamations condamnables par les tribunaux sur internet, nul ne peut le contester. En revanche, seuls les tribunaux ont compétence pour prononcer de telles sanctions. C’est ce que le droit de la République tunisienne prescrit.</p>
<p>A ce propos faut-il insister pour tordre le cou à ce mythe que l’on relaye à satiété concernant le vide juridique en Tunisie pour ce qui est de la diffusion d’écrits et de documents de nature diffamante, outrageante ou portant atteinte à l’ordre public via internet. Il faut être naïf pour croire qu’avec tout l’arsenal juridique que nous avons, de tels excès puissent échapper, « juridiquement parlant », à la compétence de nos tribunaux. Le droit tunisien et notamment les dispositions du code de la presse permettent de condamner, entre autres, toute diffamation dont la vérité du fait diffamatoire ne peut-être apportée, tout comme d’ailleurs de faire retirer sous astreinte tout élément causant un dommage illégitime (illégitime au sens jurisprudentiel du terme) à sa victime, y compris sur un support online. Si le support se trouve hors du territoire tunisien, et étant donnée la nature pyramidale de la responsabilité en matière d’édition et de diffusion, les juridictions tunisiennes peuvent remonter jusqu’à l’ATI pour exiger d’elle de bloquer la source du dommage causé. Bien plus encore, si l’urgence est manifeste et avérée, il est même envisageable de faire sortir le juge de son lit au plein milieu de la nuit pour lui faire faire signer une ordonnance en ce sens.</p>
<p>Il y a quelque mois, j’avoue que j’ai été gêné par les propos de quelques amis indiquant qu’il serait éventuellement normal de reconnaître la censure, et ce, en légiférant afin de l’organiser. Et, qu’au fond, la reconnaissance d’un brin de censure contre la pornographie, la diffamation et tout ce qui peut heurter nos enfants pourrait finalement faire plus de bien que de mal. Et en guise d’argument d’autorité, on mentionne volontiers ce qui se passe sous d’autres cieux, y compris démocratiques. Or de tels propos ignorent souvent que la Tunisie est déjà soumise aux mêmes obligations juridiques que ces pays en matière de garanties judiciaires contre les violences, et ce, quelles que soient leurs formes, verbales ou physiques (1).</p>
<p>Le problème ce ne sont pas les textes qui manquent pour pratiquer la censure ni d’ailleurs la démocratie. Nous en avons trop, plus qu’il n’en faut. Si l’on appliquait les textes existants avec toutes leurs imperfections, la Tunisie deviendrait l’une des plus grandes démocraties de la planète.</p>
<p>A ce jour, aucune faille juridique ne permet la diffusion de documents pédophiles. C’est plutôt l’inverse, tant les sanctions pénales sont lourdes à cet égard. De même, les dispositions en matière de diffamation et de défense de l’ordre public on ne sait plus où les stocker. Par conséquent, nous allons légiférer pour faire quoi ? Peut-être pour protéger le citoyen contre cette censure sauvage alors ? Pourtant, rien dans notre législation actuelle ne confère à une quelconque autorité le droit de censurer arbitrairement <a href="http://astrubal.nawaat.org/2006/06/12/tunisie-le-scandale-de-la-403-maquillee-en-404/">les sites des partis politiques</a>, <em>a fortiori</em>, légaux, ni d’ailleurs le blog de <a href="http://www.nawaat.org/portail">Nawaat</a> ou les autres sites tout aussi bâillonnés!</p>
<p>Il faut prendre garde à ne pas tomber dans le piège de la pédophile et de la pornographie. Le problème réside dans l’illégalité de la procédure des blocages des sites et ce quelque soit leur contenu, y compris pornographique. Il est inacceptable que sous prétexte de la nature illégale d’un site que l’on suive une procédure illégale pour le bloquer. Malheureusement, je constate avec regret que même des activistes occidentaux contre la censure tombent parfois dans le piège de la pornographie. Combien de fois ai-je pu lire des propos rapportant des cas de blocage où les auteurs se sentaient presque obligés de parler de pornographie d’une façon bien maladroite. Cherchant à être le plus neutres possible en rapportant de tels cas en Tunisie,  ils finissent imperceptiblement à reprendre à leur propre compte l’argument de la pornographie comme une passerelle normale à la censure illégale (2). Par ailleurs, tout aussi agaçant, c’est lorsqu’un cas de blocage toujours aussi illégal se produit et qu’on le justifie par une erreur des serveurs d’une société tierce « Smartfilter ». Que le blocage soit dû à « GorjaniFilter », « CarthageFilter » ou « SmartFilter » cela ne change rien aux données du problème, et la pornographie encore moins à justifier les procédures illégales.</p>
<p> Certes, et comme je l’ai déjà relevé ailleurs, il n’est pas anormal que l’Etat tunisien acquière tel ou tel logiciel de filtrage. Et pour être encore plus clair, il s’agit bien de la capacité de le détenir et non d’en faire un usage sauvage et illégal. Et il y a deux ans, <a href="http://astrubal.nawaat.org/2006/01/22/de-la-censure-aux-armes-massivement-liberticides-en-tunisie/">je le répétais dans un article</a> coécrit avec mon ami <a href="http://kitab.nl/">Sami</a> « <em>on ne nie pas le droit de l’administration tunisienne d’avoir la maîtrise de l’environnement médiatique. Et à la limite, sous de grosses réserves […], nous ne sommes pas loin de penser que la détention des moyens de filtrage, aussi sophistiqués soient-ils, relève pour l’Etat, des nécessités inhérentes à la sécurité nationale. En revanche, l’utilisation et l’usage qui peut en être fait ne peuvent se concevoir sans le cadre impérieux de la loi et sous le contrôle non moins impérieux du pouvoir judiciaire. En somme, que la Tunisie détienne de tels moyens techniques n’est pas en soi choquant, c’est l’usage abusif, sauvage et criminel qui doit être dénoncé et condamné de la manière la plus ferme.</em>»</p>
<p>Et plus concrètement (et à escient, je vais utiliser l’exemple de la pornographie), ça signifie ceci : Tout citoyen, tout créateur tout journaliste doit être en mesure d’identifier la personne ou le service qui décapite un site sous prétexte de contenu pornographique. Il doit pouvoir l’identifier et être en mesure de contester la base légale de ce blocage devant les tribunaux.</p>
<p>D’une part, pour les créateurs et diffuseurs de contenu, et parce que le journaliste peut publier une enquête sur les agressions sexuelles dans les prisons ou la prostitution de luxe dans les hôtels ; le créateur produire une œuvre assez provocante ; et le simple citoyen publier sur son blog ses essais qui ont l’inconvénient de déplaire… il est inacceptable que le blocage pour « contenu pornographique » puisse avoir lieu selon une procédure opaque sans possibilité de recours juridictionnel. D’autre part, pour ceux qui cherchent à accéder à l’information, il est tout aussi inadmissible qu’un bureaucrate censeur décide ce que le spécialiste en obstétrique, le spécialiste en MST ou le chercheur en sociologie des mœurs aient le droit de lire ou pas. De même, il est inacceptable de justifier les dommages causés en se réfugiant derrière les soi-disant erreurs des serveurs alimentant les cribles de SmartFilter et autres logiciels de blocage.</p>
<p>Donc faut-il une loi pour donner les moyens aux justiciables de contester le blocage de leurs sites ou de ceux qu’ils consultent ?  Même pas ! Car même si l’ATI nie les blocages en se réfugiant derrière des arguments techniques du côté des providers, cela ne la met &#8211; en théorie &#8211; nullement à l&#8217;abri d’éventuelles poursuites. Que l’ATI reconnaisse ou pas ses actes illégaux, il appartient à l’enquête judiciaire, aidée éventuellement par des rapports d’expertise, de déterminer les responsabilités. C’est ce que fait tous les jours la police judiciaire en traquant les auteurs des crimes et délits qui ne laissent forcément pas leurs cartes de visite sur les lieux de leurs méfaits !</p>
<p>S’il ne s’agissait que de nos libertés fondamentales, de la régulation de l’usage de l’internet, de la préservation de l’ordre public, nous pouvons d’ores et déjà mettre notre législateur au chômage pour au moins 20 à 30 ans. Et tant qu’à faire, nous pourrions allouer les économies de salaire induites au budget de la justice, afin qu’elle veille en toute indépendance au respect de l’application de la loi. Et c’est sur ce plan là que nous avons au moins 20 à 30 ans de retard à rattraper.<br />
<br />&nbsp;</p>
<hr width="60%"/>
<small><br />
(1) &#8211; Parce qu’il n’appartient à personne de faire l’apologie de la violence et parce que, ne serait-ce que pour se conformer aux dispositions des conventions internationales ratifiées par la Tunisie, il est de l’obligation de l’Etat Tunisien et de sa justice d’intervenir systématiquement pour faire cesser, d’une part, tout acte de violence, et d’autre part, de prévoir des mécanismes permettant à toute victime de poursuivre son agresseur. Les violences par le verbe et par le mot n’ont jamais dérogé à ces principes énoncés. Présentées ainsi, et parce que ces garanties judiciaires, de par leurs fondements, s’avèrent tellement évidentes, il est donc vain de discuter si la censure peut être légalisée ou pas. La question ne se pose même pas. Et c’est d’autant plus absurde, qu’il n’existe aucun pays au monde ne prévoyant de possibilité de recours à ses citoyens contre la diffamation, les outrages et autres agressions de ce type. Et la Tunisie n’y déroge pas.<br />
<br />&nbsp;<br />
(2) &#8211;  Juste une illustration à travers l’une des interventions de l’ami Nart sur le sujet : “<em>Tunisia uses SmartFilter to block access to categories of websites, such as pornography, <font color="red">but</font> also adds their own targets, often political web sites, to the blocking lists</em>”.<br />
Cf. &#8220;<a href="http://opennet.net/node/950">Tunisian journalist sues government agency for blocking Facebook, claims damage for the use of 404 error message instead of 403</a>&#8221; <a href="http://opennet.net/node/950">http://opennet.net/node/950<br />
</a><br />
</small><br />
<br />&nbsp;<br />
Astrubal, le 29 avril 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que Twitter ?</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/04/25/quest-ce-que-twitter/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 03:48:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160;
Qu&#8217;est-ce que Twitter ?Uploaded by buzzmanTV
