Juste deux mots avant de reproduire l’article de C. Rotman relatif à la décision du Tribunal de grande instance de Lille annulant un mariage entre un couple de musulmans pour cause de mensonge sur la virginité de la mariée. C’est étonnant le nombre de papiers et de commentaires que l’on croise sur ce sujet. Et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, je n’en ai pas vu un, mais alors un seul qui ait reproduit la décision des juges lillois. Pire encore, il n’y en a pas un qui ait repris textuellement le moindre “considérant” de la décision pour informer des réels enjeux de cette décision. On voit de tout : “les juges ont pensé”, “les juges ont estimé”, “les juges ont fait savoir” etc, sans que l’on sache exactement au mot près ce qu’ils ont dit. Forcement, puisque, hormis le juriste qui a commenté la décision sur le Dalloz, aucun journaliste n’a fait son boulot jusqu’au bout. Et en guise d’information, l’on se retrouve à surenchérir sur le terrain de la démagogie… Quand ce n’est pas pour annoncer: “on y est, la justice française se met à appliquer la chariâ sur le sol de la République.”
Du coup, tout le monde y perd : la sérénité de la justice, le citoyen et surtout l’éthique des choix de société que l’on désire adopter. Car contrairement aux apparences, il ne m’a pas semblé que les magistrats lillois se soient prononcés sur une question religieuse, mais bel et bien sur la question de la formation d’un contrat et ses conséquences sur sa validité ultérieure. Les commentateurs, dans leur fougue, ont eu, dans leur ensemble, la facheuse tendance à négliger que le mariage est d’abord un CONTRAT CIVIL, obeissant de ce fait aux règles relatives à la validité des consentements exprimés. Et en l’espèce, le mensonge pour ne pas compromettre ce contrat de mariage, peut-il être sanctionné par son annulation ? Peut-on mentir sur son casier judiciaire pour ne pas effrayer sa “future moitié”, sur son compte en banque, sur une maladie incurable, sur sa virginité tant du côté de l’homme que de la femme, sans que ces mensonges ne puissent ultérieurement constituer une cause d’annulation du mariage, car ayant vicié le consentement du conjoint ? Les sociétés sont en constante évolution tout comme les réponses à ces questions. Que les juges lillois aient eu tord ou raison par rapport aux attentes de la société, cela peut se discuter. En revanche, ce que je trouve non susceptible d’être discuté, c’est le flot de la démagogie des nombreux articles que j’ai parcourus concernant cette décision de justice.
Plus rien d’autre à dire ! je vous laisse avec l’article de C. Rotman de Libé, et lequel article m’a semblé, pourtant, dès plus “modérés” parmi ceux que j’ai lus:
Astrubal, le 30 mai 2008
Billet publié sur le blog de Nawaat.org
La mariée n’était pas vierge. Le mariage a été annulé. Et c’est arrivé près de chez vous. La décision a été rendue au mois d’avril par le tribunal de grande instance de Lille. Elle vient d’être commentée dans une revue juridique (1). Les juges ont pensé que le mari plaignant avait été trompé sur la virginité de sa femme, considérée en l’occurrence comme «une qualité essentielle.»
Nuit de noces. X et Y (ils veulent rester anonymes) sont des musulmans français «pas du tout extrémistes», précise l’avocat du mari. Lui est ingénieur, la trentaine. Elle était étudiante quand ils se sont rencontrés. «Elle lui a été présentée comme célibataire et chaste», note le jugement lillois. Y, elle aussi, assure à X qu’elle est pure comme il le souhaite et n’a jamais eu de relations sexuelles. C’est ce que croit toute sa famille. Le mariage se fait en grande pompe, comme il se doit. La nuit de noces, le marié découvre que son épouse a menti. Au bout de quelques heures, il débarque au milieu des invités qui sirotent un dernier jus. Il n’a pas de drap taché de sang à exhiber. Son père ramène immédiatement Y, sa belle-fille, chez ses parents. Tout le monde se sent déshonoré.
Dès le lendemain, l’époux cherche à faire annuler son mariage. Il ne s’agit pas d’une procédure de nullité absolue qui frappe les mariages blancs par exemple. Dans ces cas-là, le procureur poursuit le ou les fraudeur(s) qui ont utilisé le mariage à d’autres fins que matrimoniales. Ici, il s’agit d’une nullité relative, réclamée par celui qui s’estime victime d’une erreur. C’est une procédure rare. L’un des époux dit qu’il s’est trompé sur l’une des «qualités essentielles» de l’autre. Mais comment le prouver ?
Le problème ne s’est pas posé : la femme a très vite reconnu avoir déjà eu des rapports sexuels auparavant. «La jeune mariée avait caché la vérité, convaincue que son fiancé ne l’aurait jamais épousée s’il avait connu la réalité», note le commentateur de la publication juridique.
Le plaignant lui a donc reproché son manque de sincérité. «Il m’a expliqué qu’elle lui avait menti, se souvient son avocat Xavier Labbée. Il m’a dit :
“Je ne peux pas faire une union solide, basée sur un mensonge.”» Devant le tribunal, la jeune femme reconnut une fois de plus sa dissimulation.
X, lui, voulait non seulement rompre, mais surtout effacer cette union. «Faire comme s’il n’y avait jamais rien eu.» Les juges lui ont donné raison. Ils ont estimé que le mariage avait été conclu «sous l’emprise d’une erreur objective» mais aussi qu’une telle erreur était «déterminante dans le consentement». En l’espèce, à leurs yeux, la virginité l’était.
Des jugements précédents ont déjà retenu cet article de loi (le 180 du code civil), par exemple quand un époux a ignoré que son conjoint était divorcé ou prostitué, lorsqu’il s’est trompé sur son état mental ou son aptitude à avoir des relations sexuelles normales, note la revue.
Salles d’attente. Ce jugement va-t-il servir d’instrument de menaces au service des fiancés musulmans (ou d’une autre religion prônant «le jamais avant le mariage») ? Va-t-il contribuer à remplir les salles d’attente des médecins qui pratiquent les reconstitutions d’hymen ?
Ou, dernière hypothèse plus optimiste (et plus tordue), cela va-t-il permettre à des jeunes femmes poussées par leur famille dans les bras d’un mari dont elles ne veulent pas de s’en débarrasser ?
Je reprends ici le post de Mani l’Africain qu’il a publié sur son blog. Merci à Fatma Arabicca, sur le blog de laquelle j’ai découvert ce billet.
Mani l’Africain , Mardi 13 mai 2008 Presse tunisienne : deux poids, deux mesures
M. Mouldi M’Barek du journal La Presse a publié un article sur la mort d’un jeune immigré tunisien en France. Cette mort est condamnable et inadmissible. La lumière doit être faite dans les plus brefs délais et l’Etat français doit assumer ses responsabilités dans le cas où ses agents s’avèrent coupables du meurtre de notre concitoyen.
Mais ce que M. M’Barek oublie de dire, c’est que depuis à peine une semaine un autre Tunisien a trouvé la mort dans le gouvernorat de Gafsa, et cette fois-ci ce sont des agents de l’Etat tunisien qui sont en cause. Face au silence assourdissant de notre presse concernant ce drame, je propose de diffuser l’article qui suit qui est une parodie de l’article de M. M’Barek. J’espère que M. M’Barek ainsi que tous nos journalistes le lisent. Publiez-le dans vos blogs s’il vous plaît :
Presse tunisienne : deux poids, deux mesures
Un jeune tunisien de 26 ans, électrocuté la semaine dernière à Redayef (Gouvernorat de Gafsa, Tunisie), est mort sur-le-champ des suites de ses blessures.
Plusieurs Tunisiens ont filmé la scène et affirme avoir vu le jeune tunisien délibériment électrocuté lorsqu’il se trouvait à l’intérieur d’une centrale électrique.
Personne ne sait si les autorités judiciaires tunisiennes ont été informées. En attendant un éclairage quelconque sur l’affaire, il n’y a que des rumeurs qui circulent. Personne ne sait si le père de la victime a été ou pas contacté afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.
Toutefois, en tant que Tunisiens, mais aussi en tant que citoyens de notre village planétaire, nous avons le droit et le devoir de nous interroger sur le silence de certains journalistes, pour ne pas dire de tout le monde sur cet accident.
Que font, en effet, ces journalistes et ces «illustres» stars de la communication pour dénoncer les crimes, les bavures et toutes les injustices infligées aux citoyens ?
Pourquoi nos médias montrent-ils du doigt la moindre petite chose dès qu’il s’agit d’un drame survenu dans un autre pays et passent-ils sous silence tous les dépassements, bavures et crimes dès qu’il est question d’une responsabilité hypothétique d’un agent de l’Etat ?
Pourquoi ces journalistes se déplacent-ils très vite quand ils s’agit d’une manifestation en faveur du parti au pouvoir et refusent-ils d’aller à la rencontre de gens révoltés et désespérés ?
Faut-il uniquement s’intéresser aux télégrammes de félicitations à l’occasion d’une telle ou telle fête nationale ? Les droits des citoyens sont-ils occultés et relégués au second plan pour tranquilliser et hypnotiser le citoyen qui a opté pour le pain, la télé et le foot ?
Pourquoi certains de nos journalistes, qui pourtant n’hésitent pas à crier au scandale pour la moindre petite critique envers ceux qui nous gouvernent, refusent-ils de se manifester pour dénoncer les mauvais traitements infligés en notre propre pays à nos concitoyens ? Ont-ils peur que leurs maîtres se fâchent et revoient à la baisse leurs faveurs ?
Ceux qui ont opté pour les salons, le confort et les communiqués de presse approuvés par la TAP peuvent-ils réellement représenter des médias libres et indépendants et incarner les préoccupations et les aspirations de leur peuple, le peuple tunisien ? Produits par un puissant réseau de pistonnage et de clientélisme, ces journalistes sont à la merci de leurs maîtres qui leur dictent leurs lois pour imposer leur nouvel ordre aux Tunisiens.