&#160;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div><center><object width="480" height="291"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x91cyt_questce-que-twitter-y_tech&#038;related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x91cyt_questce-que-twitter-y_tech&#038;related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="291" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x91cyt_questce-que-twitter-y_tech">Qu&#8217;est-ce que Twitter ?</a></b><br /><i>Uploaded by <a href="http://www.dailymotion.com/buzzmanTV">buzzmanTV</a></i></center></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand l&#8217;UE stigmatise la Tunisie, la TAP et la Presse de Tunisie se félicitent&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 20:19:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un document de la COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES relatif à la « mise en œuvre de la politique européenne de voisinage » en date du 23 avril 2009, l’Union européenne épingle une fois de plus la situation politique qui prévaut en Tunisie. Dans ce document ventilé en 8 sections, la deuxième intitulée «Dialogue politique et réformes» pointe les «lacunes» tunisiennes en la matière.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un document de la COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES relatif à la « <a href="http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/progress2009/sec09_521_fr.pdf">mise en œuvre de la politique européenne de voisinage </a>» en date du 23 avril 2009, l’Union européenne épingle une fois de plus la situation politique qui prévaut en Tunisie.  Dans ce document ventilé en 8 sections, l&#8217;une d&#8217;entre elles, intitulée «<em>Dialogue politique et réformes</em>», pointe les «<em>lacunes</em>» tunisiennes en la matière.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><a href="http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/progress2009/sec09_521_fr.pdf"><img src="/images/Doc-UE-23-avril-2009.jpg" alt="" width="500" height="409" border="0" /></a></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>« <em>La situation du système <b>judiciaire</b> et pénal continue</em> &#8211; <a href="http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/progress2009/sec09_521_fr.pdf">indique le document</a>- <em>à présenter des lacunes. L’observation de plusieurs procès en Tunisie en 2008 a montré que, dans un nombre de cas, l’application pratique des droits et procédures prévus par la loi n’a pas été respectée.</em>»</p>
<p>Le même document s’attarde par ailleurs sur le «<em>manque de respect des procédures judiciaires et du droit à la défense et des droits des détenus a été relevé dans plusieurs cas, et des accusations de torture sont restées sans suite.</em>» Quant à la liberté d’expression, les lacunes relevées sont aussi sévères :</p>
<p>«<em>La <b>liberté d’expression</b> connaît toujours des difficultés, et il en est de même pour le libre accès à Internet et à son contenu. Dans des classements internationaux de la liberté de la presse, la Tunisie figure en bas du tableau, et des entraves empêchent aux journalistes de faire leur travail librement. Le Code de la Presse demeure très restrictif, toute nouvelle publication ne pouvant être imprimée sans autorisation du Ministère de l’Intérieur et du Développement local. En 2008, la procédure du dépôt légal pour les journaux étrangers a été supprimée, mais des limitations dans leur libre circulation persistent.</em>»</p>
<p>«<em>L&#8217;application concrète et quotidienne des garanties liées à <b>la liberté d&#8217;association</b> et de participation à la vie politique connaît toujours de nombreuses entraves. En effet, le décalage persistant entre d&#8217;une part, la législation nationale et les engagements internationaux et, d&#8217;autre part, leur application concrète, est une analyse partagée avec des nombreux acteurs, tels que le Parlement européen ou le Rapporteur spécial de l&#8217;ONU sur la liberté d&#8217;expression et d&#8217;opinion.</em>»</p>
<p>«<em>Des exemples constatés de manière récurrente sont les entraves au travail des défenseurs des droits de l’homme, aux réunions de certains partis politiques légaux et des associations, ainsi que la limitation de la circulation de personnes par la pratique de rétention de passeports.</em>»</p>
<p>«<em>L’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme en avril 2008, a recommandé la facilitation de l’enregistrement des organisations de la société civile, des associations et des partis politiques. La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, la plus ancienne organisation pour les droits de l&#8217;homme dans la région, est toujours empêchée de fonctionner normalement.</em>»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Néanmoins, les auteurs de ce document relèvent quelques points positifs, notamment en ce qui concerne « la situation de la <b>femme</b> et la protection de leurs droits [qui] demeurent parmi les meilleures du monde arabe. » </p>
<p>Et, il n’en fallait pas plus pour que la <a href="http://www.tap.info.tn/fr/index.php?option=com_content&#038;task=view&#038;id=64060&#038;Itemid=245">TAP</a>, (reprise par <a href="http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&#038;categ=1&#038;news=92606">La Presse de Tunisie</a>), s’empare entre autres de ce passage pour rédiger un papier dans son style inimitable en matière d’<a href="http://stranger-paris.blogspot.com/2009/04/stabilite-politique-et-democratie-en.html">escroqueries</a> <a href="http://www.nawaat.org/portail/2009/04/12/stabilite-politique-et-democratie-en-tunisie-la-tap-ne-risque-pas-la-mise-a-l%E2%80%99index/">journalistiques</a>. Le document de l’UE ne contient plus désormais que des éloges&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><a href="/images/TAP-UE-doc.jpg" rel="nozoom" ><img src="/images/TAP-UE-doc-small.jpg" alt="Propagande TAP" width="428" height="400" border="0" /></a><br /><a href="/images/TAP-UE-doc.jpg" rel="nozoom" >Cliquez sur l&#8217;image, pour afficher l&#8217;intégralité de la dépêche</a></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>L’ironie de l’histoire, c’est que, au même moment et à quelques encablures de la rédaction de la TAP et de <em>La Presse de Tunisie</em>, Larbi Chouikha devait subir les inepties de Lazhar Bououni et de ceux qui se sont exprimés au nom du ministère de la Communication tout comme ceux au nom du Conseil supérieur de la communication dissertant sur la « <strong><em>Déontologie de l’information dans un monde arabe en mutation</em></strong> » (thème du colloque des 23 et 24 avril organisé par l’IPSI.)</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><a href="/images/ipsi-colloque.jpg" rel="nozoom"><img src="/images/ipsi-colloque-small.jpg" alt="" width="428" height="358" border="0" /></a><br /><a href="/images/ipsi-colloque.jpg" rel="nozoom">Cliquez pour afficher l&#8217;intégralité de la plaquette du colloque</a>.</center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>La TAP comme « La Presse » ne pouvaient offrir durant ce colloque une meilleure illustration de leurs <a href="http://astrubal.nawaat.org/index.php?tag=tap">conceptions de la déontologie de l’information</a>.</p>
<p>&nbsp;<br />
<i>PS : Curieusement ( et ce n’est pas la première fois que cela arrive), <a href="http://www.tap.info.tn/fr/index.php?option=com_content&#038;task=view&#038;id=64060&#038;Itemid=245">la dépêche sur le site de la TAP</a> n’est plus accessible …</i><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Astrubal, le 24 avril 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>ANNEXE</strong>:<br />
Voici l&#8217;intégralité de la section intitulée &#8220;<em>Dialogue politique et réformes</em>&#8221; du document de la Commission Des Communautés Européennes :<br />
<a href="http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/progress2009/sec09_521_fr.pdf">http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/progress2009/sec09_521_fr.pdf</a><br />
<br />&nbsp;</p>
<p><center><strong>DIALOGUE POLITIQUE ET REFORMES</strong></center></p>
<p>Démocratie et Etat de droit</p>
<p><i>Les objectifs poursuivis dans ce domaine visent entre autres à consolider les institutions garantissant la démocratie et l’Etat de droit, développer le rôle de la société civile, promouvoir les reformes administratives notamment en vue d’améliorer la transparence, consolider l’indépendance et l’efficacité de la justice, et à améliorer les conditions pénitentiaires.</i></p>
<p>En ce qui concerne les <b>élections</b> présidentielles, une loi constitutionnelle portant dérogation aux dispositions électorales a assoupli, en juillet 2008, les règles relatives aux candidatures à la Présidence en supprimant la condition de parrainage par 30 députés/présidents de municipalités, et en autorisant les premiers responsables de tout parti politique depuis deux années minimum à présenter leur candidature. En outre, la même loi a réduit l’âge de vote de 20 à 18 ans. La possibilité pour les partis d’opposition d’être présents au Parlement a été renforcée, un minimum de 25% des sièges leur étant assuré selon les dispositions en vigueur. Les élections parlementaires et présidentielles sont prévues pour l’automne 2009, et leur bon déroulement sera essentiel pour le processus démocratique tunisien. Le gouvernement a annoncé des mesures garantissant l’accès des candidats opposants aux médias audiovisuels publics durant la campagne électorale, et s’est engagé à ce que le scrutin se déroule dans des conditions d’intégrité et de transparence.</p>
<p>La situation du système <b>judiciaire</b> et pénal continue à présenter des lacunes. L’observation de plusieurs procès en Tunisie en 2008 a montré que, dans un nombre de cas, l’application pratique des droits et procédures prévus par la loi n’a pas été respectée.</p>
<p>Dans le domaine de la <b>justice</b>, le programme de modernisation du secteur, financé par la Commission européenne, avance bien et tous les contrats signés ont démarrés ; concernant l&#8217;appui à l&#8217;Institut de formation des avocats (ISPA), l&#8217;adhésion du Barreau dans les modalités de fonctionnement actuelles de l&#8217;Institut est une évolution positive à signaler, et la participation des avocats à ce programme s’est beaucoup améliorée. </p>
<p>La Tunisie a ratifié la Convention des Nations Unies contre la <b>corruption</b> en mars 2008. Le niveau de perception de corruption entre 2007 et 2008 est pratiquement constant. Toutefois la Tunisie compte plusieurs institutions pour lutter contre la corruption, comme notamment les Commissions des marchés publics, le Conseil du marché financier et la Cour des comptes.</p>
<p><b>Respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales</b></p>
<p><i>Les objectifs poursuivis dans ce domaine comprennent: le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales conformément aux conventions internationales; le respect de la liberté d’association, d’expression et le pluralisme des médias; la promotion et protection des droits des femmes et des enfants ; et le respect des principes, des droits fondamentaux, des normes et des conventions fondamentales du travail.</i></p>