Il est vrai que toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire. Toutefois, sans pour autant vouloir donner des leçons aux uns et aux autres, le journalisme libre et indépendant et la liberté d’expression sont une cause noble et précieuse pour le peuple tout entier, les utiliser pour tenter d’hypnotiser le peuple, notamment ses militants et ses élites, qui déploient d’énormes efforts pour moderniser leurs sociétés, est le moins que l’on puisse dire peu digne de la part de ceux qui prétendent défendre la noble cause de la liberté d’expression et la liberté de la presse.
La dépolitisation totale de notre espace médiatique par certains journalistes qui usent et abusent de la langue de bois, tout comme les méthodes employées par certains partis politiques lesquelles s’appuyant sur des campagnes d’allégence pour marquer leur obéissance maladive aux symboles du pouvoir, constituent une insulte grave à la noble cause de la démocratie et des libertés qui ne peuvent être décidés et réalisés que par le peuple tout entier, avec tous les hommes et toutes les femmes et au profit de tous les Tunisiens.
La destinée de notre pays est la somme de tous les engagements politiques, de toutes les convictions et de toutes les énergies.
Suite à un article de Sadok Hammami sur Réalités annonçant le lancement du “Portail arabe des sciences de l’information et de la communication“, je suis allé jeter un coup d’oeil, assez rapide je l’avoue, pour voir de quoi il s’agit.
L’idée est bonne et, eu égard à la pauvreté des publications en langue arabe dans ce domaine sur internet, le contenu proposé est respectable pour un lancement. Il semble en effet honorer les ambitions affichées. La rubrique des “archives en ligne” propose la consultation de pas moins de 71 recherches universitaires. A l’instar de celle de نصر الدين لعياضي relative aux “genres de la presse électronique” :
الأنواع الصحفية في الصحافة الإلكترونية:نشأة مستأنفة أم قطيعة؟ (ici le pdf)
ou de عصام نصر سليم traitant des limites de la liberté d’expression au sein des espaces arabes de dialogue sur internet: حدود حرية الرأي في ساحات الحوار العربي عبر الإنترنت (ici le Pdf)
Évidemment, comme dit précédemment, on ne peut que saluer cette initiative de ce “Portail arabe des sciences de l’information”. Cependant, aussi brillantes que puissent être certaines recherches mises en ligne, demeure le malaise que tout citoyen arabe est en mesure d’éprouver on constatant les écarts entre le discours académique et la pratique quotidienne.
Pour ma part, j’ai toujours été “épaté” par les capacités des universitaires arabes qui enseignent notamment le droit ou le journalisme à faire les grands écarts entre le vécu quotidien et les sciences qu’ils enseignent à leurs étudiants. Et je l’ai toujours été, a fortiori, quand j’observe certains d’entres eux faire des “aller-retour ” entre les Chaires universitaires et les portefeuilles ministériels. Récemment, j’avais regardé une table ronde sur le thème de la liberté de la presse en Tunisie où un jeune journaliste, Aymen Rezgui - très prometteur au demeurant - décrivait justement ce malaise entre ce qui leur a été enseigné à l’université et ce qu’ils vivent au quotidien. Tout ceci pour dire que s’il existe deux disciplines scientifiques qui exigent du chercheur une part de militantisme, c’est bien celle du droit et du journalisme. Certains diront que cette part de militantisme altère au caractère scientifique des travaux. C’est sans doute vrai. Mais à un moment donné, le besoin de crédibilité du discours scientifique exige cette part de militantisme pour défendre les finalités de la science que l’on prodigue. Sinon à quoi servirait-elle ?
Alors souhaitons que ce nouveau Portail contribue non pas uniquement à la diffusion d’une science devenue stérile dans nos pays arabes, mais également à restaurer cette crédibilité perdue, et ce, par une part de militantisme en faveur de la finalité même de la discipline objet du site.
Canal du Dialogue Tunisien éd. 152 du 7/05/2008. A voir les propos désabusés d’ A. Rezgui…
Tel que décrit sur la page d’info de Google Friend Connect, ce nouveau service - qui vient d’être officiellement lancé - a pour but de greffer les fonctionnalités des réseaux sociaux sur les blogs et sites web afin de les rendre plus attractifs par une telle intégration.
Bon d’accord… c’est vrai… rarement des expressions n’ont été aussi à la mode que web 2.0 et réseaux sociaux. Du reste, comment paraître branché si l’on n’arrive pas à glisser l’une de ces deux expressions pour montrer que l’on est au faite de ce qui se trame sur l’internet. Et si l’on est un entrepreneur du web, comment ne pas chercher à devenir l’un des ces grands prêtres de ce web social, tant le pactole à ramasser est proportionnel à la taille des paroisses que l’on se constitue. Plus nombreux seront les paroissiens du grand prêtre, d’autant le jackpot à ramasser sera conséquent. Alors puisque nous, internautes, sommes devenus si avides de cette “chose sociale”, habilement packagée et “socialement marketée” par ces nouveaux prêtres des Temps modernes, alors, autant se choisir ses/sa paroisse pour rejoindre l’un de ces troupeaux d’adeptes bien dociles, surtout quand il s’agit d’offrir sur un plateau, à son grand prêtre, ses données personnelles.