<p>La deuxième réunion du sous-comité « Droits de l’homme et Démocratie » a eu lieu en octobre 2008. L’UE et la Tunisie ont convenu de l’utilité de l’enceinte de dialogue qui permet un échange de vues sur les questions relatives aux <b>droits de l’homme</b> et à la démocratie dans un climat de confiance. Il a été convenu d’étudier les futures formules de coopération possibles afin d’augmenter le rôle de la société civile dans le débat sociétal et la démocratie tunisienne. La tenue de cette réunion n’a pourtant pas été suivie des résultats concrets en ce qui concerne le respect des droits de l’homme dans le pays.</p>
<p>Dans le cadre des Nations Unies, le Conseil des droits de l’homme a débuté ses travaux relatifs à l’Examen périodique universel de tous ses membres. Lors de sa participation à l’Examen périodique universel dans ce cadre en avril 2008, la Tunisie a annoncé vouloir accueillir tous les rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme, ainsi que de la Commission africaine des droits de l’homme, et de vouloir soumettre en 2008 huit rapports en suspens aux organes conventionnels des Nations Unies. Hormis le troisième rapport périodique sur l’application de la Convention relative aux droits de l&#8217;enfant, les autres rapports n’ont pas encore été soumis.</p>
<p>La Tunisie n’a toujours pas adhéré aux Protocoles facultatifs du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Elle a également posé quelques réserves aux dites conventions, la plupart portant sur la non-conformité de certains articles avec la Constitution tunisienne.</p>
<p>Pour ce qui est des visites des rapporteurs spéciaux, des demandes de visite ont été soumises par le rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, sur la torture (2007), et sur les défenseurs des droits de l’homme (2008). Aucune visite n’a eu lieu en 2008. Il y a accord sur une prochaine visite du Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l&#8217;homme et des libertés fondamentales dans la lutte anti-terroriste, mais elle ne s’est encore matérialisée. La Tunisie a accepté toutes les recommandations formulées à l’issue de l’Examen périodique par le Conseil des droits de l’homme, et a créé une instance chargée de suivre la mise en œuvre de ces recommandations.</p>
<p>En juin 2008, une loi a été promulguée pour consacrer l’indépendance du Comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en le dotant d’un statut législatif et en renforçant son autonomie financière. Ses attributions ont été élargies (visites inopinées dans les lieux de détention) et il dispose désormais de la capacité d’auto-saisine sur des questions relevant de son champ de compétence.</p>
<p>La <b>peine de mort</b> demeure en vigueur dans la législation, mais elle n&#8217;est plus appliquée depuis 1991, toute peine capitale ayant été commuée en réclusion à perpétuité. La Tunisie a annoncé que le chef de l’Etat a publiquement déclaré qu’il ne signerait plus jamais de mandat d’exécution. En 2008, la Tunisie était absente lors du vote sur la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelant à un moratoire. </p>
<p>En ce qui concerne la détention, parmi les éléments positifs, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est autorisé à visiter les prisons tunisiennes, et depuis 2005, l’ensemble des établissements a été visité. En avril 2008, la Tunisie a annoncé étendre cette autorisation à Human Rights Watch. Des pourparlers sont en cours concernant les futures modalités de coopération. Les conditions de vie carcérale restent à améliorer et il a été fait état de mauvais traitements de détenus. Un manque de respect des procédures judiciaires et du droit à la défense et des droits des détenus a été relevé dans plusieurs cas, et des accusations de <b>torture</b> sont restées sans suite.</p>
<p>La Tunisie s’est dotée en juillet 2008 d’une loi pour les femmes enceintes en détention. </p>
<p>La <b>liberté d’expression</b> connaît toujours des difficultés, et il en est de même pour le libre accès à Internet et à son contenu. Dans des classements internationaux de la liberté de la presse, la Tunisie figure en bas du tableau, et des entraves empêchent aux journalistes de faire leur travail librement. Le Code de la Presse demeure très restrictif, toute nouvelle publication ne pouvant être imprimée sans autorisation du Ministère de l’Intérieur et du Développement local. En 2008, la procédure du dépôt légal pour les journaux étrangers a été supprimée, mais des limitations dans leur libre circulation persistent. </p>
<p>L&#8217;application concrète et quotidienne des garanties liées à <b>la liberté d&#8217;association</b> et de participation à la vie politique connaît toujours de nombreuses entraves. En effet, le décalage persistant entre d&#8217;une part, la législation nationale et les engagements internationaux et, d&#8217;autre part, leur application concrète, est une analyse partagée avec des nombreux acteurs, tels que le Parlement européen ou le Rapporteur spécial de l&#8217;ONU sur la liberté d&#8217;expression et d&#8217;opinion. </p>
<p>Des exemples constatés de manière récurrente sont les entraves au travail des défenseurs des droits de l’homme, aux réunions de certains partis politiques légaux et des associations, ainsi que la limitation de la circulation de personnes par la pratique de rétention de passeports. </p>
<p>L’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme en avril 2008, a recommandé la facilitation de l’enregistrement des organisations de la société civile, des associations et des partis politiques. La Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, la plus ancienne organisation pour les droits de l&#8217;homme dans la région, est toujours empêchée de fonctionner normalement. </p>
<p>[Ce qui sera retenu par la TAP...]<br />
<em>La situation de la <b>femme</b> et la protection de leurs droits demeurent parmi les meilleures du monde arabe. En avril 2008, la Tunisie a levé les réserves annexées à la loi portant ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant ; a ratifié le Protocole facultatif à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et a approuvé la Convention relative aux droits des personnes handicapées et du Protocole facultatif s’y rapportant. L’adoption en février 2008 d’un projet de loi amendant certaines dispositions du Code du statut personnel a permis de consacrer le droit au logement de la mère divorcée ayant la garde de ses enfants. Un Plan national sur les violences à l’égard des femmes est à l’étude, marquant un intérêt accru pour les questions de violence familiale et conjugale. La Tunisie a poursuivi sa politique de promotion des droits sociaux, culturels et économiques avec une importance particulière pour les droits des femmes et des enfants.</em><br />
[... au détriment du reste]</p>
<p>En ce qui concerne les droits des enfants, la situation en Tunisie est généralement bonne (taux de scolarisation très élevé, faible présence du travail des enfants, etc.), et la totalité des conventions internationales thématiques a été ratifié.</p>
<p>En dépit des acquis sociaux importants, en matière de droits fondamentaux et des normes du travail, certains problèmes continuent à se poser quant au respect de la Convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical. Certains articles du Code du travail restent non-conformes avec les dispositions de ladite convention. </p>
<p><b>Sujets régionaux et internationaux ; coopération dans les domaines des relations étrangères et de la sécurité, prévention des conflits et gestion des crises</b></p>
<p>En matière de relations étrangères, sécurité/défense et coopération régionale, le dialogue avec l’UE en matière de PESC et PESD est régulier au niveau régional (y compris dans le cadre du Dialogue 5+5) et bilatéral avec les Etats Membres.  La Tunisie mène une politique ouverte et modérée sur les grands dossiers internationaux comme avec l&#8217;ensemble de ses voisins. L&#8217;ancrage à l&#8217;UE en constitue l’un des axes prioritaires, tout comme la référence permanente à la place du multilatéralisme dans la conduite des affaires mondiales. </p>
<p>Tout comme l’année dernière, la Tunisie appuie les efforts internationaux en matière de gestion de crises (Afrique, Moyen Orient), et participe activement au dialogue au sein des Nations Unies. </p>
<p>Malgré l’engagement constant de la Tunisie et le rôle de facilitateur qu’elle joue, l&#8217;intégration régionale entre les pays du Maghreb continue à se heurter à de nombreux obstacles, difficiles à surmonter. Les échanges commerciaux inter-maghrébins sont encore très réduits. Les barrières non tarifaires, administratives et normatives ainsi que l’interprétation variée des règles d’origine ont jusqu’à présent empêché des avancées substantielles. L&#8217;UMA (Union du Maghreb Arabe) ne fonctionnera réellement que quand les écueils politiques qui créent des obstacles à son travail seront franchis.  En matière de lutte contre le terrorisme, il n’y a pas eu de progrès à rapporter.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tunisie : l&#8217;avant-gardisme préhistorique&#8230;</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/04/22/tunisie-lavant-gardisme-prehistorique/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 04:07:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
&#160;
Tout commentaire serait de l&#8217;ordre du superflu&#8230;
&#160;
&#160;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><a href="/images/Avant-gardisme-Prehistorique.jpg"><img src="/images/Avant-gardisme-Prehistorique.jpg"  width="550" height="645"  alt="Media Propagande Tunisie, La Presse, TAP, RTCI, Préhistoire" /></a></center></p>
<p>&nbsp;<br />
Tout commentaire serait de l&#8217;ordre du superflu&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pub anti Apple, Microsoft rajoute une couche&#8230;tout aussi grimaçante&#160;!</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 15:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Faute de pouvoir endiguer la vague des switchers vers Mac avec un système d'exploitation à la hauteur d’OS X, Microsoft se rabat sur des pubs ayant pour argument le prix des machines. Avec la dernière, il rajoute une couche tout aussi niaise et grimaçante. Balmer conseille d'investir dans une machine la moins chère possible, en négligeant le choix d'un système d'exploitation aussi productif et robuste que OSX.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
<center><object width="560" height="340"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Qui43P1kztw&#038;hl=fr&#038;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Qui43P1kztw&#038;hl=fr&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"></embed></object></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Faute de pouvoir endiguer la vague des switchers vers Mac avec un système d&#8217;exploitation à la hauteur d’OS X, Microsoft se rabat sur des pubs ayant pour argument le prix des machines. Avec la dernière, il rajoute une couche tout aussi niaise et grimaçante. Balmer conseille d&#8217;investir dans une machine la moins chère possible, en négligeant le choix d&#8217;un système d&#8217;exploitation aussi productif et robuste qu&#8217;OSX.</p>
<p>Pour les hardgamers, il n&#8217;y a aucun doute, le PC est plus utile qu&#8217;un Mac. Et pour cause, la majorité des possesseurs de Mac que je connaisse ont des PC qui servent de consoles de jeu.</p>
<p>Au moment ou toute la communication d&#8217;Apple est axée sur ce qu&#8217;ils font de mieux, en l&#8217;occurrence la stabilité de leur OS et leurs logiciels IPhoto, Imovie, Final Cut Pro, Keynotes, Pages, Logic Pro, Garage Band, Itunes, etc., Microsoft joue les suiveurs en focalisant sur les prix et non sur ce qu&#8217;il offre de mieux pour les tâches de tous les jours. C&#8217;est à croire qu&#8217;ils n&#8217;ont plus grand-chose qui exécute de telles tâches aussi bien que la concurrence. Bon d&#8217;accord, IE est une catastrophe, Vista terriblement lent et encore instable, la suite Office demeure fragile aux scripts malsains, mais il reste le fait que le PC est la meilleure console du marché. Sans ironie, n&#8217;est-il pas plus efficace de communiquer sur ce que l&#8217;on fait de mieux sur un PC et que l&#8217;on ne peut pas faire sur un Mac ? Le temps presse, car même sur le terrain des logiciels ludiques, avec le cheval de Troie que fut l&#8217;iPhone au sein de la communauté des développeurs Windows, le marché des jeux ne semble pas en mesure de rester encore longtemps le bastion de Microsoft. Pris en tenaille par les logiciels libres d&#8217;un côtés et OSX de l&#8217;autre, et faute d&#8217;innovations, Windows a pas mal de soucis à se faire dans les années à venir. Et la grimace de la dame devant les machines d&#8217;Apple au sein de la dernière pub semble, en effet, de circonstance.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><img src="/images/The-Wincer.jpg" alt="Apple Microsoft marketing mediocre " /></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Astrubal, le 10 avril 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Tunisie, TAP : Puis-je dire autre chose que : مــــــاينة</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 05:08:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Même pour le générateur de la langue de bois tunisienne, je n'oserais ajouter un tel fragment de phrase: "<em>[Il a plu, alors] dans le cadre de l'attachement constant [du président] à la quiétude et à la sérénité des citoyens [les cérémonies officielles ont été annulées]</em>". Je ne pourrais le faire car ça enlèverait tout l'aspect authentique de ce générateur. Bref, comme on dit en Tunisien <font size="+2"><b>مــــــاينة</b></font>   ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Même pour le générateur de <a href="http://astrubal.nawaat.org/2009/03/30/l-art-tunisien-de-la-langue-de-bois-logiciel-m-a-j/">la langue de bois tunisienne</a>, je n&#8217;oserais ajouter un tel fragment de phrase: &#8220;<em>[Il a plu, alors] dans le cadre de l&#8217;attachement constant [du président] à la quiétude et à la sérénité des citoyens [les cérémonies officielles ont été annulées]</em>&#8220;.</p>
<p>Je ne pourrais le faire, car ça enlèverait tout l&#8217;aspect authentique de ce générateur, tant la réalité dépasse à présent le loufoque !</p>
<p>Bref, comme on dit en Tunisien <font size="+1"><b>مــــــاينة</b></font>   </p>
<p><center><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/Tunisie-langue-de-bois-Ben-ali-annulation.jpg" alt="Tunisie, une langue de bois à toute épreuve" width="427" height="775" /><br /><a href="http://www.tap.info.tn/fr/index.php?option=com_content&#038;task=view&#038;id=63321&#038;Itemid=1">Source TAP</a></center><br />
<br />&nbsp;<br />
Astrubal, le 10 avril 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Reconstitution vidéo du crash de Tuninter 1153 [National Geographic]</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/04/10/reconstitution-video-du-crash-de-tuninter-1153-national-geographic/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2009/04/10/reconstitution-video-du-crash-de-tuninter-1153-national-geographic/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 03:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160;
Voici quelques vignettes du contenu de la vidéo de la reconstitution du crash de Tuninter 1153. A noter que les auteurs de la vidéo n&#8217;ont pas été particulièrement tendres avec les pilotes Tunisiens. A chacun de se faire son opinion. La vidéo se trouve sur ce lien.
&#160;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
Voici quelques vignettes du contenu de la vidéo de la reconstitution du crash de Tuninter 1153. A noter que les auteurs de la vidéo n&#8217;ont pas été particulièrement tendres avec les pilotes Tunisiens. A chacun de se faire son opinion. La vidéo <a href="http://www.nawaat.org/portail/2009/04/09/tunisie-documentaire-video-reconstituant-le-crash-de-tuninter-1153/">se trouve sur ce lien</a>.<br />
<br />&nbsp;</p>
<div <center><em>Cliquez sur chaque vignette pour agrandir. </em><br />
<img src="/images/Tunisie-Tuninter-Crash-Thumbs.jpg"  usemap="#crash_tuninter"  width="463" height="1675"  border="0" /></p>
<map name="crash_tuninter">
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<area shape="rect" coords="175,1641,400,1665" href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/" title="Berberus Mass Image Resizer" target="_blank" rel="nozoom" /></map>
<p>&nbsp;</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Clin d&#8217;oeil à Sami Ben Gharbia à propos de son tweet relatif à Ehjeb. com</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/04/03/ehjeb-cent-pour-cent-ouakaha/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 01:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160;
Demande de blocage du site Ehjeb . com sur le site Ehjeb . comCliquez pour agrandir l&#8217;imagePour suivre Sami sur Twitter http://twitter.com/ifikra
&#160;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
<center>Demande de blocage du site Ehjeb . com sur le site Ehjeb . com<br /><a href="http://astrubal.nawaat.org/images/ouakahet-ehjeb.jpg"><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/ouakahet-ehjeb.jpg" width="400" alt="ehjeb.com التمرّد على أخلاق الشبکة العربية للانترنات و وقاحة الإنحلال الأخلاقي أمام واجب الدفاع عن حرية نقل المعلومة خاصة في الدول العربية القامعة لحرية التعبير" title="التمرّد على أخلاق الشبکة العربية للانترنات و وقاحة الإنحلال الأخلاقي أمام واجب الدفاع عن حرية نقل المعلومة خاصة في الدول العربية القامعة لحرية التعبير" /></a><br />Cliquez pour agrandir l&#8217;image<br />Pour suivre <a href="http://kitab.nl/">Sami</a> sur Twitter <a href="http://twitter.com/ifikra">http://twitter.com/ifikra</a></center><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’ADSL en Tunisie : Akamai donne du travail à la TAP et à MM</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/04/01/l%e2%80%99adsl-en-tunisie-akamai-donne-du-travail-a-la-tap-et-a-mm/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 17:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160;
Dans son dernier rapport concernant les connexions haut débit, Akamai place la Tunisie dans une position très flatteuse. Et voici ce que probablement la TAP et MM escamoteront du rapport : « It is not clear what drove the double digit increases in broadband percentages during the second quarter — it could be related to [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
Dans son dernier rapport concernant les connexions haut débit, Akamai place la Tunisie dans une position très flatteuse. Et voici ce que probablement la TAP et MM escamoteront du rapport : « <em>It is not clear what drove the double digit increases in broadband percentages during the second quarter — it could be related to localized consumption of content from the Beijing Olympic  Games. <strong>If that is the case, then these three countries will likely not appear in the Broadband Top 10 list for  the fourth quarter</strong> — we will re-examine their ranking in the next report.</em> »</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Tunisiens n’auront droit qu à ce beau tableau&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/Classement-Akamai.png" alt="ADSL tunisie classement Akamai" /></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Toujours est-il, voici le texte accompagnant ces chiffres :<br />
<br />&nbsp;<br />
<em>Internationally, the percentage of connections to Akamai at speeds greater than 2 Mbps continues to be more clustered than the “high broadband” data, as it was in the second quarter as well. The cluster continues to tighten, with only 13% separating No. 1 Tunisia (97%) and No. 10 Denmark (84%) — the gap was 20% in the first quarter of 2008, and 15% in the second quarter of 2008. The United States dropped to No. 30 on the list, seeing a nearly 10% loss from the second quarter. five countries in the Broadband Top 10 also appear in the High Broadband Top 10 for the second quarter of 2008: South Korea, Japan, Hong Kong, Belgium and Denmark. This is down from seven countries in the second quarter. </em></p>
<p><em>Quarter-to-quarter changes for many of the countries on the list above were fairly modest. However, the three newcomers to the list (Tunisia, Oman and Monaco) all experienced significant growth in broadband percentages from the second quarter, placing them all on the Broadband Top 10 list. It is not clear what drove the double digit increases in broadband percentages during the second quarter — it could be related to localized consumption of content from the Beijing Olympic  Games. If that is the case, then these three countries will likely not appear in the Broadband Top 10 list for  the fourth quarter — we will re-examine their ranking in the next report.<br />
</em></p>
<p>&nbsp;<br />
<center><a href="http://astrubal.nawaat.org/images/Page-Classement-Akamai.jpg"><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/Page-Classement-Akamai-small.jpg" alt="ADSL tunisie classement Akamai" /></a></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Astrubal, le 1er avril 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mise à jour du générateur de l’art tunisien de la langue de bois</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/03/30/l-art-tunisien-de-la-langue-de-bois-logiciel-m-a-j/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 00:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[
En reproduisant quelques nouvelles formules du grand prêtre en la matière [MM du quotidien "La Presse de Tunisie"], voici une mise à jour du générateur de la langue de bois tunisienne.