Dans le but d’agrandir sa paroisse, le Saint des Saints de ces nouveaux prêtres, propriétaire de Youtube entre autres, désire prendre, encore, une longueur d’avance par la création de ce nouveau service qui paraît - malgré ma mauvaise langue - assez sympathique. Google décrit ce nouveau service en ces termes :
“Websites that are not social networks may still want to be social. But the barriers to offering social applications on the site have been considerable. Google Friend Connect changes this by enabling any site to offer dozens of social gadgets created by Google and OpenSocial developers to their visitors. This means more visitors spending more time on a more engaging website — with absolutely no programming required to make it happen.”
Le tout bien sûr, sans avoir, comme précisé, à écrire la moindre ligne de code. Tout est généré automatiquement et il n’y a plus qu’à faire du copier-coller pour intégrer la fonctionnalité désirée à son blog.
Bon d’accord… c’est assez subjectif de la part du magazine, mais ça reste amusant de parcourir la liste.
Pour ma part, non point par esprit de contradiction, mais je serais curieux de parcourir une autre liste des 100 personnes à l’apport le plus malsain pour l’humanité. Ensuite, pourquoi pas, croiser cette liste avec celle du Times.
A votre avis, combien de personnes seraient-elles susceptibles de figurer sur les deux listes ?
Comment ne pas reconnaître l’aspect si surprenant de ces séquences d’un reportage tourné il y a 40 ans. Il s’agit d’un échange entre jeunes étudiants Tunisiens sur un de ces sujets si tabou en Tunisie.
Et pourtant … Des décennies plus tard, on s’aperçoit que la capacité des tunisiens à s’exprimer sur leur quotidien, notamment politique, au sein des médias autorisés, demeure toujours aussi stérilisée. La politique s’avère être encore plus tabou que les mœurs. Pour les plus hardis, la malice, parfois d’une rare cocasserie, se substitue aux propos directs pour lâcher ce qu’ils ont sur le cœur. Tous les interstices, surtout sportifs, sont mis à contribution pour repousser les limites de la répression de la liberté d’expression.
Pour les plus hardis, faute de mieux, la malice se substitue aux propos directs… “Moncef, pourquoi ris-tu … ti chbiik !”
Le monde a changé et les Tunisiens avec. Et pour les nantis d’entre-eux, avec l’internet, c’est l’accession enfin à un paysage médiatique plus libre, plus ouvert, malgré les blocages de l’ATI.
L’Internet, par le biais de ses canaux libres, a rendu toute forme de censure ou de travestissement de la réalité bête et ridicule à l’image de ses auteurs. Du procès du défunt Moncef Ben Ali si « blackouté », aux documents de la CIA déclassés, en passant par la mise en ligne publique du calendrier des réservations d’espaces publicitaires sur certains quotidiens, jusqu’aux déplacements de l’avion présidentiel… tout est aujourd’hui devenu accessible malgré la censure.
Procès de la “Couscous Connection” - JT FR3, novembre 1992
L’Internet a été une bénédiction pour toutes les plumes libres, mais également la malédiction qui a ringardisé, en un laps de temps si court, tous ces imbéciles qui n’ont toujours pas compris qu’à la désinformation, il y a une limite au-delà de laquelle il ne faut pas s’aventurer. Et en l’occurrence, les temps sont loins où l’on pouvait raconter tout et n’importe quoi en jouissant du monopole de la parole publique et excluant ainsi les contradicteurs de leur droit à la parole. Aujourd’hui, avec ce qui se passe et s’échange sur près de 500 blogs tunisiens actifs, la lutte pour ces imbéciles de la désinformation est devenue inégale. Il n’y a qu’à voir où et sur quels supports les tunisiens se sont informés à propos des derniers événements d’El Redaif .
Près de 500 blogs actifs à l’affût des écarts de Mbarek et ses semblables …
Bien qu’encore relativement timorés pour certains, les blogs tunisiens n’hésitent plus désormais à clouer au pilori la « presse boudourou » (Presse à deux sous) telle qu’il la qualifient communément.
Cette blogosphère, après une première période marquée par une défiance exacerbée à l’égard de la chose publique, défiance qui fut particulièrement nourrie à l’époque – et non sans arrières pensés - par une première génération de blogueurs, sous le prétexte de ne pas vouloir faire de la politique, va s’enhardir pour remplir ce rôle en matière d’information, qui n’est normalement pas sa vocation naturelle.
En effet, depuis peu on assiste à une inversion de tendance où la réappropriation de l’espace public et la parole qu’elle suppose n’est plus perçue comme une politisation malsaine, mais comme l’exercice d’un droit à l’information et à la parole, y compris lorsqu’il s’agit d’exercer un droit de regard sur la gestion des affaires de la cité. Se faisant, s’est amorcé ainsi ce positionnement de la blogosphère tunisienne en tant que pôle désormais incontournable dans le paysage informatif tunisien. Il faut reconnaître aussi que la langue de bois des médias officiels, les privant de toute crédibilité, va largement contribuer à mettre en avant la blogosphère, non pas uniquement quant à la circulation de l’information, mais également dans la création de l’événement médiatique.
Et à plus forte raison, une troisième étape se dessine par l’arrivée de plus en plus de journalistes professionnels qui ont choisi de contourner la censure par la création de leurs propres pages en ligne. Aux blogs des journalistes pionniers en la matière comme celui de Nadia Omrane, A. Zouri ou de Slim Boukhdir (actuellement emprisonné et son blog hacké depuis), on voit arriver ceux de Soufiane Ben Farhat ou de Zied El Heni. Et au-delà des journalistes, on trouve également d’autres profils à l’image de Kastalli Chérif, lequel, bien que se revendiquant comme un « militant de base au sein du RCD et défenseur acharné du projet de société civile de Ben Ali », n’hésite pas à relever dans le pays du même Ben Ali, que « le journaliste est en train de perdre son statut pour devenir une loque humaine […] ».
Tout comme ce cadre et exploitant agricole Tunisien, on en dénombre d’autres, issus de diverses branches, lesquels désormais contribuent à créer de l’information sur leurs blogs. Cette même information que les médias locaux censurent, transforment ou, dans le meilleur des cas, ignorent.
La liberté d’expression des Tunisiens s’exerce effectivement sur l’internet. Et plus celle-ci s’exerce, plus les médias officiels dont la parole est toujours aussi lénifiante s’avèrent ringards et surranés. Tout esprit sensé, aurait pu raisonnablement s’attendre à ce que, avec l’apparition du réseau des réseaux, la liberté de la presse en Tunisie évolue un tant soit peu. Il n’en fut rien. Et l’on assiste aujourd’hui à un constat qui fait que l’un des plus anciens journaux de la place « La Presse de Tunisie », l’un des plus tirés autrefois, soit perçu, non pas par la majorité, mais par quasiment l’ensemble de la blogosphère tunisienne comme l’un des summums de la presse lénifiante, pour ne pas dire de caniveaux. Et parmi ceux qui sont perçus comme les grands tocards de ce journalisme tunisien, quelqu’un comme M M, un des rédacs chefs du même journal, “La Presse”, occupe le haut de cette liste peu glorieuse. Quel gachis !
En ce jour où se commémore la « Journée Mondiale de la Liberté de la Presse », bonne fête à tous les épris du droit à la parole et du droit pour une circulation sans entrave de l’information.
La Tunisie souffre de son système d’information
La Tunisie souffre de son système d’information, la question du journalisme et des journalistes constitue actuellement une plaie saignante dans les entrailles du tunisien. On ne doit pas demander une réconciliation entre le Tunisien et les médias mais plutôt une réconciliation entre journalistes eux même car non seulement ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, mais ils sont entrain de se torpiller. Ils sont entrain de délabrer leur métier et mettre en question leur dignité. Les journalistes sont entrain de mener le pays vers une grave crise par leurs politiques perverses de tout maquiller
- Ils n’éclairent pas du tout l’opinion publique
- Ils ne procèdent pas comme leurs collègues du nord en matière de traitement des sujets importants
- Leur passivité et leur suivisme ne leur permet pas de contourner les vrais problèmes en dégageant les tenants et les aboutissants des graves sujets de la nation.
- Leur silence ne fait qu’encourager la corruption, la concussion, la mauvaise gouvernance, la protection des patrons voyous, donc un silence responsable de l’abîme total de la société
- Leur silence a encouragé l’administration à mener un train de vie ostentatoire (limousine et bons d’essence) et à s’occuper que de la promotion des grands commis et aussi à l’inertie.Ce qui entrainer l’absence totale de stratégie pour contourner les crises qui émergent de partout (lait , viande , cheptel, pain, pouvoir d’achat, caisse de compensation, chômage, bien être social)
- Ils se plaisent dans leur statut de domestique par la subvention de l’Etat, une vraie pierre dans la bouche. Il est nécessaire que cette subvention soit annulée dans les plus brefs délais. Le secteur du journalisme doit obéir aux lois du marché il doit être financé par les lecteurs et l’insertion publicitaire, et non par les contribuables qui sont entrain de financer un produit journalistique non seulement médiocre mais dégoutant.
- Ils sont entrain d’induire en erreur les grands décideurs par le fait de masquer les vérités, donc ils sont responsables des décisions erronées.
Les journalistes assumeront leur responsabilité historique dans la mesure où ils ont entravé l’évolution normale de la société tunisienne vers les libertés et l’affranchissement. Ils ont assujetti le peuple par des méthodes d’infantilisation et des magouilles mensongères en le prenant comme un aligné mental. Je signe et je persiste pour ces accusations, haro sur les journalistes et que l’avenir sera votre juge !
Kastalli chérif
Agriculteur Béja
Président de l’Association Méditerranéenne Pour le Développement
5 rue Ibn Rachiq Béja 9000
L’union de qui pour qui ? Quelques réponses satiriques …
I. Le sens de l’Histoire
Sur le plan du principe, l’UPM ou tout ce qui pourrait ressembler à des accords plus étroits d’échange et de coopération entre pays riverains de la Méditerranée, est une entreprise non seulement souhaitable, mais s’inscrit dans le sens même de l’Histoire. Or, ce sens de l’Histoire n’est sûrement pas celui de l’Union des cartels industriels au détriment des intérêts des sociétés civiles. Oui à l’Union comme substrat porteur de progrès en terme de « mieux vivre » et de respect de la dignité humaine, mais définitivement non à toute Union qui n’a pour seule préoccupation que les intérêts mercantiles.