Je reprends ci-bas la présentation de la version précédente :
A partir de quelques articles de la presse tunisienne, l&#8217;on s&#8217;est amus&#233; &#224; dresser la liste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script language="javascript" src="/images/langue_de_bois.js"></script></p>
<p>En reproduisant quelques nouvelles formules du grand prêtre en la matière [MM du quotidien "La Presse de Tunisie"], voici une mise à jour du générateur de la langue de bois tunisienne.</p>
<p><strong>Je reprends ci-bas la présentation de la version précédente :</strong></p>
<p><em>A partir de quelques articles de la presse tunisienne, l&#8217;on s&#8217;est amus&eacute; &agrave; dresser la liste des mots qui reviennent le plus fr&eacute;quemment, tels que : &laquo;peuple, int&eacute;r&ecirc;t, changement, ambition, choix, demain, valeurs, d&eacute;cision, orientation, avenir, d&eacute;fi, peuple, initiative, etc&raquo;.</p>
<p>La juxtaposition de tous les extraits s&#8217;av&egrave;re remarquablement &eacute;difiante. Quasi syst&eacute;matiquement, ces mots qui remplissent des colonnes enti&egrave;res drainent du vide avant, du vide pendant et du vide apr&egrave;s. Des phrases enti&egrave;res qui se r&eacute;p&egrave;tent quotidiennement et que l&#8217;on peut d&eacute;composer de la mani&egrave;re suivante :</p>
<p>1 &#8211; une entame (vide de sens) ;<br />
2 &#8211; une affirmation (encore plus vide) ;<br />
3 &#8211; un constat (toujours aussi vide) ;<br />
4 &#8211; et la port&eacute;e de ce qui vient d&#8217;&ecirc;tre affirm&eacute; (qui renvoie &agrave; son tour au vide sid&eacute;ral).</p>
<p>Et le vide est tel, qu&#8217;il est possible sur des phrases enti&egrave;res de les mixer n&#8217;importe comment, et l&#8217;on retombe toujours sur la m&ecirc;me chose : du vide. A la lecture des articles, notamment du quotidien &#8220;La Presse&#8221;, la seule chose qui change, c&#8217;est l&#8217;ordonnancement de ces quatre parties.</p>
<p>Et poussant l&#8217;exp&eacute;rience, l&#8217;on s&#8217;est amus&eacute; &agrave; dresser un tableau (voir infra) qui reprend le type de phrases qu&#8217;on lit sur les pages des m&eacute;dias tunisiens. Et c&#8217;est ce m&ecirc;me tableau qui nous a ensuite servi &agrave; &eacute;laborer ce g&eacute;n&eacute;rateur de discours de langue de bois que voici (et pour ceux qui le souhaitent, <a href="/images/javascript_langue_de_bois.txt">ici le code source du javascript</a>).</em></p>
<p> &nbsp;</p>
<form name="discours">
<div align="center">
<input type="button" value="G&eacute;n&eacute;rer un discours" onClick="GenererDiscours(); return false;"/>
<select name="poplongueur" size="1"><option value="1">Court</option><option value="2">Moyen</option><option value="3">Long</option></select>
<p><font size="-3">R&eacute;f&eacute;rences des fragments</font></p>
<p><textarea name="ReferenceFragment" rows="3" cols="64"></textarea></p>
<p><font size="-3">Discours g&eacute;n&eacute;r&eacute;</font><br />
<textarea name="DiscoursGenere" rows="22" cols="64"></textarea></p>
</div>
</form>
</p>
<div align="center">
<p><b>Voici le tableau qui a servi au g&eacute;n&eacute;rateur ci-dessus :</b></p>
</div>
<p><font size="1" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">La colonne &laquo; A &raquo; repr&eacute;sente les entames de phrases, la colonne &laquo; B &raquo; l&#8217;affirmation, la colonne &laquo; C &raquo; le constat et la colonne &laquo; D &raquo; la port&eacute;e relev&eacute;e.</font></p>
<p><font size="1" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">On peut commencer la lecture n&#8217;importe o&ugrave; sur la premi&egrave;re colonne, puis passer &agrave; la deuxi&egrave;me colonne, quelle que soit la position de la cellule, et ainsi de suite pour arriver &agrave; la quatri&egrave;me partie de la phrase (ex. A7, B6, C12, D18)  Ont peut composer de la sorte un discours -des discours- entiers et peu importe l&#8217;ordre des phrases que l&#8217;on compose. Ce tableau n&#8217;est finalement que la synth&egrave;se de ce qui se lit, s&#8217;entend et se voit dans les m&eacute;dias tunisiens !</font></p>
</p>
<table border="0" cellspacing="2" cellpadding="5">
<tr>
<td bgcolor="#3366ff">
<div align="center">
<b><font color="white">A<br />
L&#8217;entame</font></b></div>
</td>
<td bgcolor="#3366ff">
<div align="center">
<b><font color="white">B<br />
L&#8217;affirmation</font></b></div>
</td>
<td bgcolor="#3366ff">
<div align="center">
<b><font color="white">C</p>
<p>Le constat</font></b></div>
</td>
<td bgcolor="#3366ff">
<div align="center">
<b><font color="white">D<br />
La port&eacute;e</font></b></div>
</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc"><font color="#000011">1 &#8211; A l&#8217;instar de ce qui fait les grandes nations,</font></td>
<td bgcolor="#ffffcc"><font color="#000011">la concr&eacute;tisation des programmes du 7 novembre</font></td>
<td bgcolor="#ccffff"><font color="#000011">alimente magistralement</font></td>
<td bgcolor="#ccffcc"><font color="#000011">les axes d&#8217;un d&eacute;veloppement f&eacute;cond de la R&eacute;publique de demain.</font></td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">2 &#8211; Dans le cadre du pari civilisationnel,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le pays, sous la direction &eacute;clair&eacute;e de son leader, parvient &agrave; maintenir une dynamique de d&eacute;veloppement &eacute;quilibr&eacute;e qui</td>
<td bgcolor="#ccffff">entra&icirc;ne une effervescence certaines quant aux prochaines &eacute;ch&eacute;ances pour conforter</td>
<td bgcolor="#ccffcc">les besoins d&#8217;une modernit&eacute; tunisienne &agrave; la pointe du progr&egrave;s.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">3 &#8211; Ainsi, on r&eacute;alise que</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le r&eacute;sultat remarquable accompli dans le pays par son Excellence,</td>
<td bgcolor="#ccffff">se sublime par son interaction avec</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la volont&eacute; de consacrer la voie nouvelle d&#8217;une nation moderne.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">4 &#8211; Effectivement,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le souci d&#8217;instaurer les valeurs de dialogue et d&#8217;&eacute;quilibre social</td>
<td bgcolor="#ccffff">garantit un avenir serein et une large participation pour aiguiser</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la strat&eacute;gie volontariste, gage d&#8217;un succ&egrave;s &agrave; la hauteurs de nos ambitions.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">5 &#8211; A cet &eacute;gard,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;Etat a maintenu le rythme des r&eacute;formes tous azimuts en s&#8217;employant particuli&egrave;rement &agrave; renforcer les facteurs d&#8217;efficience dans tous les domaines, &eacute;l&eacute;ment qui</td>
<td bgcolor="#ccffff">contribue de mani&egrave;re significative &agrave; asseoir</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la poursuite des efforts pour vaincre la bataille de l&#8217;&egrave;re nouvelle.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">6 &#8211; En effet,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le renforcement constant de la d&eacute;marche de modernisation du pays,</td>
<td bgcolor="#ccffff">enracine dans une large mesure</td>
<td bgcolor="#ccffcc">l&#8217;ambition &agrave; l&#8217;aune de la volont&eacute; de relever les d&eacute;fis de demain.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">7 &#8211; Dans le sillage de nos grands r&eacute;formateurs,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le d&eacute;veloppement des diverses formes d&#8217;activit&eacute;s</td>
<td bgcolor="#ccffff">stimule, tel que parfaitement voulu par l&#8217;homme du changement,</td>
<td bgcolor="#ccffcc">l&#8217;adh&eacute;sion aux orientations et &agrave; l&#8217;&#x0153;uvre accomplie en vue des enjeux qui font les brillantes civilisations.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">8 &#8211; Naturellement,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le renforcement et l&#8217;extension des structures</td>