Si, et afin de servir ces intérêts marchands, l’UPM se transforme en une union pour la respectabilité des dictatures de la rive sud de la Méditerranée, il est alors trompeur de parler d’une union « Gagnant-Gagnant », à l’instar de ce que nous promet le président Sarkozy.
L’union pour la respectabilité des dictatures de la rive sud …
Pour les sociétés civiles, qu’elles soient de la rive nord ou sud, c’est plutôt un contrat « Perdant-Perdant » qui va se conclure en leurs noms.
Des gagnants, bien sûr qu’il y en aura ! Ce sera, du côté sud, principalement le cercle des proches de ces pouvoirs dictatoriaux dont l’activité ne saurait être soumise au cadre légal -et transparent- des activités commerciales ; et, du côté nord, des actionnaires et dirigeants d’entreprises qui ont les mains bien à hauteur des poches dès qu’il s’agit de corrompre pour obtenir des marchés. Sans compter la parole si facile à l’égard de leurs salariés pour brandir la menace : « c’est ainsi ou alors je n’ai d’autre choix que de délocaliser chez l’ami Ben Ali ou Kadafi … Au moins chez eux, la matraque remplace les négociations sociales ».
Ô oui, entre temps, des deux côtés de la Méditerranée, on nous gavera d’images et de chiffres sur des créations d’emploi, de ventes de biens divers, de centrales de toutes sortes et d’airbus.
II. Les « Perdants-Perdants » de l’UPM
Pour les contrats d’airbus, on rivalise d’ingéniosité pour mettre en valeur leurs aspects spectaculaires. Aussi spectaculaire du reste que le sont la taille des avions, leur nombre et les montants mirobolants des transactions. Le flot médiatique est tel, que l’on ne s’interroge même plus sur les conditions et le sens de telles transactions. Ces contrats pharamineux deviennent en soi la finalité qui se substitue silencieusement et pernicieusement aux entreprises humaines porteuses d’un progrès partagé par tous.
En effet, on évitera de mettre en parallèle le coût social des compromissions en matière des violations des droits humains pour l’obtention de ces marchés et on escamotera les conséquences desdites compromissions sur le développement durable et la stagnation des évolutions des acquis sociaux. Cette stagnation à l’origine du dumping social du côté sud qui, d’une part, rend les délocalisations si attractives et, d’autre part -du fait de cette même attractivité- freine, voire fait reculer les acquis sociaux du côté nord, soumis à la menace des délocalisations en question.
Allez demander ce que pensent tous ces licenciés des usines de textile du nord de la France qui ont perdu leurs emplois pour cause de transfert de leurs usines vers des régions où les droits sociaux sont bafoués. A l’évidence, ces unités industrielles qui disparaissent petit à petit font moins de bruit que les discours et images sur des contrats - plus rares - portant sur des sommes astronomiques. Et c’est ainsi que, par petits coups, des pans entiers des industries occidentales disparaissent - semant le chômage - sous l’effet des délocalisations. L’industrie du textile a quasiment disparu des pays occidentaux. Pour le cas de la France “[depuis la décennie 1970] un processus continu de régression s’est enclenché […]. En termes d’emplois, la facture est lourde : en trente ans, la filière aura perdu plus des deux tiers de ses effectifs, soit une hémorragie d’environ 20 000 emplois chaque année” alertaient ainsi des députés français en 2001(1). Dans un autre rapport présenté devant le Sénat français le 9 mars 2005, il est prévu « pour la seule période 2006-2010 la délocalisation de 202 000 emplois pour les seuls services, soit 22 % de la création nette d’emploi salarié au cours des cinq dernières années (2) ».
Désormais, ce sont, entre autres, des enfants et des femmes, ces “damnés du labeur”, Marocains, Egyptiens, Tunisiens ou Asiatiques qui habillent ou montent les câblages des Occidentaux. Pour les plus diplômés d’entre-eux, s’ils ont de la chance, ils feront la hotline de Cegetel ou de Free.
Autant dire une concurrence déloyale tant pour les uns que pour les autres. Les premiers perdant leurs emplois au profit des seconds. Ces “tiers-mondistes”, lesquels par besoin de survie, acceptent le travail dans des conditions intolérables. Et avec l’absence de liberté et de démocratie, ils n’ont pas les moyens de lutter pour améliorer leur quotidien fait d’injustice et de quasi-esclavagisme.
Alors, si pour monsieur Sarkozy le fait que les syndicalistes du bassin minier de Redaif, pour ne citer qu’eux, soient jetés en prison pour avoir exprimé leurs besoins d’une vie plus digne s’avère être un progrès à mettre à l’actif de Ben Ali ; si la couverture des médias sous la botte du régime dictatorial tunisien transforme les émeutes du même bassin minier en une foule qui acclame Ben Ali est également un progrès démocratique, alors pour ma part, je n’ai plus aucun doute : Cette Union défendue par Sarkozy est une Union « Perdant-Perdant » au niveau des sociétés civiles de nos deux rives de la Méditerranée.