<td bgcolor="#ccffff">constitue un &eacute;l&eacute;ment fondamental pour ancrer</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la foi en l&#8217;homme dans sa dimension la plus g&eacute;n&eacute;reuse.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">9 &#8211; Autant dire,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le lancement d&#8217;une campagne brillamment con&ccedil;ue</td>
<td bgcolor="#ccffff">consacre le processus destin&eacute; &agrave; porter haut et fort</td>
<td bgcolor="#ccffcc">les perspectives d&#8217;une &#x0153;uvre sereine et non moins certaine de d&eacute;veloppement.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">10 &#8211; En somme,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;approche sage et ing&eacute;nieusement m&eacute;dit&eacute;e choisie par la Tunisie depuis le Changement</td>
<td bgcolor="#ccffff">exalte la valeur intrins&egrave;que de ce que doit &ecirc;tre</td>
<td bgcolor="#ccffcc">l&#8217;&eacute;volution radieuse de l&#8217;&#x0153;uvre sereine de d&eacute;veloppement.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">11 &#8211; De toute &eacute;vidence,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;esquisse -qui prend progressivement forme &#8211; de la R&eacute;publique de demain</td>
<td bgcolor="#ccffff">fait jaillir l&#8217;importance du chemin parcouru et met en relief</td>
<td bgcolor="#ccffcc">les bases d&#8217;un avenir radieux pour la Tunisie.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">12 &#8211; Pr&eacute;cis&eacute;ment,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;importance de la dimension humanitaire de la pens&eacute;e du Chef de l&#8217;Etat</td>
<td bgcolor="#ccffff">impulse un fort dynamisme galvanisant</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la pratique politique quotidienne de l&#8217;&egrave;re du changement.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">13 &#8211; Fait tr&egrave;s saillant,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;affermissement de la croissance qui enrichie la soci&eacute;t&eacute;</td>
<td bgcolor="#ccffff">confirme la pertinence des choix d&#8217;un sage qui privil&eacute;gie</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la mutation harmonieuse, au diapason des progr&egrave;s tangibles et indiscutables r&eacute;alis&eacute;s dans tous les domaines par le pourvoyeur du bonheur du peuple tunisien.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">14 &#8211; Bien entendu,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t continu que le Chef de l&#8217;Etat accorde &agrave;&nbsp; la d&eacute;marche civilisationnelle de la Tunisie</td>
<td bgcolor="#ccffff">r&eacute;unit les conditions favorables stimulant</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la soci&eacute;t&eacute; du savoir destin&eacute;e &agrave; promouvoir les aptitudes, les comp&eacute;tences et la cr&eacute;ativit&eacute;.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">15 &#8211; Assur&eacute;ment,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le Premier ministre a rappel&eacute; les diff&eacute;rentes mesures arr&ecirc;t&eacute;es dans le cadre du plan exceptionnel qui</td>
<td bgcolor="#ccffff">repousse encore plus loin les limite de l&#8217;abn&eacute;gation citoyenne, consolidant ainsi</td>
<td bgcolor="#ccffcc">cette sagesse propre au g&eacute;nie tunisien, le m&ecirc;me g&eacute;nie qui a engendr&eacute; Hannibal, Ibn Khaldoun, Bourguiba et Ben Ali.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">16 &#8211; Qui peut douter du fait que</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;importance des orientations et des choix fondamentaux du Congr&egrave;s de l&#8217;Ambition</td>
<td bgcolor="#ccffff">cr&eacute;e un &eacute;cosyst&egrave;me judicieux, catalysant</td>
<td bgcolor="#ccffcc">l&#8217;intensification des efforts pour promouvoir les m&eacute;thodes d&#8217;action sur le terrain afin de contribuer efficacement &agrave; la r&eacute;alisation du bonheur collectif.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">17 &#8211; Il est clair que</td>
<td bgcolor="#ffffcc">les mesures d&eacute;cid&eacute;es par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et visant &agrave; contenir les r&eacute;percussions des facteurs conjoncturels</td>
<td bgcolor="#ccffff">d&eacute;coule d&#8217;une pens&eacute;e m&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chie &agrave; m&ecirc;me d&#8217;assurer</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la r&eacute;ussite &eacute;clatante d&#8217;une entreprise estim&eacute;e et reconnue par tous les observateurs, tant sur la plan national qu&#8217;international.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">18 &#8211; Dans le cadre des efforts visant &agrave; ancrer les valeurs de tol&eacute;rance,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;impulsion avant-gardiste du Pr&eacute;sident Zine El Abidine Ben Ali</td>
<td bgcolor="#ccffff">caract&eacute;rise une action qui met l&#8217;accent sur</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la volont&eacute; &agrave; relever les challenges, &agrave; gagner les enjeux &eacute;conomiques et sociaux et &agrave; remporter davantage de succ&egrave;s.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">19 &#8211; De l&#8217;avis de tous les observateurs &eacute;trangers,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;immensit&eacute; des acquis et des r&eacute;alisations accomplis par le pays dans tous les domaines</td>
<td bgcolor="#ccffff">marque une volont&eacute; mettant en avant</td>
<td bgcolor="#ccffcc">les m&eacute;canismes intelligents d&#8217;un engagement soci&eacute;tal qui suscite l&#8217;admiration de tous.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">20 &#8211; Ce n&#8217;est pas un hasard si</td>
<td bgcolor="#ffffcc">le bilan jug&eacute; unanimement brillant de l&#8217;artisan du changement,</td>
<td bgcolor="#ccffff">encourage plus encore &agrave; relever les d&eacute;fis tout en insistant sur</td>
<td bgcolor="#ccffcc">les objectifs d&#8217;un programme d&#8217;avenir.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">23 &#8211; Irréfutablement,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">la Tunisie qui a créé son propre modèle de développement global et durable,</td>
<td bgcolor="#ccffff">fait évoluer de manière sûre et constante la vie politique nationale grantissant ainsi</td>
<td bgcolor="#ccffcc">l&#8217;adhésion, sans retour au monde moderne de la production, de la créativité et du mieux-être.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">21 &#8211; Nul doute que</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l’association de toutes les forces vives de la nation à toutes les questions de la vie nationale, continentale et internationale,</td>
<td bgcolor="#ccffff">traduit la volonté présidentielle inébranlable pour asseoir</td>
<td bgcolor="#ccffcc">la consolidation du processus démocratique évolutif et réfléchi.</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ffcccc">22 &#8211; Indiscutablement,</td>
<td bgcolor="#ffffcc">l&#8217;option pour une œuvre de développement où tout est solidaire et tout est au service de la Tunisie,</td>
<td bgcolor="#ccffff">incarne  l&#8217;illustration édifiante de la réussite Tunisienne démontrant</td>
<td bgcolor="#ccffcc">les aspirations profondes à un avenir meilleur.</td>
</tr>
</table>
<p> <a href="/images/javascript_langue_de_bois.txt">Ici le code source du javascript.</a></p>
<p><font size="-1">Copyleft <a href="http://astrubal.nawaat.org/">Astrubal</a>, Avril 2004, m-à-j, 29 mars 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a><br />
</font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Release of Berberus Mass Image Resizer 1.5</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/03/28/release-of-berberus-mass-image-resizer-15/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2009/03/28/release-of-berberus-mass-image-resizer-15/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2009 22:44:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;
Click each thumb to enlarge &#8211; Download page:http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/ 
&#160;
With this update, many optimizations have been made especially for the Windows version. The html image map builder has been entirely rewritten so that settings can be displayed in real time.
&#160;

&#160;
It is now possible to reorder the image map thumbnails directly from the canvas. Also added better [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
<center><img src="/images/berberus-catch-screen/berberus-MIR-catch-screen.jpg"  usemap="#berberus-MIR-catch-screen" width="567" height="269" border="0" /><br />Click each thumb to enlarge &#8211; <a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">Download page</a>:<br /><a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/</a> </center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>With this update, many optimizations have been made especially for <a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">the Windows version</a>. The html image map builder has been entirely rewritten so that settings can be displayed in real time.<br />
<br />&nbsp;</p>
<p><center><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/berberus-catch-screen/Image-map-builder-Eng.jpg" alt="Berberus html Image map builder" /></center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>It is now possible to reorder the image map thumbnails directly from the canvas. Also added better support for the mouse wheel and the trackpad.<br />
<br />
Download page:<br />
<a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/</a><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>FR : Mise en ligne de la version 1.5 de <a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">Berberus Mass Image Resizer</a></strong><br />
<br />&nbsp;<br />
Avec cette mise à jour, de nombreuses optimisations ont été apportées <a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">surtout à la version Windows</a>. Le générateur d’image map html a été entièrement réécrit pour que les paramétrages soient affichés en temps réel.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/berberus-catch-screen/Image-map-builder-Eng.jpg" alt="Berberus html Image map builder" /></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et après quelques litres de café, il est possible à présent de réordonner les vignettes de l’image map directement à partir du canevas. A noter également une meilleure prise en charge de la molette de la souris et, pour faire plaisir à <a href="http://kitab.nl/">Sami</a>, <a href="http://stranger-paris.blogspot.com/">Malek</a> et Centrist, du trackpad.</p>
<p>Pour télécharger le logiciel :<br />
<a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/</a></p>
<p>
Astrubal, mars 27th, 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a></p>
<map name="berberus-MIR-catch-screen">
<area shape="rect" coords="3,3,188,133" href="/images/berberus-catch-screen/Berberus-Mass-Image-Resizer-Main-Window.jpg" title="Berberus mass image resizer main window" />
<area shape="rect" coords="191,3,376,133" href="/images/berberus-catch-screen/Multilanguage-English-French-Arabic.jpg" title="Multilanguage english french arabic" />
<area shape="rect" coords="379,3,564,133" href="/images/berberus-catch-screen/Watermark-Extra-settings.jpg" title="Watermark extra settings" />
<area shape="rect" coords="3,136,188,266" href="/images/berberus-catch-screen/Powerful-Naming-Features.jpg" title="Powerful naming features" />
<area shape="rect" coords="191,136,376,266" href="/images/berberus-catch-screen/Image-map-builder-Drag-Reorder.jpg" title="Image map builder drag reorder" />
<area shape="rect" coords="379,136,564,266" href="/images/berberus-catch-screen/Html-Image-Map-Builder-Main-Screen.jpg" title="Html image map builder main screen" /></map>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Une vidéo en hommage à Omid Reza Misayafi par discoinfern0</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/03/21/une-video-en-hommage-a-omid-reza-misayafi-par-discoinfern0/</link>
		<comments>http://astrubal.nawaat.org/2009/03/21/une-video-en-hommage-a-omid-reza-misayafi-par-discoinfern0/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 22:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;http://www.youtube.com/watch?v=sycN8S_GzGMAuteur discoinfern0 &#160;
 &#160;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br /><center><object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sycN8S_GzGM&#038;hl=fr&#038;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/sycN8S_GzGM&#038;hl=fr&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object><br /><a href="http://www.youtube.com/watch?v=sycN8S_GzGM">http://www.youtube.com/watch?v=sycN8S_GzGM</a><br />Auteur <a href="http://www.youtube.com/user/discoinfern0">discoinfern0</a></center><br /> &nbsp;</p>
<p> &nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Merci à tous&#8230;</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/02/12/merci-a-tous/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 13:54:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://astrubal.nawaat.org/2009/02/12/merci-a-tous/</guid>
		<description><![CDATA[Depuis la mise en ligne de «Berberus Mass Image Resizer» sur [ http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/ ], Vous avez été nombreux à m&#8217;envoyer des mails. Merci à tous pour vos appréciations et, promis, je répondrai à chacun, mais il me faudra quelques jours. Et à l&#8217;attention d&#8217;Akram: je viens de mettre en ligne la Beta 2 du logiciel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la mise en ligne de «<a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">Berberus Mass Image Resizer</a>» sur [ <a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/</a> ], Vous avez été nombreux à m&#8217;envoyer des mails. Merci à tous pour vos appréciations et, promis, je répondrai à chacun, mais il me faudra quelques jours. Et à l&#8217;attention d&#8217;Akram: je viens de mettre en ligne la Beta 2 du logiciel (Mac et Windows), et désormais vous pouvez enregistrer dans un format allant jusqu’à 2560&#215;2560. Il suffit pour cela de passer par l&#8217;onglet préférence, puis de sélectionner la valeur désirée du menu « Max Size ».</p>
<p>J’ai reçu également pas mal de suggestions, et pour certaines d&#8217;entres-elles, j&#8217;espère pouvoir les implémenter dans les versions futures.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Berberus Mass image Resizer [logiciel]</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/02/08/berberus-mass-image-resizer-logiciel/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 10:13:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[En attendant la remise en ligne de l’agrégateur, voici un logiciel pour les blogueurs et photographes (voir plus bas la vidéo).   Ainsi... s’il vous arrive souvent d’avoir besoin de mettre en ligne de nombreuses photos sur un blog ou sur des réseaux sociaux (Flickr, Facebook, etc)&#160;;   - si vous avez besoin de redimensionner toutes ces photos avant leur mise en ligne&#160;;   - si vous désirez y ajouter une signature ou un filigrane&#160;;   - et si vous ne souhaitez pas faire le travail photo par photo... alors, « Berberus Mass Image Resizer » a été fait pour automatiser ces tâches. Une fois les paramètres de redimensionnement établis, avec un seul clic toutes les photos seront traitées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En attendant la remise en ligne de l’<a href="http://www.berberus.com/">agrégateur</a> depuis son serveur dédié, <a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">voici un logiciel</a>, notamment, pour les blogueurs et photographes.</p>
<p>Brièvement&#8230;<br />
- S’il vous arrive souvent d’avoir besoin de mettre en ligne de nombreuses photos sur un blog ou sur des réseaux sociaux (<a href="www.flickr.com/">Flickr</a>, <a href="http://www.facebook.com/">Facebook</a>, <a href="http://www.myspace.com/">Myspace</a>, etc). </p>
<p>- Si vous avez besoin de redimensionner toutes ces photos avant leur mise en ligne. </p>
<p>- Si vous désirez y ajouter une signature ou un filigrane&#8230; </p>
<p>- Et si vous ne souhaitez pas faire le travail photo par photo… </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8230; alors, «&nbsp;<a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">Berberus Mass Image Resizer</a>&nbsp;» a été fait pour automatiser ces tâches. Une fois les paramètres de redimensionnement établis, avec un seul clic toutes les photos seront traitées. Une copie redimensionnée de chaque photo sera créée dans le dossier de destination choisi par l’utilisateur. Le logiciel ne modifie pas l’image originale, il crée toujours une copie avec les paramètres spécifiés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div align="center">
<a href="/images/Mac-version-Screen.jpg"><img src="/images/Mac-version-Screen-IconS.jpg" alt="" border="0" height="112" width="156" /></a>&nbsp;&nbsp;<a href="/images/Linux-version-Screen.jpg"><img src="/images/Linux-version-Screen-IconS.jpg" alt="" border="0" height="112" width="156" /></a>&nbsp;&nbsp;<a href="/images/Windows-version-Screen.jpg"><img src="/images/Windows-version-Screen-IconS.jpg" alt="" border="0" height="112" width="156" /></a><br /><small>La version Linux sera publiée ultérieurement.</small>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si vous n’avez jamais éprouvé le besoin de traiter des photos par lot, ce logiciel vous sera d&#8217;une utilité moindre. Mais il vaudra encore le coup, même pour transformer une seule image, tant il fait les choses avec aisance. En revanche, pour le traitement des images par lot, ce programme est tout indiqué pour un gain de temps précieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<center><embed src="http://blip.tv/play/gbpR6t1uj5p7" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="390" width="480" /><br /><small>La vidéo sur <a href="http://blip.tv/file/1740002">http://blip.tv/file/1740002</a><br />Et sur ce lien pour télécharger le logiciel:<br /><a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/</a></small></center>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour l’anecdote, à l’origine de ce logiciel fut un algorithme développé pour l’agrégateur Berberus afin d’extraire et de redimensionner à la chaine les icônes affichées avec les billets. J&#8217;ai repris ce bout de code pour en faire une application de bureau en Cocoa, tout en implémentant d’autres fonctionnalités pour mes besoins personnels. Ayant constaté que le résultat n’était finalement pas si vilain que ça, j’ai décidé de reprendre entièrement le code (en abandonnant Cocoa) pour réaliser un logiciel multiplateforme (Mac, Windows et Linux). Aujourd’hui, je mets en ligne les versions Windows et Mac dans leurs versions multilingues (arabe, anglais et français). L&#8217;activation de ces langues se fait au niveau de l&#8217;interface utilisateur sans avoir à relancer l&#8217;application. </p>
<p>La version Linux est encore au stade Alpha et nécessite encore du travail avant une première mise en ligne publique. A signaler aussi que dans les versions arabes (Mac et Windows), les bulles d&#8217;aide de la fenêtre principale sont encore en anglais. De même, sur Windows, quand la langue arabe est active, dans le deux articles de menu qui comportent des caractères arabes et latins, une inversion de l&#8217;ordre des &#8220;segments de langues&#8221; se produit. C&#8217;est un problème propre aux API de Windows. Ce n&#8217;est pas compliqué à contourner, mais ça prend du temps, surtout pour des menus aux contenus dynamiques. Dans la version finale, ce problème sera résolu. </p>