Je ne sais pas encore où mes enfants seront amenés à vivre … du côté sud ou du côté nord de la Méditerranée ? Mais ce que je sais déjà, c’est que je n’aimerais surtout pas que leur avenir se fasse dans cette union promise par Sarkozy, faite de ce progrès apprécié à l’aune des évolutions du régime dictatorial de Ben Ali.
L’union de la Méditerranée, c’est notre communauté de destin, et elle le sera encore plus pour nos enfants. Il appartient à nos sociétés civiles, au nom desquelles elle se fera, de ne pas être les dindons de la farce, et, ce, en se réappropriant cet avenir que d’autres veulent construire pour nous… mais à leurs profits. Pour que cet espace ne devienne pas un ersatz mercantile, mais un espace de solidarité et d’enrichissement partagé par tous, toute compromission vis-à-vis du non-respect des droits humains devrait être dénoncée avec la plus grande vigueur. Sans cet impératif, un tel projet d’Union ne peut avoir du sens. Et pour cause, même celui qui s’est compromis avec Ben Ali, en l’occurrence N. Sarkozy, l’avait clamé si fort lors des ses discours à l’issue de son élection à la tête de l’Etat. Hélas, ce n’était que des discours…
III.- Le terrorisme des sauvages et le terrorisme des civilisés !
For your eyes only … And let’s say for some airbuses too…
Par ailleurs, choquante conception qu’est celle du président Français pour justifier la dictature tunisienne. Il y a d’un côté les civilisés, ceux qui ont le droit de produire un terrorisme qui kidnappe, pose des bombes et assassine, y compris les préfets de la République (à l’instar des violences corses, basques et hier encore irlandaises, etc.) et le terrorisme des sauvages.
Le terrorisme des civilisés est inhérent à leur démocratie. Il ne viendrait à l’idée de personne d’exiger le retour des totalitarismes européens pour préserver la société des violences dites terroristes. Un terrorisme rançon inévitable des démocraties. Car aucun régime démocratique au monde n’est en mesure d’empêcher que de lâches attentats soient perpétrés.
Et il y a le terrorisme des sauvages, pour lequel on lance des appels pour soutenir le dictateur qui s’est proclamé, tel pour le cas tunisien, seul recours contre ces violences. Ce qui est faux au demeurant. En Tunisie aussi, nous avons eu nos attentats et nos victimes, certes sans commune mesure avec le nombre des attentats corses ou basques. Et, sans le moindre doute, on en aura d’autres. Parce que, encore une fois, aucun régime au monde ne peut empêcher de tels actes de se produire. Aussi, justifier la dictature de Ben Ali, du fait de la main de fer avec laquelle «il tient ses sauvages sujets en laisse», est à mes yeux révélateur d’un mépris à l’égard de la société civile tunisienne qui relève d’un autre âge.
Cela étant dit, on ne peut passer sous silence les reproches que l’on peut faire à la société civile tunisienne et à sa classe politique qui se réclame de l’opposition démocratique. L’attitude de Sarkozy à son égard, tel que l’on vient de le voir, fut certes méprisante. Mais ne retenir que cela, c’est faire preuve d’un infantilisme aussi déplorable que l’attitude Sarkozienne.
On savait déjà que de cette opposition, il ne reste, après 21 ans de pratiques benaliennes, qu’un corps laminé, affamé et écrasé par tant de répression. Mais delà, à ce que cette opposition devienne tellement insignifiante, tellement inexistante au regard des gouvernements alliés de la Tunisie et notamment de la France est difficile à avaler. Se limiter au constat du soutien de Sarkozy au dictateur Ben Ali pour des motivations moralement contestables est insuffisant.
Ne pas s’interroger en effet sur la gravité de cet échec de l’opposition démocratique à se faire entendre et à exister en tant qu’opposition, c’est se voiler la face quant aux perspectives qu’elle est en mesure d’offrir dans les années à venir. On ne devient pas une opposition qui incarne le changement démocratique en le proclamant, mais par la capacité à convaincre et à entraîner l’opinion publique en ce sens d’une part, et, d’autre part, à gagner par ce biais la crédibilité des partenaires de la Tunisie quant au changement que l’on promet. Oui, bien sûr, nous connaissons, tous, les arguments avancés en termes de verrouillage du système pour expliquer cet échec. Mais ne jeter la pierre qu’au dictateur Ben Ali, serait mentir à nous-mêmes.
Pour Sarkozy ou quiconque d’autre, dès lors (simple constat) que l’on considère – à tort ou à raison – que les forces de progrès –démocratiques- sont insignifiantes, n’est-il pas alors anodin d’estimer qu’il est inutile de perdre son temps avec cesdites forces insignifiantes ?
Et n’est-ce pas là, la meilleure illustration des propos mensongers de Sarkozy qui affirmait, malgré les rapports des ONG, que « l’espace des libertés progresse en Tunisie » ? Curieux pays en effet, où la progression des libertés se reflète par l’insignifiance des forces qui prétendent incarner ce progrès ! En somme, plus les forces qui revendiquent le progrès démocratique deviennent insignifiantes (puisque ignorées), d’autant « l’espace des libertés progresse ». Magistrale démonstration… rien à dire !
1. – Cf. l’exposé des motifs de la proposition de loi du “Groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat” relative à la “préservation et développement de l’industrie du textile” en date du 5 juillet 2001. http://www.groupe-crc.org/article.php3?id_article=496
2. - Cf. l’avant-propos du Rapport d’information de 2005 du Sénateur Jean ARTHUIS «La globalisation de l’économie et les délocalisations d’activité et d’emplois.» Sénat de la République française, 2005.
Je ne parlerai pas de politique cette fois-ci, ni de la Tunisie… non plus. Je ne fais que poster la vidéo du départ à la retraite de Bill Gates… Suivez mon regard : )
Source du document : Vidéo extraite du Webcast du CES 2008 à partir de mon mac tournant sous Leopard (Une petite précision, sans malice évidemment, pour les amis Malek et Sami)
The last day with Bill Gates (featuring Steve Ballmer, Georges Clooney , Barack Obama, Al Gore, Steven Spielberg, Hillary Clinton, Bono U2 etc.)
il est top Billou ! et il nous manquera (même pour les Mac-users comme moi aussi).
A checker, on pense sortir un petit comparatif de sa vidéo avec celle du “départ” de Michael Dell sur themediafactory.fr
La vidéo de l’économiseur d’écran qui occupera mon ordinateur le 25 décembre 2007, journée de la Note Blanche pour protester contre la censure en Tunisie.
Si vous avez un Mac sous Leopard ou Tiger, vous pouvez télécharger cet économisieur d’écran. Voici deux versions : ici celle qui affiche le fils RSS et là celle qui ne l’affiche pas. A noter que sur Tiger, avec l’une ou l’autre des versions, le fil RSS ne s’affichera pas. Pour rappel, après décompression, le fichier téléchargé doit être placé dans “le dossier de l’utilsateur/Bibliothèque/Screen Savers/”
Cette nouvelle version de mon blog est encore en cours, tous les articles n'ont pas encore été transférés ... Si des dysfonctionnements apparîssent, ils ne sont que provisoires.
Astrubal - Contact : astrubal@gmail.com
La Tunisie souffre de son système d’information
La Tunisie souffre de son système d’information
La Tunisie souffre de son système d’information, la question du journalisme et des journalistes constitue actuellement une plaie saignante dans les entrailles du tunisien. On ne doit pas demander une réconciliation entre le Tunisien et les médias mais plutôt une réconciliation entre journalistes eux même car non seulement ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, mais ils sont entrain de se torpiller. Ils sont entrain de délabrer leur métier et mettre en question leur dignité. Les journalistes sont entrain de mener le pays vers une grave crise par leurs politiques perverses de tout maquiller
- Ils n’éclairent pas du tout l’opinion publique
- Ils ne procèdent pas comme leurs collègues du nord en matière de traitement des sujets importants
- Leur passivité et leur suivisme ne leur permet pas de contourner les vrais problèmes en dégageant les tenants et les aboutissants des graves sujets de la nation.
- Leur silence ne fait qu’encourager la corruption, la concussion, la mauvaise gouvernance, la protection des patrons voyous, donc un silence responsable de l’abîme total de la société
- Leur silence a encouragé l’administration à mener un train de vie ostentatoire (limousine et bons d’essence) et à s’occuper que de la promotion des grands commis et aussi à l’inertie.Ce qui entrainer l’absence totale de stratégie pour contourner les crises qui émergent de partout (lait , viande , cheptel, pain, pouvoir d’achat, caisse de compensation, chômage, bien être social)
- Ils se plaisent dans leur statut de domestique par la subvention de l’Etat, une vraie pierre dans la bouche. Il est nécessaire que cette subvention soit annulée dans les plus brefs délais. Le secteur du journalisme doit obéir aux lois du marché il doit être financé par les lecteurs et l’insertion publicitaire, et non par les contribuables qui sont entrain de financer un produit journalistique non seulement médiocre mais dégoutant.
- Ils sont entrain d’induire en erreur les grands décideurs par le fait de masquer les vérités, donc ils sont responsables des décisions erronées.
Les journalistes assumeront leur responsabilité historique dans la mesure où ils ont entravé l’évolution normale de la société tunisienne vers les libertés et l’affranchissement. Ils ont assujetti le peuple par des méthodes d’infantilisation et des magouilles mensongères en le prenant comme un aligné mental. Je signe et je persiste pour ces accusations, haro sur les journalistes et que l’avenir sera votre juge !
Kastalli chérif
Agriculteur Béja
Président de l’Association Méditerranéenne Pour le Développement
5 rue Ibn Rachiq Béja 9000
kastallicherif@gmail.com
http://kastallicherif.blogspot.com/
Comment by kastalli cherif | May 5, 2008