<p>Merci à Alyssa, Centrist, Malek et Sami qui ont eu la gentillesse de faire les premiers Beta tests. Je n&#8217;oublie pas également Alice, Momo, Patrick, Alain et Kamel. Merci à Zied et à Centrist dont les observations ont amené à reformuler le descriptif pour plus de clarté.</p>
<p>A ce jour, les deux versions Mac et Windows du logiciel sont très stables. Néanmoins, le stade beta se justifie encore étant donnée la richesse de l’interface graphique qui nécessite encore du temps pour s’assurer qu’il n’y a pas de dysfonctionnements quelles que soient les combinaisons d’interactions. En outre, il manque encore quelques fonctionnalités qui seront activées lors de la version  finale 1.0 . </p>
<p>Pour télécharger et tester le logiciel, c’est sur cette page :<br />
<a href="http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/">http://www.berberus.com/blog/mass-image-resizer/</a><br />
<br />On y trouve également dans un petit manuel les explications minimales pour faire tourner le logiciel. Toutes les fonctionnalités du logiciel ne sont pas décrites. Mais l&#8217;essentiel y est.</p>
<p>Et, évidemment, merci à tous ceux qui constateraient un bug et auraient la gentillesse de me le signaler via un commentaire sur le blog ou sur mon e-mail : astrubal@gmail.com. Toutes les suggestions seront les bienvenues.</p>
<p>&nbsp;<br />
Astrubal, le 8 février 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org">http://astrubal.nawaat.org</a><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Gaza et les médias : de l’«embedded journalisme» à l’«embedded document»</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/01/27/gaza-et-les-medias-de-l%e2%80%99%c2%abembedded-journalisme%c2%bb-a-l%e2%80%99%c2%abembedded-document%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 17:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis les années 90, l’on s’est presque accommodé de ce « journalisme embarqué (embedded)» pour lisser les horreurs de la guerre. Avec l’Irak et le Koweït, on en est arrivé à un summum. La « commercialisation » de la guerre comme une sorte de jeu vidéo grandeur nature. Le joystick du militaire derrière son écran se substituant aux horreurs de cette vision de la déflagration qui déchiquette les corps. Femmes, enfants, vieillards… civils de tout âge hachés au vrai sens du terme pour devenir de vulgaires statistiques. Ces fameuses statistiques que l’on nomme cyniquement «dommages collatéraux».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
<center><img src="/images/Toni-overman-embedded.jpg" alt="Toni overman embedded" /><br /><small>Image : <a href="http://www.nppa.org/">National Press Photographers Association (nppa.org)</a></small></center></p>
<p>&nbsp;<br />
Depuis les années 90, l’on s’est presque accommodé de ce «&nbsp;journalisme embarqué (embedded)» pour lisser les horreurs de la guerre. Avec l’Irak et le Koweït, on en est arrivé à un summum. La «&nbsp;commercialisation&nbsp;» de la guerre comme une sorte de jeu vidéo grandeur nature. Le joystick du militaire derrière son écran se substituant aux horreurs de cette vision de la déflagration qui déchiquette les corps. Femmes, enfants, vieillards&#8230; civils de tout âge hachés au vrai sens du terme pour devenir de vulgaires statistiques. Ces fameuses statistiques que l’on nomme cyniquement «&nbsp;dommages collatéraux&nbsp;».</p>
<p>Avec les massacres de Gaza, au «&nbsp;journalisme embedded&nbsp;» s’est substitué  l«&nbsp;’embedded média&nbsp;» via cette balise html «&nbsp;&lt;embed&gt;&nbsp;». Des témoignages vidéo embarqués sur les supports internet pour dénoncer les horreurs que l’on cherchait naguère à escamoter. Les blogs et les réseaux sociaux, toute nationalité confondue, sont devenus le fer de lance de cette dénonciation de l’horreur. Aux tenants de la thèse du «&nbsp;choc des civilisations&nbsp;», l’activisme sur internet démontre que face à l’ignominie, d’où qu’elle vienne, il n’ y a pas de choc des civilisations, mais l’union des «&nbsp;civils&nbsp;» contre les crimes de la guerre.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><br />
<embed src="http://blip.tv/play/AejoOo+pKQ" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="330" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed><br /><small>Public Sénat &#8211; Parlons Blogs (extrait)<br />&#8220;Gaza : la bataille du Web Diffusée le 26/01/2009&#8243;</small><br />
</center><br />
<br />&nbsp;</p>
<p>Hélas, les médias traditionnels, non sans une certaine mauvaise foi, n’hésitent pas à réduire cet activisme à une forme de confrontation sur internet entre «&nbsp;pro-palestiniens&nbsp;» et «&nbsp;pro-israéliens&nbsp;». Comme si le Finlandais, le Grec, l’Inuït, le Touvaluan, la ménagère du fin fond de l’Iowa et les lecteur de <a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1058460.html">Haaretz</a> ou de <a href="http://www.wanted.org.il/ehud_olmert_en.htm">Wanted.org.il</a> ne peuvent pas être «&nbsp;pro-victimes civiles&nbsp;» tout court. Terrible constat que de relever que le concept même d’Humanité se fasse autant piétiné par la soi-disant exigence de neutralité de ces médias à l’égard des causes nationales. Et curieuse attitude qui prétend se méfier des discours propagandistes des uns et des autres, au point de faire passer à la trappe les besoins des victimes civiles.<br />
<br />&nbsp;<br />
Astrubal, le 27 janvier 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a><br />
<a href="http://www.nawaat.org/">www.nawaat.org</a><br />
<br />&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pour vérifier les accès non autorisés à vos comptes Gmail&#8230;</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/01/23/pour-verifier-les-acces-non-autorises-a-vos-comptes-gmail/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 21:56:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les titulaires de comptes Gmail qui ne l’ont pas encore remarqué, sachez que vous avez à disposition une fonctionnalité très utile. En ces temps difficiles où les comptes sont souvent piratés à partir de Tunis, une fonction vous permet de voir qui accède, du moins quels numéros IP accèdent à vos comptes.
C’est juste en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour les titulaires de comptes Gmail qui ne l’ont pas encore remarqué, sachez que vous avez à disposition une fonctionnalité très utile. En ces temps difficiles où les comptes sont <a href="http://www.nawaat.org/portail/2008/08/20/tunisie-operation-main-basse-sur-les-emails/">souvent piratés</a><a href="http://stranger-paris.blogspot.com/2008/08/tunisie-opration-main-basse-sur-les.html"> à partir de Tunis</a>, une fonction vous permet de voir qui accède, du moins quels numéros IP accèdent à vos comptes.</p>
<p>C’est juste en bas, vous avez un bref récapitulatif. Et à droite, il y a un lien « détails » qui affiche le journal d’accès.<br />
<br />&nbsp;<br />
<center><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/Gmail-AccessRecap.jpg" alt="Gmail access control -<br />
Activity account" /></center><br />
<br />&nbsp;<br />
Et dans le cas présent, pour faire la capture, je me suis connecté avec deux sessions via Safari et Firefox. Le numéro IP est le même mais on voit bien que deux sessions sont ouvertes. Plus bas, il y a l’affichage de l’historique.<br />
<br />&nbsp;<br />
<center><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/Gmail-AccessLog.jpg" alt="Gmail access control -<br />
Activity account" /></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Astrubal,le 23 janvier 2009<br />
<a href="http://astrubal.nawaat.org/">http://astrubal.nawaat.org/</a></p>
<p>http://www.nawaat.org/</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sacrée « La Presse de Tunisie » &#8230; Toujours aussi brillante&#8230;</title>
		<link>http://astrubal.nawaat.org/2009/01/21/sacree-%c2%ab-la-presse-de-tunisie-%c2%bb-toujours-aussi-brillante/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2009 17:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>astrubal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Médias et nouvelles technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Je veux bien suivre « La Presse de Tunisie » dans ses affirmations en faisant abstraction de tous les autres systèmes d’exploitation : les Linux/GNU, Unix, Mac OS X, Next Step etc. et Je veux bien également que ce journal balaye par quelques touches de clavier tout l’univers du logiciel libre. Et je peux même faire abstraction de ce Mac sur lequel je suis en train de rédiger ce billet, et m’imaginer en train d’utiliser IE sur Windows plutôt que Safari sur OS X. Seulement voilà, là où j’ai énormément de mal, c’est lorsque l’on raconte autant de bêtises de la part d’un journal, lui même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
En <a href="http://www.lapresse.tn/index.php?opt=51&#038;categ=11&#038;supplement=6009">lisant cet article</a>, je viens d’apprendre que «<em>l’ordinateur qu’il soit portable ou fixe ne peut pas fonctionner <strong><font color="red">sans</font></strong> l’installation de Windows</em>». En outre, «<em>les employés des secteurs public et privé, les élèves et les étudiants n’utilisent <strong><font color="red">que</font></strong> ce logiciel pour faire leurs travaux</em>.» Quant au piratage, l’auteur précise : «<em>dans les administrations et les entreprises publiques ou privées, le logiciel est payé et son utilisation est légale.</em>»</p>
<p>Je veux bien suivre « La Presse de Tunisie » dans ses affirmations en faisant abstraction de tous les autres systèmes d’exploitation : les Linux/GNU, Unix, Mac OS X, Next Step etc. et Je veux bien également que ce journal balaye par quelques touches de clavier tout l’univers du logiciel libre. Et je peux même faire abstraction de ce Mac sur lequel je suis en train de rédiger ce billet, et m’imaginer en train d’utiliser IE sur Windows plutôt que Safari sur OS X.</p>
<p>Seulement voilà, là où j’ai énormément de mal, c’est lorsque l’on raconte autant de bêtises de la part d’un journal, lui même :</p>
<p>- au moins, en partie, fabriqué sur des ordinateurs qui ne tournent pas sur Windows mais sur un autre système d’exploitation ;<br />
- avec un site web servi par Apache et vraisemblablement tournant sur un *nix ;<br />
- enfin un journal composé, au moins en partie, par un logiciel piraté, en l’occurrence le logiciel de composition QuakXPress dans sa version Mac.</p>
<p>Voilà une capture d’écran sur les informations que l’on peut retirer de <a href="http://www.lapresse.tn/pdf/magazine/2009-01-21_week-end.pdf">la version PDF du Journal</a>. Notez la version du logiciel tournant sur Mac (et non sur Windows) qui a généré le PDF et le nom du logiciel de composition suivi de la lettre « [k] », comme « kracked/cracked ».  Soit « déplombé », « piraté » … en bon français.</p>
<p>Je n’ai rien inventé, cela se passe sur la Presse de Tunisie qui affirme, je ne m’en lasse pas, «<em>l’ordinateur qu’il soit portable ou fixe ne peut pas fonctionner sans l’installation de Windows</em>».</p>
<p><center><a href="http://astrubal.nawaat.org/images/Lapresse-piratage.jpg"><img src="http://astrubal.nawaat.org/images/Lapresse-piratage-small.jpg" alt="PDF la presse" /></a><br /><small>Cliquez sur l&#8217;image pour agrandir</small></center></p>
<p>&nbsp;<br />
Astrubal, le 21 janvier 2009</p>
]]></content:encoded>
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